Nouvelle parution en libre accès : numéros 52/2025 & 53-54/2025
Nous avons le plaisir de vous annoncer la mise en ligne, en libre accès, des numéros 52/2025 et 53-54/2025 sur OpenEdition.
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Numéro 52 / 2025 – *« *La non-directivité comme idéal éducatif* »* Dirigé par Florence Bouillon, Amélia Legavre et Pauline Proboeuf. 👉 journals.openedition.org/emulations/5112
Ce dossier porte sur la manière dont les adultes pensent et mettent en œuvre un principe de non-directivité en éducation. Si la non-directivité se caractérise par une faible intervention directe des adultes dans les activités des enfants, et par une aspiration à l’expression singulière de l’enfant, elle recouvre des pratiques et des normes axiologiques plurielles. L’article qui ouvre ce dossier revient sur les diverses affiliations théoriques et normatives de la non-directivité en éducation, ainsi que sur les critiques adressées à cette approche. Les quatre articles suivants nous font pénétrer dans la « boîte noire » de dispositifs scolaires et parentaux (écoles démocratiques, éducation nationale, instruction en famille, littérature jeunesse) qui s’inscrivent, bien que de manière variable, dans une logique de non-directivité. Qui sont les promoteurs des éducations non-directives ? Quels sont leurs parcours et en quoi se singularisent-ils des autres éducateur·trices ? Comment mettent-ils en pratique cet idéal, avec quelles tensions et pour quels effets ? Le dossier se clôt sur un entretien avec le sociologue Gérard Neyrand, dans lequel il interroge les incidences de l’« éducation positive » sur les enfants et les parents, ainsi que ses accointances avec l’idéologie néolibérale.
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Numéro 53-54/2025 – *« *Intégrer les émotions aux réflexions sur la transition écologique *»* Dirigé par Gaëtan Mangin et Sophie Thiron. 👉 https://journals.openedition.org/emulations/5731
Ce double numéro est consacré aux émotions relatives à la transition écologique, à l’heure où celles-ci sont de plus en plus exprimées, discutées et considérées dans l’espace social. Depuis la fin du XXe siècle, des travaux en psychologie puis en sciences sociales interrogent de manière croissante la place des émotions dans les manières de vivre et d’appréhender les changements climatiques et leurs conséquences. L’objectif de ce numéro est de déplacer l’analyse de ces émotions d’une approche centrée sur la santé mentale individuelle à une analyse de leurs dimensions sociales et politiques. Les émotions sont ici envisagées comme des phénomènes situés, produits dans des contextes sociaux et historiques, socialement distribués et porteurs d’effets sur les pratiques, les représentations et les mobilisations. Ce numéro entend ainsi interroger le rôle des émotions dans la transition écologique en les envisageant à la fois comme des héritages collectifs et des opérateurs de changement social. Les neuf articles de ce double numéro sont répartis en trois parties, qui s’attachent à explorer les formes d’adhésion ou de résistance émotionnelle à la morale de la transition écologique ; à interroger les mobilisations collectives et dispositifs participatifs ; et à analyser la place des émotions dans l’action publique. En ouverture, une réflexion épistémologique interroge les usages scientifiques des émotions écologiques, tandis que deux entretiens, l’un avec Panu Pihkala (Université d’Helsinki), et l’autre avec Emmanuel Petit (Université de Bordeaux), permettent de revenir sur les notions d’émotions climatiques ou environnementales, d’en retracer l’élaboration comme objets scientifiques, et d’en interroger la portée scientifique et les enjeux pour les individus et les sociétés.
Bien cordialement,
Le comité éditorial d’Émulations

