AAC Journée d’études « Sport et environnement : tensions historiques, 1900-2024 »

Chères et chers collègues,
Vous trouverez ci-dessous l’appel à communication pour la journée d’études « Sport et environnement : tensions historiques, 1900-2024 » qui prend place dans le cadre du projet SPORTENVIR. La journée se tiendra à l’Université Lumière Lyon II le 9 octobre 2026. La date limite de soumission est fixée au 3 juillet 2026.
La langue principale de la JE sera le français, mais les contributions anglophones sont les bienvenues.
Les propositions de communication ne devront pas excéder 5000 signes (espaces compris) et devront comporter une brève présentation de leur autrice/auteur ainsi qu’un descriptif succinct des sources envisagées. Les propositions doivent être envoyées à stephane.frioux@univ-lyon2.fr et alexandre.lauverjat@univ-lyon2.fr.
Respectueusement,
Le comité d’organisation (Stéphane Frioux & Alexandre Lauverjat, LARHRA).

Sport et environnement : tensions historiques, 1900-2024 Journée d’études, Lyon (Université Lumière Lyon 2 – LARHRA), 9 octobre 2026
Comité scientifique Dietschy Paul, Professeur des universités en histoire contemporaine, Université Marie et Louis Pasteur, Centre Lucien Febvre Gaillard Isabelle, Maîtresse de conférences en histoire contemporaine, Université Grenoble Alpes, LARHRA Milon Claire, docteure en histoire, Université de Strasbourg/UMR ARCHE Pabion Lionel, Maître de conférences en histoire du sport, Université Rennes 2, Laboratoire Lab VIPS² Perrin-Malterre Clémence, Maîtresse de conférences en sociologie, Université Savoie Mont Blanc, Laboratoire EDYTEM. Schut Pierre-Olaf, Professeur des universités en histoire du sport, Université Gustave-Eiffel, Laboratoire ACP. Vonnard Philippe, Chercheur FNS senior, Université de Fribourg & Chargé de cours, Université de Lausanne (Institut des sciences du sport).
Comité d’organisation Stéphane FRIOUX, Alexandre LAUVERJAT
Activité sociale et médiatique d’ampleur planétaire, le sport s’est, comme bien d’autres pratiques sociales (tourisme, alimentation, etc.) retrouvé soumis aux débats sur la transition écologique des sociétés occidentales depuis le début du XXIe siècle. De fait, l’empreinte environnementale des grands rassemblements sportifs apparait aujourd’hui indéniable : en France, le Commissariat général au développement durable rappelle dans un bilan dressé en avril 2025 que les Jeux olympiques et paralympiques (JOP) de Paris en 2024 ont engendré un peu plus de deux millions de tonnes de CO2, un bilan malgré tout meilleur que celui des éditions précédentes, avec 3,3 millions de tonnes pour les JOP de Londres en 2012 et 4,5 millions de tonnes pour ceux de Rio en 2016[1].
Au-delà de ces méga-événements sportifs, la démocratisation des pratiques sportives au cours du XXe siècle est allée de pair avec une massification des sports, désormais pratiqués par des centaines de millions de personnes à travers le monde. Cette massification est synonyme d’une multiplication des installations et équipements sportifs – certains durables, d’autres temporaires – ainsi que d’une intensification des transports liée aux déplacements des joueurs et supporters à l’échelle globale. Les JOP de Milan-Cortina en février 2026 ont par exemple attiré près de 800 000 spectateurs étrangers, des trajets qui alourdissent considérablement le bilan carbone des Jeux[2].
À l’inverse, la crise environnementale n’épargne pas le milieu sportif, puisque le dérèglement du climat observé par la communauté scientifique depuis au moins une trentaine d’années oblige les sportives et sportifs à modifier, parfois considérablement, leurs pratiques. En témoignent les épisodes caniculaires concomitants aux grandes réunions sportives, telle la vague de chaleur qui a frappé le tournoi de Roland Garros en mai 2026, évènement inédit pour la saison, ou le manque de neige qui impacte les compétitions de sport d’hiver. Ces contingences thermiques inhabituelles obligent les organisations sportives à concevoir des dispositifs ad hoc ; ainsi, l’Association of Tennis Professionals (ATP) en charge du tennis professionnel a mis en place une série de mesures visant à mieux protéger les joueuses et joueurs en cas de températures excédant 30 °C sur les courts[3].
