AAC – Faire des sciences humaines et sociales dans les « zones grises » de la guerre, 1945-2011

Chères et chers collègues,
Nous nous permettons de vous transmettre un appel à contributions pour un numéro spécial de la Revue d'histoire des sciences humaines : 
Faire des sciences humaines et sociales dans les « zones grises » de la guerre, 1945-2011

Vous trouverez ci-dessous l'appel à contributions en langue française; la version anglaise se trouve à l'adresse suivante: https://journals.openedition.org/rhsh/12940

Bien cordialement,
Hélène Solot et Candice Raymond

Faire des sciences humaines et sociales dans les « zones grises » de la guerre, 1945-2011

Coordination du dossier: Candice Raymond (candice.raymond@cnrs.fr) et Hélène Solot (h.solot@parisnanterre.fr)

Date butoir pour l’envoi d’une proposition de contribution : 18 décembre 2026 (voir le calendrier détaillé ci-dessous)

L’idée que nous vivons à l’ère du « retour de la guerre », désormais omniprésente en Europe de l’Ouest (Heisbourg, 2021 ; Marangé, 2026), trahit une perspective occidentale faisant peu de cas des guerres menées ailleurs jusque-là. Pour les Européens et les Américains, la fin de la guerre froide et l’effondrement de l’URSS avaient signifié la disparition des menaces directes et l’entrée dans l’ère des interventions militaro-humanitaires de « maintien de la paix » puis de la projection internationale de la lutte contre le terrorisme. Cependant, loin de signifier une supposée fin de la guerre, les conflits armés ont structuré tout au long de cette période l’expérience des habitants du Moyen Orient (première guerre du Golfe, invasion de l’Irak, guerres civiles en Syrie et au Yémen, affrontements entre Israel et ses voisins) comme de l’Afrique (guerres civiles en Algérie, au Rwanda, en Libye, au Soudan ou en Ethiopie, notamment ; guerre du Sahel), de l’Asie (affrontements entre l’Inde et le Pakistan, guerres civiles au Sri Lanka et en Birmanie, guerre en Afghanistan) et en Amérique du Sud (conflits armés en Colombie et au Pérou).

Il reste que le « retour » de la guerre au cœur des préoccupations occidentales s’est traduit par un renouvellement des questionnements sur la capacité de champs entiers de recherche à faire valoir la pertinence de leurs savoirs auprès des décideurs politiques. Le récent débat entre spécialistes des Peace and Conflict Studies autour de l’obsolescence supposée du champ – débat initié par la parution d’un article intitulé de manière provocatrice “The Demise of Conflict Studies” – témoigne de ces incertitudes. Ses auteurs soutiennent en effet que les transformations actuelles de l’ordre international de l’après-guerre froide ont tari la demande institutionnelle pour les savoirs issus de ce champ, en fragilisant les dispositifs d’intervention, de médiation et de résolution des conflits qui en constituaient les principaux débouchés et relais d’influence (Lacher et Guichaoua, 2026). En réponse, certains spécialistes soulignent que ce diagnostic réduit indûment le champ à ses ancrages institutionnels occidentaux et à ses usages dans les dispositifs d’intervention, confondant ainsi le reflux de certaines formes d’expertise avec un déclin plus général des savoirs sur les conflits, dont les lieux de production, les publics et les usages sont aujourd’hui en recomposition (Fekadu Mulugeta, Lacher et Guichaoua, 2026).

