Parution – Passés futurs vol.18 sur OpenEdition – « Messianismes: crises du présent, politiques du futur ».
Chers et chères collègues,
Le comité de rédaction de Passés futurs est heureux d’annoncer la parution du volume 18 de la revue, qui marque une nouvelle étape, puisque nos numéros sont dorénavant disponibles sur OpenEdition. Le dossier thématique, coordonné par Hamza Esmili et Emir Mahieddin, est intitulé » Messianismes: crises du présents, politiques du futur « .
Croisant histoire et anthropologie, il réunit les contributions de Hamza Esmili, Emir Mahieddin, Hengameh Ziai, Carla Bertin, Sepideh Parsapajouh, Ashley-Mayer Thibault, auxquelles s’ajoute un entretien filmé avec Jocelyne Dakhlia à partir de son dernier ouvrage Harems et sultans. Genre et despotisme au Maroc et ailleurs, xiv e – xx e siècles , Toulouse, Anacharsis, 2024, qui peut être également consulté dans sa version retranscrite. L’intégralité du numéro est accessible en ligne sur OpenEdition sur ce lien : [ https://journals.openedition.org/passesfuturs/750 | https://journals.openedition.org/passesfuturs/750 ]
Résumé du dossier:
L’actualité politique internationale est traversée d’imaginaires apocalyptiques de différents bords (évangélismes, sionismes, État islamique, etc.), donnant à voir la permanence des schèmes messianiques comme matrices influentes de la lecture de l’histoire. Prenant une certaine distance avec une analyse répandue dans les années 1960, qui proposait de voir dans ces mouvements l’expression religieuse de la résistance de groupes parias ou subalternes contre l’ordre moderne et colonial, ce dossier envisage le messianisme comme un contre-jour de l’expérience moderne et une virtualité toujours latente des trois grands monothéismes, oscillant entre phases d’intensité et d’accalmie. Caractérisés par leur ambivalence politique, et touchant toutes les classes sociales, les messianismes sont tout à la fois profondément conservateurs et potentiellement révolutionnaires, à la fois armes de résistance et instruments de domination, avant tout marqués par une logique du ressentiment envers des collectifs érigés en menaces existentielles. Ils orientent des politiques du futur animées par le désir de précipiter le monde vers sa fin, pour le régénérer, voire le recommencer.
Bien cordialement,
Pour le comité de la revue Passés futurs

