« Divan historique » avec Susanne Heim (Le monde clos) et Eckard Michels (Histoire du service militaire obligatoire en RFA)

Chères et chers collègues, Je vous invite chaleureusement aux prochaines séances du « Divan historique » à l’Institut Goethe et à l’Institut historique allemand – ainsi qu’en ligne (Zoom). Le « Divan » vise à discuter de nouvelles publications germanophones avec l’auteur/autrice et un/e collègue français qui commente le livre. La discussion est animée par Corine Defrance et Ulrich Pfeil.
Le « Divan » est une coopération entre le Goethe-Institut Paris, le CEGIL (univ. de Lorraine), l’UMR SIRICE (Univ. Paris 1 Panthéon-Sorbonne/CNRS) et l’Institut historique allemand.
Vous trouvez des informations complémentaires sur notre site internet.
Bien cordialement,
Jürgen Finger jfinger@dhi-paris.fr

*Divan historique avec Susanne Heim: Le monde clos : quand les Juifs se sont retrouvés face à des frontières fermées. 1933-1945 *
Lundi, 5 octobre 2026, 18h30-20h30 Goethe-Institut Paris, 17 avenue d’Iéna, 75116 Paris www.goethe.de/ins/fr/fr/sta/par/ver.cfm?event_id=27350849

*Susanne Heim, Die Abschottung der Welt: Als Juden vor verschlossenen Grenzen standen. 1933–1945 <www.chbeck.de/heim-abschottung-welt/product/39929820>**, Munich (C. H. Beck) 2026. *
Selon la volonté des nazis, les Juifs et les Juives n’avaient plus d’avenir en Allemagne. Harcelés et persécutés dès 1933, de nombreux Juifs allemands ont cherché désespérément refuge à l’étranger. Mais les pays susceptibles de les accueillir ont fermé leurs frontières, se refermant davantage à chaque nouvelle etape de l’expansion allemande. La Société des Nations et le gouvernement américain ont essayé en vain de coordonner la politique d’accueil des réfugiés. Lors de la conférence d’Évian, en juillet 1938, les États et les organisations humanitaires ont débattu de l’accueil des réfugiés, mais sans résultat. Comme l’entrée régulière leur était refusée, les réfugiés embarquaient sur des bateaux impropres à la navigation, payaient des passeurs et empruntaient des voies illégales pour se mettre en sécurité. Susanne Heim étudie de manière systématique les barrières perfides que les pays libres du monde ont érigées contre les réfugiés juifs. Cet ouvrage permet de comprendre pourquoi si peu d’entre eux ont réussi à s’enfuir avant que l’État nazi n’interdise l’émigration et n’organise le génocide.
L’historienne Susanne Heim <www.ifz-muenchen.de/edition-judenverfolgung/personen/projektbuero>, coordinatrice et coéditrice de la grande édition scientifique *La* *persécution et l’extermination des Juifs d’Europe* (*Die Verfolgung und Ermordung der europäischen Juden, *VEJ <open.ifz-muenchen.de/handle/repository/7940>), discutera de son ouvrage avec Agniezska Wierzcholska, Assistant Professor au Centre d’histoire de Sciences Po. Corine Defrance <sirice.eu/membre/corine-defrance> (CNRS/Sirice) et Ulrich Pfeil <cegil.univ-lorraine.fr/content/pfeil-ulrich> (Université de Lorraine) animeront la rencontre.
*Événement en allemand et en français avec traduction consécutive. *

* –> **Sujet de l’agrégation d’Allemand 2027, option B, civilisation – La Bundeswehr : histoire et représentations (1950-2022) *
*Divan historique avec Eckard Michels (Birkbeck/Londres): À la caserne. L’histoire du service militaire obligatoire en République fédérale d’Allemagne *
Lundi, 30 novembre 2026, 18h30-20h30 Institut historique allemand, 8 rue du Parc-royal, 75003 Paris www.dhi-paris.fr/fr/agenda-detaillees/divan-historique-mit-eckard-michels-1.html

*Eckard Michels, Beim Bund. Die Geschichte der Wehrpflicht in der Bundesrepublik <www.herder.de/geschichte-wissen/shop/p8/82659-beim-bund-gebundene-ausgabe/>, Freiburg im Breisgau (Herder) 2026. *
Quel retour d’expérience tirer de l’histoire du service militaire obligatoire en République fédérale d’Allemagne ? Ce service était déjà controversé avant même son introduction en 1956 : pour certains, il symbolisait la militarisation de la société ouest-allemande et une privation de liberté ; pour d’autres, il garantissait la capacité de défense du pays et l’endurcissement de la jeunesse. Sa suspension en 2011 a marqué la fin d’une époque. Plus de 8,4 millions de jeunes hommes avaient jusqu’alors effectué leur service militaire, *beim Bund*, avec des expériences très variées, allant de l’ennui à l’épreuve de force, de la perte d’autonomie à l’élargissement des horizons. Aujourd’hui, le service militaire obligatoire fait à nouveau l’objet d’un débat politique. Faut-il à nouveau obliger les jeunes à servir sous les drapeaux ? Pour répondre à cette question, il faut connaître l’histoire du service militaire obligatoire. Dans son dernier ouvrage, Eckard Michels propose une étude exhaustive sur ce sujet d’une grande actualité. Il viendra en discuter dans le cadre franco-allemand du *Divan historique*.
Eckard Michels <www.bbk.ac.uk/our-staff/8008622/eckard-michels> enseigne l’histoire allemande à l’université Birkbeck de Londres. Il a notamment publié des ouvrages sur l’histoire d’institutions culturelles allemandes en France et de la Légion étrangère. Il discutera de son livre avec Paul Maurice <www.ifri.org/de/paul-maurice>, secrétaire général du Comité d’études sur les relations franco-allemandes (Cerfa) à l’Ifri. La rencontre sera animée par Corine Defrance <sirice.eu/membre/corine-defrance> (CNRS/Sirice) et Ulrich Pfeil <cegil.univ-lorraine.fr/content/pfeil-ulrich> (université de Lorraine).
En coopération avec le Comité d’études sur les relations franco-allemandes Cerfa/Ifri
*Événement en français. *