Loin de se cantonner à un champ d’études dont l’objet-même est la guerre, un tel débat invite plus largement à interroger les relations entre sciences humaines et sociales et contextes guerriers au prisme d’une histoire longue des relations entre savoirs académiques, pouvoirs et sociétés en temps de guerre. Cette réflexion, que ce numéro de la Revue d’histoire des sciences humaines entend porter, vient s’insérer dans un champ, celui des études sur les scientifiques en guerres mondiales, déjà bien exploré, en particulier dans le cas des scientifiques œuvrant en Europe ou aux Etats-Unis, et ce même si l’on se focalise uniquement sur les sciences humaines et sociales pourtant parents pauvres de l’histoire des sciences (Becker, 2003 ; Price, 2008 ; Chandivert, 2016 ; Ginsburger, Robic et Tissier, 2021 ; Šimůnek, 2021 ; Gouarné et Kirtchik, 2022). Dans le contexte des guerres en Irak et en Afghanistan, la participation de chercheurs et chercheuses en sciences sociales, et en particulier des anthropologues, à des programmes destinés à fournir aux forces armées les connaissances nécessaires à « gagner les cœurs et les esprits » des populations civiles a nourri les débats au sein de la discipline (Forte, 2011). Elle a aussi conduit les historien.ne.s des États-Unis à explorer les origines de ces relations et la naissance d’un « complexe militaro-intellectuel » (Robin, 2003) pendant la guerre froide (Engerman, 2009 ; Farish, 2010 ; Rohde, 2013 ; Solovey, 2015 ; Bessner, 2018 ; Solot, 2022). Par comparaison, l’histoire des sciences sociales européennes après 1945 fait encore peu de place aux contextes guerriers dans lequel ont travaillé les scientifiques, notamment ceux des guerres de décolonisation (parmi les exceptions, voir Schmitt Pantel, 2012 ; Pérez, 2022). Ceci contribue à la production de récits qui font de l’expérience guerrière une parenthèse dans les trajectoires des acteurs et actrices scientifiques et dans l’histoire des disciplines sur une moyenne ou longue durée. Une autre caractéristique de ces récits est qu’ils adoptent rarement une approche transnationale ou mondiale (Solovey et Dayé, 2021) et dialoguent peu avec des travaux portant sur les sciences humaines et sociales des Suds en contexte guerrier (tels que Saraiva, 2022), reflétant ici une tendance plus générale en histoire des sciences (Collyer et Dufoix, 2022).

Ce numéro de la Revue d’histoire des sciences humaines veut encourager ces échanges en interrogeant ce que les contextes guerriers du second xxe siècle ont fait aux sciences humaines et sociales lorsqu’ils ont généré des demandes de savoir, des formes de mobilisation et des usages des SHS, déplaçant et mettant à l’épreuve leurs cadres habituels de production, brouillant les distinctions entre savoirs fondamentaux et appliqués. Il repose sur un double pari. Le premier consiste à poser l’hypothèse que les expériences et pratiques liées aux contextes guerriers ne constituent pas des marges de l’histoire des sciences humaines et sociales, mais l’un des lieux à partir desquels se sont reconfigurées leurs dynamiques propres et doivent, à ce titre, être réintégrées à leur historiographie. Le second pari est celui d’un décentrement du regard, en prenant appui sur des expériences situées dans les Suds, quels qu’en soient les protagonistes. La conflictualité armée s’y est en effet déployée sous différentes formes, souvent combinées (mouvements de guérilla, guerres de décolonisation, guerres civiles, guerres interétatiques), de la fin de la Seconde Guerre mondiale en 1945 à l’intervention militaro-humanitaire de l’OTAN en Libye en 2011, qui marque l’entrée en crise du paradigme interventionniste d’après-guerre froide. Cette période a aussi été celle de l’institutionnalisation, de la professionnalisation et/ou de la « nationalisation » (Roussillon, 2008) des sciences humaines et sociales dans de nombreuses régions des Suds, où certaines configurations nationales ont progressivement acquis des caractéristiques – poids des organismes de financement étrangers et internationaux (Mandressi, 2023), forte contractualisation, « expertisation » (Romani, 2016), voire « marchandisation du savoir » (Zevounou, 2020), externalisation des activités de recherche hors des universités (Arvanitis et Hanafi, 2016), valorisation des savoirs directement indexés sur des demandes sociales et politiques (Mouton, 2010 ; Das et Randeria, 2015), et dans certains cas, mise en position de sous-traitance au service de la recherche du Nord (Landau, 2012 ; El Refaei, 2020) – qui font écho aux recompositions des rapports entre savoirs, institutions et demandes sociales en contexte de guerre.

