Publication livre « Se déplacer malgré tout. Transports et mobilités dans la France occupée (1940-1944) »

J’ai le plaisir de vous annoncer la publication de mon nouveau livre
/*Se déplacer malgré tout Transports et mobilités dans la France occupée (1940-1944) */
Ed. Droz, Genève
Collection : Publications d’histoire économique et sociale internationale
392 p.
ISBN-13 : 978-2-600-06738-6
Prix : 29€
droz.org/france/product/9782600067386
Présentation La défaite de juin 1940 entraîne une perturbation considérable des transports de voyageurs en France. Il y a bien sûr des obstacles géopolitiques – les conventions d’armistice, la division du pays en zones et la domination maritime britannique –, mais la principale contrainte est la pénurie de carburants, liquides en particulier. L’entre-deux-guerres a été marqué par un recours massif au pétrole, avec le développement de l’automobile, de l’autobus urbain, de l’autocar rural, de l’autorail ferroviaire, des paquebots au Diesel et de l’aviation commerciale. Toutes ces nouvelles motorisations sont remises en cause par l’interruption des approvisionnements pétroliers extérieurs, dont la France est entièrement dépendante. Il lui faut faire avec de maigres stocks quand ils ne sont pas confisqués par l’occupant. Hervé Joly retrace ici la manière dont les différents modes de transport se sont adaptés et celle dont les Français se sont, malgré tout, beaucoup déplacés, pour le meilleur ou pour le pire.
Vidéo de présentation :

TABLE DES MATIÈRES
Introduction
Première partie. Des transports contrariés
Chapitre premier. L’automobile, un privilège encore plus rare
Une circulation soumise à autorisation stricte
L’application des restrictions dans les départements
L’échec des motorisations alternatives
La poursuite au ralenti d’aménagements routiers et autoroutiers.
Une réduction de la mortalité routière
La survie difficile des garagistes
Des taxis restreints voire interdits
Chapitre II. Le tramway en sursis
La concurrence de l’autobus et du trolleybus
Le retour en grâce limité du tramway pendant la guerre
Des conditions de transport dégradées
La conversion d’autobus au gazogène
Le développement des trolleybus malgré les pénuries
Le métro sauve Paris
Chapitre III. Le train à vapeur toute
Un réseau d’intérêt général réduit pour les voyageurs dans les années 1930
L’effondrement du réseau d’intérêt local
La sortie du tout-vapeur
Les résistances de la SNCF à reprendre des circulations voyageurs sous l’Occupation
L’impossible relance des voies ferrées d’intérêt local
Le maintien d’un service grands lignes important
Le renouveau des chemins de fer d’intérêt local
Des conditions de voyages déplorables
La vapeur doit suppléer l’autorail
Chapitre IV. L’élan freiné de l’autocar
Un autocar consacré par la coordination rail-route
L’effort de maintenir des services routiers minimums
Le gazogène ne résout pas tout
Chapitre V. Pédaler par la force des choses
Le vélo concurrent du tramway dans les années 1930
Le vélo solution aux pénuries
Des déplacements inhabituels dans tous les milieux
Les risques du vélo
Une pratique sans promotion officielle
La vogue des vélos-taxis
Chapitre VI. Et voguent pas trop les navires…
L’importance du trafic maritime
Un trafic contraint par la situation militaire
L’impact des pénuries de carburants
La difficile gestion d’un personnel peu occupé
Chapitre VII. Comme des avions presque sans ailes
L’expansion du trafic aérien dans les années 1930
Le service minimum d’Air France jusqu’en novembre 1942
Des pilotes en pré-retraite
L’aviation privée à l’arrêt
L’impact des pénuries d’essence
Air France face à l’arrêt total des vols commerciaux en novembre 1942
Des pilotes au service des Allemands
Des pilotes massivement engagés dans la Résistance
Deuxième partie. Des mobilités bouleversées
Chapitre VIII. Pétain et ses ministres, ça roule pour eux…
Les privilèges automobiles à Vichy
Vichy-Paris-Vichy par tous les moyens
Les déplacements officiels dans les provinces
Les voyages de Pétain
L’Afrique terrain de vol des ministres
L’Allemagne ou rien
Chapitre IX. En voiture pour les pros
Les privilèges des fonctionnaires supérieurs
Les faveurs disputées entre anciens notables et nouveaux venus
Les journalistes bien traités
Ça roule pour les affaires
Les professions juridiques sans privilège
La santé mieux traitée
Chapitre X. Les artistes en tournées générales
D’intenses tournées artistiques en province
Le recours habituel au train
Les faveurs faites à la Compagnie du Regain
Des tournées rurales avec des moyen de fortune
Des opportunités de spectacles en dehors de la métropole jusqu’en 1942
Des cirques pas tout à fait à l’arrêt
Chapitre XI. Les sportifs jouent toujours
Des compétitions internationales empêchées par la guerre
Un usage de l’avion resté exceptionnel dans les années 1930
L’adaptation des compétitions nationales à la division du territoire
Des déplacements considérables
Le casse-tête des déplacements amateurs
Le cyclisme réduit aux courses d’un jour
Les sports mécaniques à l’arrêt total
Chapitre XII. Les vacances continuent
Le repli national dans les milieux aisés
Des milieux populaires qui restent confinés
La survivance du camping et des auberges de jeunesse
Des hôtels en partie ouverts
Les vacances plus ou moins forcées des enfants
Chapitre XIII. Voyager pour résister
La frénésie ferroviaire des responsables de la Résistance
Des opérations menées en automobiles
Chapitre XIV. Le temps des mobilités forcées
Évacuations et exodes en masse
Des rapatriements partiels
Expéditions et retours de prisonniers de guerre
Les départs pour le Service du travail obligatoire
Les déportés politiques
Les nombreux transferts intérieurs de détenus
Les « trimballages » des détenus politiques
Conclusion