Congrès XIXistes. Appel à contributions

Cher.es collègues,
vous trouverez sous ci après et sous ce lien eventum.usal.es/go/diecinueve <eventum.usal.es/go/diecinueve> l’appel pour le premier congrès des historiennes et historiens du XIX siècle en Espagne, les 8 et 9 avril 2027.
Cordialement
François Godicheau
———————————————————————— Ces dernières années, les historiennes et historiens du XIXe siècle en Espagne partagent le sentiment que « notre » période a été reléguée au second plan du paysage historiographique. Face à la centralité académique et publique acquise par certaines étapes du XXe siècle – comme la guerre civile et le franquisme – il est évident que le XIXe siècle reste en retrait en matière de publications, de visibilité dans les sessions de congrès, de mémoires de fin d’études et d’intérêt suscité chez les étudiants. Cette moindre visibilité n’est pourtant pas le résultat d’une stagnation ou d’une absence de renouvellement. Au cours des dernières décennies, l’étude du XIXe siècle a donné lieu à des recherches particulièrement fertiles dans des domaines tels que l’histoire impériale et globale, l’histoire des cultures politiques, l’histoire religieuse, les études de genre, l’histoire des émotions ou encore l’histoire conceptuelle. Ce congrès international est né de l’objectif de rassembler des chercheuses et chercheurs travaillant sur le XIXe siècle afin d’offrir une réflexion partagée sur l’état actuel de ce champ d’étude, ses principales lignes de force, ses renouvellements méthodologiques et ses perspectives d’avenir. Il s’agit de créer un espace de dialogue entre spécialistes de différentes traditions, échelles et objets d’étude, capable de montrer à la fois la richesse des recherches en cours et la nécessité de continuer à renforcer, sur le plan historiographique, l’étude du XIXe siècle. Rencontre à vocation transnationale, elle vise à refléter le fait que nos sujets d’étude et nos trajectoires académiques possèdent aujourd’hui une dimension globale qui nous permet de dépasser (tant au niveau théorique qu’humain) le cadre de l’État-nation. /Diecinueve/ cherche à créer un espace de rencontre entre chercheuses et chercheurs de différentes universités et générations, des jeunes historiens aux spécialistes consacrés. À partir de ce dialogue, l’objectif est de mettre en commun de nouvelles questions, des approches méthodologiques innovantes et des travaux permettant d’apporter un regard neuf sur le XIXe siècle. Le but ultime est de souligner la vitalité de ce domaine et de revendiquer le XIXe siècle comme un terrain de recherche particulièrement fertile, capable de continuer à générer des interprétations inédites et des débats historiographiques de premier ordre. Le congrès aspire tout particulièrement à accueillir des contributions qui, à partir d’archives concrètes et de problématiques bien délimitées, dialoguent avec des débats larges et novateurs sur le *XIXe siècle*. Les propositions s’inscrivant dans les axes thématiques suivants seront évaluées positivement :
* *EMPIRES, CIRCULATIONS ET ÉCHELLES CONNECTÉES.* Cet axe propose de penser le XIXe siècle au-delà des cadres nationaux considérés de manière isolée. Il s’intéresse aux recherches qui reconstruisent les connexions entre territoires, les déplacements de personnes, d’idées et de pratiques, ainsi que les transformations des espaces impériaux et post-imperiaux. Les perspectives comparées et transnationales y ont toute leur place, tout comme les études de cas examinant leur insertion dans des processus atlantiques, méditerranéens, européens ou globaux. * *RELIGIONS ET SÉCULARISATIONS.* Les religions ont constitué des systèmes de référence fondamentaux au cours du XIXe siècle. De la pensée et de la confessionnalité jusqu’à la sociabilité et la mobilisation, cet axe invite à étudier l’intervention des institutions, des communautés et des acteurs religieux dans la sphère publique, ainsi que les conflits autour de la tolérance religieuse, de la liberté de conscience, de l’éducation, de la sécularisation ou des relations entre Églises et États. * *GENRE, SUBJECTIVITÉS ET ÉMOTIONS.