L’objectif de cette journée d’études est d’apporter un éclairage historique à ces débats d’actualité en revenant sur les tensions inhérentes entre pratiques sportives et environnement sur le temps long, du début du XXe siècle à nos jours. Prenant place dans le cadre du projet SPORTENVIR (2025-2026) de l’université Lyon 2, cet évènement scientifique s’inscrit dans la lignée des récents travaux aussi bien francophones qu’anglophones en matière d’histoire environnementale des sports ; nous renvoyons ici à la bibliographie indicative en fin d’appel. Si les bornes chronologiques choisies correspondent à deux grands moments olympiques – des JO parisiens de 1900 à ceux de 2024 – les contributions attendues n’ont pas vocation à se limiter exclusivement à l’histoire environnementale des grands évènements sportifs, tels les jeux olympiques ou les coupes du monde de football. Il s’agit, plus largement, d’interroger les rapports qu’entretiennent le sport et l’environnement au cours de l’histoire. Pour ce faire, nous invitons les candidat-e-s à inscrire leurs propositions de communication parmi les trois axes suivants :
Axe n°1 : les représentations de la nature dans la pratique sportive Cet axe prend pour point de départ – sans s’y limiter – le paradoxe mis en lumière par les historiens PearlAnn Reichwein, Pierre-Olaf Schut et Grégory Quin dans un article de 2024, entre « adulation » et « altération » de la nature dans l’imaginaire sportif[4]. Les contributions devront interroger ce paradoxe afin de mieux saisir la manière dont certaines pratiques sportives, et particulièrement pour les sports dits de nature ou de plein air, influent sur la perception paradoxale qu’ont les pratiquants de leur environnement, tiraillé entre leur désir de préserver les espaces naturels où se déroulent leurs sports – que ce soit en montagne, en milieu rural ou encore en zone littorale – et les inévitables conséquences qu’ont ces sports sur l’environnement.
Axe n°2 : Infrastructures sportives et impact environnemental Cet axe est consacré aux aspects matériels des pratiques sportives, plus ou moins consommatrices d’espace et de matériaux. L’empreinte des sports sur le paysage devient d’autant plus marquée à partir des années 1960 et 1970, avec la massification des infrastructures sportives encouragée par les sociétés et État occidentaux. En témoigne l’exemple français durant les Trente glorieuses : développement des stations de ski en montagne, opération mille piscines, circulaire des 5 000 courts, plans verts pour le golf, etc. Cet axe est aussi l’occasion d’étudier les conflits d’usage et d’utilisation engendrés par ces infrastructures. Peuvent être par exemple traitées ici les mobilisations d’organisations militantes écologistes ou organisations de voisinage opposées à l’implantation de projets sportifs particulièrement polluants, à des pratiques amateures comme les sports motorisés (moto trial dès la fin des années 1970, rallyes automobiles) ainsi que les conflits opposant différents sports quant à la revendication de certains espaces naturels, par exemple entre pêche et sports nautiques motorisés sur certains lacs ou bases nautiques.
Axe n°3 : Les réglementations et l’action publique environnementales dans le domaine du sport Ce troisième thème invite à mettre au centre de l’étude les acteurs politiques, administratifs et associatifs impliqués dans l’élaboration de cadres juridiques visant à encadrer au mieux les pratiques sportives, à l’instar de la loi Lalonde de 1991 qui limite la pratique des sports motorisés en pleine nature. Sont bienvenues les contributions dédiées aux différents accords et chartes passés entre l’État et les différentes fédérations sportives pour une pratique plus respectueuse de l’environnement. En outre, les communications pourront interroger la promotion des sports dit « verts » ou de plein air (« outdoor ») à différentes échelles, par exemple au sein des parcs naturels régionaux (PNR) qui deviennent des acteurs incontournables en matière de sports de pleine nature à partir des années 1970.
Modalités de soumission : Les propositions de communication ne devront pas excéder 5000 signes (espaces compris) et devront comporter une brève présentation de leur autrice/auteur ainsi qu’un descriptif succinct des sources envisagées. La date butoir pour l’envoi des propositions est fixée au 3 juillet 2026. La sélection des communications sera effectuée au plus tard le 16 juillet 2026. Les communications orales ne devront pas dépasser 25 minutes. Les propositions doivent être envoyées à stephane.frioux@univ-lyon2.fr<mailto:stephane.frioux@univ-lyon2.fr> et alexandre.lauverjat@univ-lyon2.fr<mailto:alexandre.lauverjat@univ-lyon2.fr>. Les frais de déplacement et d’hébergement seront pris en charge par le budget du programme SPORTENVIR. Les propositions en langue anglaise sont bienvenues, mais la majorité des discussions se tiendront en français.