Ce numéro se propose précisément de déplacer le regard vers ce que nous appelons dans cet appel les « zones grises », c’est-à-dire les espaces sociaux où, en temps de guerre, se redéfinissent simultanément les frontières du savoir légitime, les formes d’engagement des chercheurs et chercheuses, et les usages sociaux et politiques des sciences humaines et sociales. Si, à partir du cas états-unien, l’historienne Joy Rohde (2013) définit la gray area comme un espace intermédiaire entre univers académique et institutions militaro-étatiques, structuré par les tensions entre production de savoir et exigences politiques, nous proposons de questionner cette notion en l’élargissant à l’ensemble des espaces d’interaction qui, en contexte de guerre, se constituent autour de la rencontre entre des demandes sociales ou politiques de savoir et des dispositifs mobilisant les sciences humaines et sociales pour y répondre. Un des objectifs de ce numéro est d’explorer ce qui se joue dans de tels espaces, dans leur diversité, en les réinscrivant dans une histoire des SHS attentive aux trajectoires, aux circulations et aux engagements des acteurs et actrices scientifiques en contexte guerrier.

Axes à explorer

« Zones grises », demandes sociales et dispositifs de mobilisation des SHS en temps de guerre

Les contextes de guerre sont particulièrement propices à la démultiplication des agencements institutionnels et des dispositifs mobilisant les SHS et leurs praticien.ne.s à la marge ou en dehors des lieux consacrés de leur production : dispositifs d’expertise développés au sein d’organisations internationales ou d’ONG, programmes de recherche contractualisés en lien avec des politiques d’intervention, think tanks et cabinets de conseil spécialisés dans l’analyse des conflits (Bliesemann de Guevara, 2014 ; Al Dassouki & Pierret, 2021), centres de recherches extra-universitaires fondés ou financés par des parties au conflit (Raymond, 2019, 2026), mais aussi collectifs militants ou initiatives locales qui mobilisent des chercheurs et chercheuses et produisent des savoirs en réponse à des demandes sociales, politiques ou mémorielles directement issues de la guerre (Korman, 2017).

Afin d’analyser les espaces d’interaction se formant autour de tels dispositifs, les contributions pourront considérer, d’une part, les types de demandes de savoir qui émergent en contexte de guerre (militaires, humanitaires, politiques, économiques, militantes, mémorielles), les acteurs et actrices qui les portent, ainsi que les cadres dans lesquels elles s’inscrivent. Elles pourront examiner, d’autre part, les modalités de recrutement et de participation de spécialistes de SHS, les types de financements mobilisés et les formes de coopération établies entre les acteurs et actrices, ainsi que leurs effets sur la définition des objets et des méthodes de recherche, les formes de savoir produites, leurs usages et les publics auxquels elles s’adressent. Elles pourront enfin interroger les conditions dans lesquelles ces dispositifs contribuent à redéfinir les frontières entre recherche et expertise, entre production de connaissances et intervention. Quelles tensions entre enjeux scientifiques et opérationnels les traversent ? À quelles injonctions contradictoires ou dilemmes éthiques les chercheurs et chercheuses mobilisé.e.s sont-ils ou elles soumis.es ?

Chercheurs et chercheuses mobilisé.e.s, trajectoires d’engagement et carrières hybrides

Les contributions pourront aussi privilégier une approche par les acteurs scientifiques et leurs trajectoires. Qui sont les chercheurs et chercheuses mobilisé.e.s dans ces agencements institutionnels ? Quelles sont leurs propriétés sociales et professionnelles

(âge, genre, ethnicité, discipline, statut, etc.) et quels effets ces dernières produisent-elles sur les façons dont ils évoluent ou non dans les « zones grises » ? En s’appuyant sur une littérature abondante en histoire et sociologie de l’expertise (voir par exemple, en ce qui concerne les sciences sociales en guerre, Dayé, 2020, Caldari et Dal Pont Legrand, 2024), les propositions pourront étudier la légitimité des scientifiques à intervenir au-delà du champ académique et les façons dont légitimité et expertise sont négociées ou construites dans l’interaction avec leurs publics. Les contributions pourront également interroger l’inscription de leurs interventions dans des trajectoires professionnelles et ce que ces trajectoires doivent à des mobilités professionnelles bloquées ou ralenties au sein du champ académique (Eyal, 2002), ou encore dans quelles conditions ces expériences extra-universitaires ont pu entraver des carrières ou, à l’inverse, être valorisées dans des trajectoires de réintégration dans le champ académique, voire de circulations durables entre le champ académique et d’autres espaces.

