Colloque « Quand la filiation ne va pas de soi. Filiation et violence, XXe-XXIe siècles », Sciences Po, Paris, 4-6 novembre 2026
Chères et chers collègues,
Nous avons le plaisir de vous convier au colloque junior « Quand la filiation ne va pas de soi. Filiations et violences, XXe-XXIe siècles » qui aura lieu en format hybride au Centre d’histoire de Sciences Po du 4 au 6 novembre. Vous en trouverez le programme ci-dessous, ainsi que les liens qui vous permettront de vous inscrire (choix présentiel / en ligne ; obligatoire pour accéder au lien de connexion ou au lieu du colloque).
Considérant le jour de grève interprofessionnelle prévu le jeudi 5 novembre, le programme est susceptible d’évoluer (horaires et lieu de l’évènement, notamment). Le cas échéant, nous en informerons dans les meilleurs délais les personnes inscrites. Nous vous remercions de votre compréhension et de votre intérêt.
N'hésitez pas à diffuser cette invitation dans vos réseaux.
Bien cordialement,
Le comité d'organisation : Bérénice Bernard (CHSP, Université de Genève), Ombline Damy (CHSP), Gabriel de Carvalho Sanches (Université de São Paulo, CHSP), Aesa Virely (CHSP, CETOBaC).
Quand la filiation ne va pas de soi. Filiations et violences, XXe – XXIe siècles.
Du 04 novembre 2026 à 17:00 au 06 novembre 2026 à 16:00
Sciences Po – 1 pl. Saint-Thomas-d'Aquin, Paris
Mercredi 4 novembre, 17h-19h
Lien de l’annonce de l’évènement et inscription obligatoire.
Ce colloque interdisciplinaire s’ouvrira par une table ronde évènement, qui fera dialoguer Camille Lefebvre, Matthieu Niango et Dominique Viart.
En quoi les récits de Matthieu Niango et Camille Lefebvre témoignent-ils d'une évolution des « récits de filiation » depuis l'élaboration du terme par Dominique Viart il y a tout juste trente ans ? Quelles sont les raisons qui peuvent pousser une historienne et un écrivain à raconter l'histoire des leurs ? La posture d'historienne et celle de l'écrivain infléchissent-elles le rapport des auteurs à la fiction, ainsi qu'à la factualité historique ? Autrement dit, que faire des silences de l'Histoire face à sa propre histoire familiale, lorsqu'on est historienne et lorsqu'on est écrivain ?
Jeudi 5 novembre, 9h30-18h
Lien pour l’inscription obligatoire (inscription unique pour les deux jours).
9h30 – 10h | Accueil café
10h30-12h30 | Panel 1 – La filiation à l’épreuve des violences de masse, avec :
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Augustin Pochol (Université de Lille), Tisser de nouvelles filiations : catastrophe historique et transmission chez W. G. Sebald
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Duygu Tasalp (FNRS – Université Catholique de Louvain, CETOBAC), Fils vengeurs et pères fondateurs : paternité et masculinité dans les mémoires des génocidaires turcs
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Camilla Marzolo (Université de Padoue, Université Ca' Foscari de Venise), Violence and filiation in post-war Italy: unsettling legacies of the Resistance
Modération : Nazan Maksudyan (Centre Marc Bloch / Freie Universität Berlin)
14h00 – 15h30 | Panel 2 – La filiation à l’épreuve des violences intrafamiliales, avec :
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Lucas Bouguereau (CRH, EHESS), Fuir ses parents pour en retrouver d’autres. Fugues intrafamiliales et violences sur enfants dans l’entre-deux-guerres (France, Belgique)
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Gabriel De Carvalho Sanches (Université de São Paulo, CHSP), La filiation comme ressource : protection, reconnaissance et autonomie dans un dossier du Service social des mineurs (1944-1949)
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Aimée-Luce Ponza (Lethica, Université de Strasbourg), Se construire malgré la violence et les secrets : la quête d'identité en littérature de jeunesse
Modération : Cécile Kovacshazy (Université de Limoges)
16h00 -18h00 | Panel 3 – La filiation entre stigmate et ressource, avec :
