Historical Materialism 2027 – Appel à communications

Bonjour,
Vous trouverez ci-dessous l’appel à communication pour la deuxième édition de Historical Materialism Paris, intitulée « Le nouveau monde. Impérialisme, fascisme et lutte des classes », qui aura lieu du 1er au 3 juillet 2027.
La conférence se tiendra dans une université en région parisienne. Des informations plus précises sur le lieu ainsi que sur les modalités de soumission des abstracts et des panels seront communiquées en septembre 2026.
N’hésitez pas à diffuser largement cet appel dans vos réseaux.
La version française longue et la version anglaise de l’appel sont en pièce jointe. Amicalement,
Pour le comité d’organisation, Anton Perdoncin CNRS, Centre nantais de sociologie
Le nouveau monde. Impérialisme, fascisme et lutte des classes
Historical Materialism Paris
Appel à communications
1er-3 Juillet 2027
Intensification des conflits armés – du Venezuela à l’Iran, en passant par la Palestine et l’Ukraine – et montée en puissance des mouvements néo-fascistes – tant en France qu’au Brésil, en Inde et aux États-Unis : le nouveau monde ressemble fortement à l’ancien. La première édition d’Historical Materialism Paris, à laquelle avaient participé plus de 1 200 personnes en 2025, avait placé au cœur des débats la dynamique de la catastrophe et les moyens de la conjurer. Plus que jamais, il est aujourd’hui nécessaire de *renforcer l’analyse marxiste des logiques impérialistes et de la progression des courants fascistes et autoritaires, et de ce qu’elles révèlent des tendances longues du capitalisme et des transformations de l’antagonisme de classe.* Ce sera l’enjeu central de Historical Materialism Paris 2027, qui accueillera aussi des communications variées sur divers aspects de l’analyse marxiste (voir Axes).
Comment analyser cette radicalisation des tensions ? En quoi est-elle liée à une transformation des rapports de classe ? Quels sont ses effets sur les conditions matérielles d’existence et les formes de luttes qui émergent contre les lois mortifères du profit ? Autrement dit, comment peut-on articuler l’analyse de la montée des extrêmes-droites et des tensions impérialistes avec les dynamiques contemporaines de la lutte des classes ? Comment l’accroissement des concurrences et rivalités inter-impérialistes, l’augmentation des budgets militaires et le retour de logiques militaristes reconfigurent-t-ils les régimes de travail et les processus d’accumulation du capital ?
Afin d’aborder ces questions, il est impératif de *repenser l’imbrication entre lutte des classes et impérialisme*, à rebours des nombreuses explications géopolitiques qui attribuent l’éclatement des conflits tantôt à une soif de puissance supposée irrémédiable des États, tantôt aux dispositions momentanées des dirigeants politiques. Ces grilles de lecture – individualisantes et anhistoriques – mystifient les dynamiques à l’œuvre dans la conjoncture mondiale actuelle et désarment les résistances.
L’intensification des guerres et des conflits témoigne ainsi des difficultés croissantes du capital à résoudre ses contradictions (approvisionnement en pétrole et en terres rares, concurrence autour de la maîtrise de l’intelligence artificielle, baisse des profits et nécessité d’accroître l’exploitation). Elle révèle le caractère prédateur du mode de production capitaliste, qui épuise les ressources, accélère le dérèglement climatique et provoque des catastrophes écologiques.
Les effets de ces contradictions se font sentir dans les pays dominés par les puissances impérialistes, premières victimes des guerres et des déplacements de population. Mais elles agissent aussi en retour sur les conditions de vie et de travail dans les pays agresseurs : en alimentant la xénophobie et le racisme, en intensifiant l’exploitation du travail et les attaques contre le travail reproductif, en justifiant les politiques d’austérité au nom des exigences de la militarisation et en restreignant les libertés civiles et l’espace culturel et médiatique. En somme, l’aggravation des logiques impérialistes et les tendances autoritaires, voire fascistes, vont de pair. Cette simultanéité appelle à approfondir l’analyse du triptyque classe, impérialisme, fascisme.
Historical Materialism Paris est un *lieu de rencontre et de débats à la croisée entre milieux universitaires et militants.* L’analyse de ces dynamiques invite ainsi à poursuivre et mettre à jour les débats sur l’orientation stratégique des luttes sociales. Dans ce contexte de montée des tensions et des périls à l’échelle internationale, où en sont les mobilisations contre l’exploitation et les diverses formes d’oppression ? Que deviennent les cycles et recompositions récents de mobilisations antiracistes, féministes et écologistes ? Et des révoltes populaires, en Iran, en Turquie, en Irlande, au Népal, à Madagascar, au Maroc, ou, encore, aux États-Unis contre l’ICE ? En quoi ces expériences peuvent-elles éclairer les débats stratégiques et nourrir les formes actuelles de lutte contre la guerre, d’organisation et de résistance contre la montée de l’extrême-droite et les régimes autoritaires ou fascistes ?
*Nous invitons les intervenant·es – universitaires ou militant·es – à proposer des panels (1 500 mots maximum) ou des communications (300 mots maximum)*, en *français* ou en *anglais*, portant notamment sur le thème général de l’appel ou les axes suivants (en indiquant un axe dans lesquels s’inscrit la proposition), *avant le 2 novembre 2027*.
Une communication consiste en une proposition d’intervention individuelle. Un panel rassemble trois à quatre propositions d’interventions individuelles, qui portent sur un même sujet ou se caractérisent par des traits communs justifiant l’organisation de leur communication dans une même séance pendant la conférence.
La conférence aura lieu du 1er au 3 juillet 2027 dans une université en région parisienne. *Des* *informations plus précises sur le lieu et les modalités de soumission des abstracts et panels seront communiquées en septembre 2026*.
Pour nous contacter : *parishistoricalmaterialism@gmail.com <parishistoricalmaterialism@gmail.com>*. Toute proposition de communication envoyée par mail ne sera pas prise en compte.
*Comité d’organisation :* Marion Beauvalet, Carlotta Benvegnù, Elsa Boulet, Sebastian Budgen, Benjamin Bürbaumer, Juan Sebastian Carbonell, Alexis Cukier, Yohann Douet, Davide Gallo Lassere, Fanny Gallot, Marina Garrisi, Paul Guilibert, Thierry Labica, Ernest Moret, Ugo Palheta, Anton Perdoncin, Quentin Ravelli, Marlène Rosano-Grange, Gabriel Rosenman, Maud Simonet, Karel Yon
*Comité scientifique :* Sofia Aouani, Hanna Benssussan, Sophie Béroud, Clémence Clos, Alice de Charentenay, Franck Freitas-Ekué, Isabelle Garo, Cécile Gintrac, François-Xavier Hutteau, Aurore Koechlin, Mary Le Corre, Frédéric Monferrand, Matthieu Renault, Daniel Veron, Nicolas Vieillescazes, Sbeih Sbeih, Alix Stephan