Bibliographie indicative : Cherrington Jim et Jack Black (dir.), Sport and physical activity in catastrophic environments, Abingdon/New York, Routledge, 2023. Franco Caterina, « Histoire environnementale et histoire du tourisme en montagne : vers la construction d’une connaissance nouvelle ? Une étude de l’architecture des stations de sports d’hiver dans les Alpes franco-italiennes », Revue de géographie alpine [en ligne], vol. 109 n°4, 2021. URL: journals.openedition.org/rga/9352 Mayencourt Gil, Sébastien Cala, Anna Amacher Hoppler et Claude Hausser (dir.), Pouvoir et emprise du sport : Pour une histoire croisée du tourisme et du sport depuis le XIXe siècle, Neuchâtel, Éditions Alphil – Presses universitaires suisses, 2024. Claire Milon, « Les premières années du club vosgien (1872-1914). Étude d’une appropriation du massif vosgien à travers la randonnée », Source(s), n°21, 2023, p. 101-127. Pabion Lionel, « Toujours plus vite, plus haut, plus fort ? Pour une histoire environnementale du sport », 20 & 21. Revue d’histoire, n°165, 2025/1, p. 151-164. Pabion Lionel et Philippe Vonnard, « L’empreinte environnementale des Jeux olympiques : un aperçu historique », Regards croisés sur l’économie, 2024/2, n°35, p. 101-112. Quin Grégory, Laurent Tissot et Jean-Philippe Leresche, La civilisation du ski. Une autre histoire de la Suisse, Lausanne, EPFL Press, 2025. Reichwein PearlAnn, Pierre-Olaf Schut et Grégory Quin, « Nature Sport and Environmental History: Adulation or Alteration of Nature? », Sport History Review, vol. 55, n°1, 2024, p. 1-12. Schut Pierre-Olaf, « Outdoor Activities and Urbanization: A Constant Bridging Throughout the Twentieth Century in France », The International Journal of the History of Sport, vol. 34, n°14, 2017, p. 1521-1540. Vonnard Philippe, « Quand l’argument environnemental fait capoter le rêve olympique. L’exemple de la candidature de Lausanne aux Jeux olympiques d’hiver de 1994 », Histoire, économie & société, 2024/1, p. 125-144.

Sport and the Environment: Historical Tensions, 1900–2024
Academic Workshop, Lyon (Lumière University Lyon 2 – LARHRA)
October 9, 2026
As a social and media activity of global proportions, sport, like many other social practices (tourism, food, etc.), has found itself subject to debates on the ecological transition of Western societies since the beginning of the 21st century. Indeed, the environmental footprint of major sporting events appears undeniable today: in France, the General Commissariat for Sustainable Development noted in a report drawn up in April 2025 that the Paris 2024 Olympic and Paralympic Games (OPG) generated just over two million tonnes of CO2, a result that is nevertheless better than that of previous editions, with 3.3 million tonnes for the London OPG in 2012 and 4.5 million tonnes for Rio in 2016[5].
Beyond these sporting mega-events, the democratization of sporting practices during the 20th century went hand in hand with a massification of sports, which are now practiced by hundreds of millions of people worldwide. This massification is synonymous with a multiplication of sporting facilities and equipment—some permanent, others temporary—as well as an intensification of transport linked to the travel of players and supporters on a global scale. The Milan-Cortina OPG in February 2026, for example, attracted nearly 800,000 foreign spectators, journeys that considerably increase the carbon footprint of the Games[6].
Conversely, the environmental crisis does not spare the sporting world, since the climate disruption observed by the scientific community for at least thirty years is forcing athletes to modify, sometimes considerably, their practices. This is evidenced by heatwave episodes coinciding with major sporting events, such as the heatwave that hit the Roland Garros tournament in May 2026, an unprecedented event for the season, or the lack of snow impacting winter sports competitions. These unusual thermal contingencies force sports organizations to design ad hoc measures; thus, the Association of Tennis Professionals (ATP) in charge of professional tennis has implemented a series of measures aimed at better protecting players in the event of temperatures exceeding 30 °C on the courts[7].
The objective of this workshop is to provide a historical perspective on these current debates by looking back at the inherent tensions between sporting practices and the environment over the long term, from the beginning of the 20th century to the present day. Taking place within the framework of the SPORTENVIR project (2025-2026) at Université Lyon 2, this academic event follows recent French- and English-language work on the environmental history of sports; we refer here to the indicative bibliography at the end of the call.
While the chosen chronological boundaries correspond to two major Olympic moments, from the 1900 Paris Olympics to those of 2024, the expected contributions are not intended to be limited exclusively to the environmental history of major sporting events, such as the Olympic Games or football World Cups. More broadly, the aim is to examine the relationships between sport and the environment throughout history. To this end, we invite applicants to submit their paper proposals under one of the following three axes:

Axis 1: Representations of nature in sporting practice
This axis takes as its starting point—without being limited to it—the paradox highlighted by historians PearlAnn Reichwein, Pierre-Olaf Schut, and Grégory Quin in a 2024 article, between the « adulation » and « alteration » of nature in the sporting imagination[8]. Contributions should question this paradox in order to better understand how certain sporting practices, and particularly so-called nature or outdoor sports, influence practitioners’ paradoxical perception of their environment, torn between their desire to preserve the natural spaces where their sports take place—whether in the mountains, rural environments, or coastal areas—and the inevitable consequences that these sports have on the environment.