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Gildas Noumbou Tetam (Université d’Ottawa), Quand la guerre bouleverse le lien social et la famille : les foyers camerounais à l’épreuve du maquis (1956-1971)
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Géraldine Vernerey-Kopp (Université de Lausanne), « Ils me considèrent comme leur fils. » La filiation élective entre jeunes migrants et adultes locaux : un arrangement dans la frontière
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Capucine Wieviorka (SIRICE, Université Panthéon-Sorbonne), Les suppliques des enfants juifs adressées à Pétain : le paradoxe de la filiation imaginaire (1941-1942)
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Charlotte Villard (CETOBaC, CERCEC, EHESS), Enfants des « ennemis du peuple » : expériences de déportation familiale sous le régime communiste en Albanie
Modération : Célia Keren (Université de Versailles – Saint-Quentin-en-Yvelines)
Vendredi 6 novembre, 9h-16h
Lien pour l’inscription obligatoire (inscription unique pour les deux jours).
9h00 – 10h30 | Panel 4 – Figures maternelles et (désaf-)filiations silenciées, avec :
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Sarah Diraison (Université Gustave Eiffel), Transmissions mémorielles dans Balún Canán de Rosario Castellanos et Pequeños combatientes de Raquel Robles : écrire la violence du XXème siècle au Mexique et en Argentine à la lumière de récits hérités
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Ouafae Beriss (Université Ibnou Zohr), Mères blessées, filles héritières : violence postcoloniale, filiation maternelle et transmission traumatique chez Léonora Miano et Edwidge Danticat
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Raphaëlle Cologon (CESPRA, EHESS), ‘Parent de papier’ – Regard anthropologique sur un récit de désaffiliation
Modération : Jessica Balguy (CHSP / CHEP)
11h00 – 12h30 | Panel 5 – La filiation après la violence: prises en charge et reconfigurations, avec :
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Fabio Macedo (Université d'Angers) et Zoé Grumberg (Université de Lille), Quelle filiation pour les enfants sans famille après la Seconde Guerre mondiale en Europe ? Repenser les liens entre prise en charge individuelle et collective
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Sarah Mourtada (Institut national des langues et civilisations orientales), De la filiation entravée à la protection infantile coloniale : les orphelinats mandataires en Syrie et au Liban (1918-1946)
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Laura Pergola (Université de Turin), Dire et taire la violence : filiations défaites dans les romans familiaux de Natalia Ginzburg
Modération : Joëlle Droux (Université de Genève)
14h00 -16h00 | Panel 6 – La filiation à rebours de la transmission, avec :
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Juliette Massart (Université Sorbonne Paris Nord), La Shoah au prisme de la filiation inversée : enquête et transmission dans la littérature pour la jeunesse
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Mira Missirian (Université de Montréal), Les filiations trouées à l'épreuve de la mémoire : le génocide arménien dans les récits arméniens et turcs contemporains
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Paul Macalli (Universidade Federal Rural do Rio de Janeiro), Appropriation d’enfants et rétablissement du lien de filiation après la dictature argentine (1976–1983)
Modération : Frédérique Leichter-Flack (CHSP)
Ce colloque est co-organisé par une équipe de doctorantes et doctorant du Centre d'histoire de Sciences Po, avec le soutien de l’École de la Recherche de Sciences Po, de la Society for the History of Children and Youth (SHCY), de l'Équipe de recherche en histoire sociale de l'éducation (erHise) de l'université de Genève, des Archives de l'Institut Jean-Jacques Rousseau (AIJJR), du Center for History and Economics in Paris (CHEP), du Centre d'études turques, ottomanes, balkaniques et centrasiatiques (CETOBaC), et de la Société de Démographie Historique (SDH).