Des questionnements relatifs aux dynamiques de mobilisation et d’engagement des acteurs et actrices scientifiques seront aussi les bienvenus. Au-delà des engagements individuels des chercheurs et chercheuses, à quels types de mobilisation collective les contextes guerriers donnent-ils lieu ? Ces mobilisations s’inscrivent-elles au sein de collectifs déjà existants ou créés en contexte guerrier ? Prennent-elles des formes différentes selon les différentes formes de conflictualité ? Des formes de tension ou de compétition entre scientifiques sont-elles prolongées ou naissent-elles dans les « zones grises » ?

Les études des formes de « non-engagement » (Prochasson, 1998) et de démobilisation auront par ailleurs tout à fait leur place dans un numéro qui entend rendre compte de la complexité des expériences et trajectoires des scientifiques en contextes guerriers. Elles pourront nourrir des réflexions sur « les temps de la mobilisation scientifique » (Rasmussen, 2003). Comment les formes d’engagement, de non-engagement ou de désengagement s’inscrivent-elles dans la chronologie des contextes guerriers ? Certains évènements, collectifs ou individuels, scientifiques ou guerriers, provoquent-ils des ruptures dans la biographie des acteurs ou dans l’expérience de groupes, contribuant à des choix d’engagement, de non-engagement ou de désengagement ?

Ce que les sciences humaines et sociales doivent à la guerre

Les contributions pourront enfin interroger les effets-retours que ces coopérations et expériences dans les « zones grises » en contextes guerriers ont pu avoir sur les sciences humaines et sociales pratiquées dans le milieu académique. Dans quelle mesure ont-elles contribué à la promotion de nouveaux agendas de recherche, à la diffusion d’outils ou méthodes spécifiques, ou à la circulation académique de paradigmes ou de concepts élaborés en dehors des champs disciplinaires institués ? Dans quelles conditions ont-elles pu parfois donner lieu à l’institutionnalisation de certains champs d’études ou sous-disciplines ? Aux Etats-Unis, plusieurs travaux ont montré que l’émergence et l’institutionnalisation académique des études aréales (area studies) tenaient pour partie au rôle structurant des programmes étatiques de l’Office of Strategic Services pendant la Seconde guerre mondiale et des fondations philanthropiques qui ont aussi contribué à bouleverser en partie la géographie de la recherche académique (Engerman, 2009 ; Lockman 2016). En revanche, d’autres domaines d’études apparus à l’initiative des Etats et de leur demande d’expertise, tels que les études sur le terrorisme par exemple, ne sont jamais parvenus à s’institutionnaliser comme discipline autonome (Stampnitzky et Ettinger, 2013).

Au-delà de cette réflexion sur les formes d’institutionnalisation ou le renouvellement des objets et méthodes, les contributions pourront envisager les liens entre les expériences menées dans les « zones grises » et les inflexions données aux politiques scientifiques. Sans entrer dans la question des « terrains empêchés » qui a déjà donné lieu à une vaste littérature, il serait pertinent de considérer les logiques de négociation de l’accès aux terrains ou les effets d’opportunité qui peuvent motiver les acteurs des « zones grises ». Les contributions pourront interroger également les transformations du « paysage humain (peoplescape) des contributeurs et contributrices à la science » (Nyhart, 2016).

Consignes

L’élaboration de ce numéro de la Revue d’histoire des sciences humaines suivra les étapes suivantes :

  • 18 décembre 2026 : date butoir pour l’envoi d’une proposition de contribution.

  • Janvier 2027 : notification aux auteurs et autrices dont la proposition aura été retenue.

  • Juin 2027 : atelier en ligne au cours duquel seront discutés les projets d’article (introduction rédigée + plan détaillé + bibliographie).