Axis 2: Sporting infrastructures and environmental impact
This axis is dedicated to the material aspects of sporting practices, which consume varying amounts of space and materials. The footprint of sports on the landscape became even more pronounced from the 1960s and 1970s onwards, with the massification of sporting infrastructure encouraged by Western societies and states. This is evidenced by the French example during the Trente Glorieuses (the post-war boom): the development of ski resorts in the mountains, the « thousand swimming pools » operation, the circular for 5,000 tennis courts, green plans for golf, etc. This axis is also an opportunity to study conflicts of use engendered by these infrastructures. For example, it could address the mobilization of environmental activist organizations or neighborhood groups opposed to the installation of particularly polluting sporting projects, to amateur practices such as motorized sports (moto trial from the late 1970s, car rallies), as well as conflicts between different sports regarding claims to certain natural spaces, for instance between fishing and motorized water sports on certain lakes or water sports centers.

Axis 3: Environmental regulations and public action in the field of sport
This third theme invites researchers to focus on the political, administrative, and associational actors involved in drafting legal frameworks to better regulate sporting practices, such as the 1991 Lalonde Law, which limits the practice of motorized sports in natural environments. Contributions dedicated to the various agreements and charters concluded between the State and different sports federations for more environmentally friendly practices are welcome. Furthermore, papers may examine the promotion of so-called « green » or outdoor sports at different scales, for example within Regional Natural Parks (PNRs), which became key actors in outdoor sports from the 1970s onwards.

Submission Guidelines: Paper proposals must not exceed 5,000 characters (including spaces) and must include a brief presentation of the author, as well as a short description of the intended sources. The deadline for submitting proposals is July 3rd, 2026. The selection of papers will be completed by July 16, 2026, at the latest. Oral presentations must not exceed 25 minutes. Proposals must be sent to stephane.frioux@univ-lyon2.fr<mailto:stephane.frioux@univ-lyon2.fr> and alexandre.lauverjat@univ-lyon2.fr<mailto:alexandre.lauverjat@univ-lyon2.fr>.
Travel and accommodation expenses will be covered by the SPORTENVIR program budget. Proposals in English are welcome, but the majority of the discussions will be held in French.
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[1] Ministères de l’Aménagement du territoire et de la Transition écologique, Les Jeux de Paris 2024 : un bilan carbone nettement inférieur aux précédentes éditions, Paris, Commissariat général au développement durable, 2025.
[2] Maryline Baumard, Nicolas Lepeltier et Thomas Saintourens, « Aux JO 2026, le modèle de « sites éclatés », également retenu par la France pour 2030, met à mal les systèmes de transport », Le Monde, 11 février 2026. URL : www.lemonde.fr/sport/article/2026/02/11/aux-jo-2026-le-modele-de-sites-eclates-egalement-retenu-par-la-france-pour-2030-met-a-mal-les-systemes-de-transport_6666276_3242.html
[3] Corentin Parbaud, « « Vous voulez qu’un joueur meure sur le court ? » De Roland-Garros à l’Open d’Australie, le tennis au défi des canicules », Reporterre, 28 mai 2026. URL : reporterre.net/Vous-voulez-qu-un-joueur-meure-sur-le-court-De-Roland-Garros-a-l-Open-d-Australie-le
[4] PearlAnn Reichwein, Pierre-Olaf Schut et Grégory Quin, « Nature Sport and Environmental History: Adulation or Alteration of Nature? », Sport History Review, vol. 55, n°1, 2024, p. 1-12.
[5] Ministères de l’Aménagement du territoire et de la Transition écologique, Les Jeux de Paris 2024 : un bilan carbone nettement inférieur aux précédentes éditions, Paris, Commissariat général au développement durable, 2025.
[6] Maryline Baumard, Nicolas Lepeltier et Thomas Saintourens, « Aux JO 2026, le modèle de « sites éclatés », également retenu par la France pour 2030, met à mal les systèmes de transport », Le Monde, 11 février 2026. URL : www.lemonde.fr/sport/article/2026/02/11/aux-jo-2026-le-modele-de-sites-eclates-egalement-retenu-par-la-france-pour-2030-met-a-mal-les-systemes-de-transport_6666276_3242.html
[7] Corentin Parbaud, « « Vous voulez qu’un joueur meure sur le court ? » De Roland-Garros à l’Open d’Australie, le tennis au défi des canicules », Reporterre, 28 mai 2026. URL : reporterre.net/Vous-voulez-qu-un-joueur-meure-sur-le-court-De-Roland-Garros-a-l-Open-d-Australie-le
[8] PearlAnn Reichwein, Pierre-Olaf Schut et Grégory Quin, « Nature Sport and Environmental History: Adulation or Alteration of Nature? », Sport History Review, vol. 55, n°1, 2024, p. 1-12.