AAC – Journée d’étude « Extrêmes gauches : archives et historiographie »

Chères et chers collègues,
Je vous prie de bien vouloir trouver ci-dessous un appel à communications pour une journée d’étude organisée par le groupe « Extrêmes gauches et écologies radicales » de la Société française d’histoire politique (SFHPo).
Bien cordialement,
Sébastien Repaire
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*Appel à communications*
*Extrêmes gauches : archives et historiographie*
*Journée d’étude organisée par le groupe « Extrêmes gauches et écologies radicales » de la Société française d’histoire politique (SFHPo)*

Date : Décembre 2026
Lieu : Campus Condorcet, Aubervilliers
Date limite de dépôt des propositions : 15 septembre 2026
Adresse d’envoi des propositions : groupeextremesgauches@gmail.com

*Présentation*
Les contours *de l’extrême gauche* ont toujours été flous et discutés. Ils le demeurent encore aujourd’hui compte tenu de la variété de cette nébuleuse, qui justifie l’usage du pluriel. Ayant connu pendant et dans l’après mai-juin 1968 une visibilité nouvelle, même si leurs origines remontent au XIXe siècle, il est de coutume d’analyser *les extrêmes gauches *comme l’ensemble des formations, des mouvements sociaux et des personnalités situés à la gauche de la SFIO avant la Première Guerre mondiale (syndicalisme révolutionnaire, anarchisme, socialisme insurrectionnel), puis à la gauche du Parti communiste français après 1920 (anarchisme, trotskisme, maoïsme, ultra gauche). Plus récemment, les écologies radicales sont apparues comme un nouvel ensemble partiellement assimilable aux extrêmes gauches, avec lesquelles elles ont eu tendance à converger tant du point de vue des idées (contestation du capitalisme libéral, de la croissance économique, de l’agriculture productiviste) qu’au niveau des luttes sur le terrain (mobilisations altermondialistes, « zadisme », etc.).
Le Groupe de recherche sur les extrêmes gauches et les écologies radicales de la Société française d’histoire politique (SFHPo) se propose de réunir une première journée d’étude consacrée à l’historiographie de la question. L’objectif est de faire le bilan des études et des sources disponibles pour écrire une histoire des cultures politiques, des organisations, des courants et des personnalités qui structurent cette sensibilité du champ politique. L’histoire des extrêmes gauches en France sera analysée en priorité, tout en menant des comparaisons internationales et des réflexions sur les pratiques et les circulations transnationales.
Les communications pourront s’inscrire dans deux axes principaux :

*1) Une historiographie des extrêmes gauches *
Les travaux sur les extrêmes gauches sont multiples et variés. Ils peuvent consister en des histoires particulières consacrées à un ou plusieurs groupes, mais aussi en des études plus larges s’attachant à éclairer une thématique donnée, transverse aux différentes formations et organisations.
Ce faisant, il s’agira de passer en revue les études qui interrogent les origines intellectuelles et sociales des extrêmes gauches (comment faire la généalogie des extrêmes gauches ? qui sont leurs militants et leurs sympathisants ?), le contenu doctrinal de leurs productions (quelle interprétation du marxisme ? quelles innovations théoriques éventuelles ?), leurs ramifications (dans le monde du travail, dans le monde associatif, dans la culture), leurs modes de vie et d’engagement (quels types de militantisme ?), leurs influences (participation à la construction de mouvements sociaux, développement de contre-cultures et de médias *ad hoc*), tant dans leurs manifestations que dans leur action sur la société. On pourra également questionner l’usage de la catégorie « extrême(s) gauches(s) » dans l’historiographie.
Ces différentes mises au point historiographiques, qui devront être problématisées pour éviter les effets « catalogue », doivent permettent d’évaluer les apports des différentes recherches conduites. L’objectif est de brosser un état des lieux des études disponibles.

*2) Quelles sources pour écrire l’histoire des extrêmes gauches ?*
À partir de quelles archives écrire l’histoire des extrêmes gauches ? Il s’agira à travers cette thématique de proposer une réflexion sur les différents centres d’archives et de documentation dans lesquels sont rassemblés les textes, congrès et journaux de ces formations auxquels viennent s’ajouter les fonds qui ont pu être constitués par des militants ou des chercheurs.
Parallèlement, il pourra être utile d’analyser la place de l’histoire orale dans les types d’archives disponibles.
En troisième lieu, il conviendra d’interroger les informations produites par les observateurs en allant par exemple des analyses proposées par les journalistes à des sources considérées comme classiques comme les rapports effectués par les forces de police. Il conviendra également d’interroger les nouvelles formes de documentations potentielles que constituent les réseaux sociaux.

*Modalités d’envoi des propositions*
Les propositions, accompagnées d’une courte bio-bibliographie, ne devront pas dépasser 2 000 signes. Elles devront être envoyées, au plus tard le 15 septembre 2026, à l’adresse suivante : groupeextremesgauches@gmail.com
*Comité scientifique*
– Sylvain Boulouque, docteur en histoire contemporaine
– Guillaume Bourgeois, maître de conférences en histoire contemporaine
– Sylvaine Bulle, professeure de sociologie
– Philippe Buton, professeur émérite d’histoire contemporaine
– Hugo Melchior, chercheur indépendant
– Sébastien Repaire, docteur en histoire contemporaine
– Stéphanie Roza, chargée de recherches au CNRS en philosophie politique
– Isabelle Sommier, professeure de sociologie politique
– Anna Trespeuch-Berthelot, maîtresse de conférences en histoire contemporaine