  • Décembre 2027 : journée d’étude en présentiel (Paris) au cours de laquelle seront discutées les versions de travail pré-circulées des articles (entièrement rédigés).

  • Mars 2028 : remise des articles (50 000 à 70 000 signes, espaces comprises).

  • Printemps-été 2028 : évaluation et reprise des articles.

  • Début 2029 : publication du numéro de la RHSH.

Les propositions de contribution, en anglais ou en français, devront inclure un titre, un résumé de 300 mots, une courte biographie (50 mots). Elles sont à adresser jusqu’au 18 décembre 2026 à Candice Raymond (candice.raymond@cnrs.fr) et Hélène Solot (h.solot@parisnanterre.fr).

Bibliographie

Al Dassouky Ayman et Thomas Pierret, 2021. « Étudier le politique en Syrie, de la “mise à jour autoritaire” à la guerre », in V. Frangville, et al. (dir.), La Liberté académique. Enjeux et menaces, Bruxelles, Éditions de l’Université de Bruxelles, p. 87-94.

Arvanitis Rigas et Sari Hanafi, 2016. Knowledge Production in the Arab World. The Impossible Promise, London/New York, Routledge.

Becker Annette, 2003. Maurice Halbwachs. Un intellectuel en guerres mondiales 1914-1945, Paris, Noêsis.

Bessner Daniel, 2018. Democracy in Exile: Hans Speier and the Rise of the Defense Intellectual, Ithaca, Cornell University Press.

Bliesemann de Guevara Berit (ed.), 2014. Knowledge Production in Conflict: the International Crisis Group, in Third World Quarterly. 35/4.

Caldari Katia et Muriel Dal Pont Legrand, 2024. “Economic Expertise at War: A Brief History of the Institutionalization of French Economic Expertise (1936-1946)”, History of Political Economy, 56, p. 235-258.

Chandivert Arnauld, 2016. « Sciences sociales, Résistance et « mystique provinciale » à Toulouse sous le gouvernement de Vichy. Complexité et ambivalence des engagements (1930-1950) », Revue d’histoire des sciences humaines, 28, p. 225-252.

Collyer Fran et Stéphane Dufoix (dir.), 2022. Dossier « Le Sud des sciences sociales », Revue d’histoire des sciences humaines, 41, 2022, p. 7-238.

Das Veena et Shalini Randeria, 2015. “Social sciences and public debates: The case of India”, dossier “Inventer les sciences sociales postoccidentales”, Socio, 5, p. 81-98.

Dayé Christian, 2020. Experts, Social Scientists, and Techniques of Prognosis in Cold War America, London, Palgrave Macmillan.

El Refaei Salma Essam, 2020. Global Research Partnerships: Beyond the North-South Divide? A Literature Review, Local Engagement Refugee Research Network Paper No. 4.

Engerman David C., 2009. Know Your Enemy: The Rise and Fall of America's Soviet Experts, New York, Oxford University Press.

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Ginsburger Nicolas, Marie-Claire Robic et Jean-Louis Tissier (dir.), 2021. Géographes français en Seconde Guerre mondiale, Paris, Editions de la Sorbonne.

Gouarné Isabelle et Olessia Kirtchik (dir.), 2022. Dossier « Réformer (avec) les sciences sociales en Union soviétique », Revue d’histoire des sciences humaines, 40, 2022, p. 7-206.

Heisbourg François, 2021. Retour de la guerre, Paris, Odile Jacob.

Korman Rémi, 2017. « Les mémoriaux du génocide : lieux de transmission de l’histoire ? » in Virginie Brinker, Catherine Coquio, Alexandre Dauge-Roth, Eric Hoppenot, Nathan Réra et François Robinet (dir.), Rwanda, 1994-2014 – Histoire, mémoires et récits, Dijon, les Presses du réel, p. 49-59.

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Marangé Céline, 2026. La guerre d’Europe a commencé, Paris, Les Arènes.

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Hélène Solot
MCF Histoire, société et culture des Etats-Unis, XIXe-XXIe s.
Associate Professor in U.S. History and American Studies
Département d'études anglophones, UFR LCE
Centre de Recherches Anglophones (CREA)

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