* Cet axe rassemble des recherches analysant comment les rapports de genre sont intervenus dans l’organisation de la société, la définition des espaces publics et privés, et la répartition des droits, des obligations et des formes d’autorité. Il s’intéresse également à la construction historique des subjectivités, des corps et des expériences émotionnelles qui permettent d’observer comment les changements du XIXe siècle ont été interprétés et vécus. * *CULTURES POLITIQUES, CITOYENNETÉ ET NATION.* Cet axe aborde les manières d’imaginer, de disputer et d’exercer le pouvoir politique au cours du XIXe siècle. Il comprend l’étude de la citoyenneté, de la souveraineté, des révolutions et contre-révolutions, de la construction des États et des différentes manières de concevoir la nation et l’appartenance politique. Une attention particulière sera accordée aux travaux qui articulent les discours et les institutions avec des pratiques concrètes de participation, de représentation et de mobilisation. * *HISTOIRE SOCIALE, CONFLICTUALITÉ ET HISTOIRE PAR EN BAS.* Cet axe vise à s’intéresser tant au monde du travail, aux classes populaires et à la conflictualité sociale, qu’aux pratiques quotidiennes à travers lesquelles différents acteurs ont négocié leur position, agi sur leur environnement et perçu le monde. Il accueille l’étude des résistances (explicites et subreptices), des réseaux de solidarité, des expériences subalternes, des stratégies familiales, des formes de sociabilité et des appropriations populaires des langages politiques, religieux et juridiques.
Les recherches situées à l’intersection de plusieurs de ces axes sont particulièrement encouragées. Les croisements entre échelles, approches et problématiques sont considérés comme une opportunité de construire des sessions articulées autour de questions partagées et de favoriser une discussion historiographique de fond. Format du congrès La priorité sera donnée à un format de discussion académique. Les communications seront distribuées à l’avance entre les participants et les modérateurs, de sorte que chaque session puisse s’organiser autour du commentaire critique des textes et d’un débat large et approfondi. Chaque session durera environ deux heures et comprendra une présentation principale et un maximum de cinq ou six communications. Envoi des propositions et inscription Les propositions doivent être envoyées via le site web du congrès (eventum.usal.es/go/diecinueve <eventum.usal.es/go/diecinueve> ) et doivent inclure : le titre de la communication ; un résumé de 250-300 mots ; une brève notice biographique de 100 mots ; l’affiliation institutionnelle ; une adresse électronique de contact. La période d’envoi des propositions s’étendra du *7 septembre au 15 décembre 2026*. Une fois les propositions acceptées, les frais d’inscription s’élèveront à environ 30 euros par personne. Calendrier indicatif
* *Envoi des propositions :* 1er septembre – 15 décembre 2026 * *Évaluation des propositions :* 1er janvier – 1er février 2027 * *Notification d’acceptation :* 1er-7 février 2027 * *Période d’inscription :* 7-28 février 2027 * *Tenue du congrès :* 8-9 avril 2027
Date et lieu *8 et 9 avril 2027.* Salón de Actos de la Faculté de Géographie et d’Histoire. Université de Salamanque. Le format sera exclusivement présentiel. Comité d’organisation
* *Sofía Rodríguez Palomar*, doctorante (personnel de recherche en formation) | sofrodpa27@usal.es * *Álvaro París Martín*, enseignant-chercheur titulaire (professeur permanent contractuel) | paris@usal.es * *Contact pour les questions relatives au congrès :* diecinueve2027@usal.es
Comité scientifique Gregorio Alonso (University of Leeds), Marie Salgues (Université Sorbonne Nouvelle), Xavier Andreu (Universitat de València), Alexandre Dupont (Université de Strasbourg), Ivana Frasquet (Universitat de València), François Godicheau (Université Toulouse-Jean Jaurès), Ana Carolina Ibarra (Universidad Nacional Autónoma de México), Florencia Peyrou (Universidad Autónoma de Madrid), Pedro Rújula (Universidad de Zaragoza) et María Zozaya-Montes (Universidade de Évora).
— François Godicheau Professeur d’histoire contemporaine Université Toulouse II-Jean Jaurès UMR 5136 FRAMESPA