Autobiographie ouvrière

Les éditions Plein Chant, à Bassac, sous l¹impulsion de leur fondateur récemment décédé, Edmond Thomas, ont pendant de nombreuses années édité ou réédité des textes et des auteurs d’expression ouvrière ou paysanne. Une de leurs dernières publications, en octobre dernier, ont été les mémoires d’une femme du peuple de Paris, Léontine Oudot, née en 1861 et morte en 1939. Son récit, écrit à la fin de sa vie, est, pour l¹essentiel, consacré à la peinture de son milieu familial sous l¹Empire et à ses souvenirs, très vifs et précis, de l¹année terrible, alors qu’elle n¹était qu¹une enfant Elle décrit ensuite, plus succinctement mais toujours de façon incisive, sa participation à certains épisodes politiques parisiens : l¹exposition de 1878 et la ferveur républicaine qui l¹entoura (oubliée aujourd¹hui), le combat pour l¹amnistie des CommunardsŠ Née dans le vieux Paris, rue Saint-Paul, elle mourut dans la cité Paris-Jardins de Draveil et dans la foi communiste.
Alain Faure (Université Paris Nanterre), éditeur du texte, s’est attaché dans son commentaire à mettre en valeur cette parole rare, produit de plusieurs mémoires : la mémoire personnelle, la mémoire familiale et la mémoire militante. Cet ouvrage de 188 pages, à la jolie facture, d¹abord (et toujours) diffusé chez quelques libraires parisiens comme Publico ou Quilimbo, est disponible désormais sur le site de Plein Chant, dont on admirera la richesse www.pleinchant.fr <www.pleinchant.fr/> /
Avec mes excuses pour les envois en double.