Appel à communications : Les sciences sociales à l’écoute du monde. Médias, archives et imaginaires sonores
*Les sciences sociales à l’écoute du monde. Médias, archives et imaginaires sonores*
*Appel à communications pour une journée d’étude*
*Fin octobre 2026 à Paris* (lieu à déterminer)
Comment travailler sur les univers sonores du passé ? Comment rendre compte des pratiques et des interprétations que nos contemporains associent aux sons ?
Ces questions ont nourri diverses réflexions depuis plusieurs décennies au sein de différentes disciplines des sciences sociales, comme l’histoire des sensibilités (Corbin, 1994) et l’anthropologie sensorielle (Feld, 1982), ainsi que dans le champ interdisciplinaire des /sound studies/. Les recherches issues de ce dernier ont souvent travaillé à partir du concept de « paysage sonore » ou de « soundscape » (Murray Schafer, 1977 ; Samuels et al., 2010). Celui-ci a ensuite été critiqué pour sa prétendue objectivité, alors qu’il s’inscrit dans un mode de représentation occidental dans lequel prime le sens de la vue. En réalité, le « paysage sonore » est une recréation a posteriori qui ne correspond pas forcément à la manière dont les expériences sonores sont perçues et vécues dans différents contextes.
Plutôt que de considérer les phénomènes sonores comme des entités stables, objectives et délimitées dans l’espace et dans le temps, notre approche vise à décrire des formes de tension qui se matérialisent dans des zones de rencontre, entre humains et entre humains et non-humains (animaux, esprits, machines), pris dans des rapports de pouvoir (de race, de genre et de classe). Le son est ici considéré comme un objet composite qui met en jeu des frictions et des conflits, des métissages, des rapports d’altérité et d’hybridité.
Cet appel à contributions se veut interdisciplinaire, il s’adresse tant à des anthropologues et à des sociologues, qu’à des historiens, des géographes et des acousticiens, qui partagent une même attention pour les méthodes qualitatives et l’étude des usages sociaux du son. Pour explorer ces questionnements, les propositions de communications pourront s’inscrire dans un ou plusieurs des trois axes présentés ci-dessous.
*AXE 1 : Imaginaires. Perceptions des sons et luttes pour l’interprétation*
Ce premier axe propose de réfléchir aux mécanismes sociaux en jeu dans la production et la réception des sons. Il s’agit de montrer comment la pluralité des acteurs et des objets qui interviennent dans cette dernière fait écho à la pluralité des écoutes et des interprétations. Avant d’arriver jusqu’à nos oreilles, les sons traversent une multitude de filtres culturels qui en façonnent le(s) sens. Les ancrages sociaux, raciaux et de genre jouent à plein dans l’interprétation des phénomènes sonores et des imaginaires que ces derniers produisent (Granger et Goetschel, 2020 ; Granger et Montjaret, 2020).
Dans les polyphonies sardes énoncées lors de la Semaine sainte dans le village de Castelsardo par exemple, la fusion harmonique des quatre voix masculines qui composent le chœur du /Stabat Mater/ donne à entendre une cinquième voix féminine, appelée la /quintina/, que « le contexte dramatique de la Passion invite à entendre comme celle de la Vierge ». Cette voix se présente ainsi au public des fidèles rassemblés pour la célébration « comme l’attribut acoustique de l’ineffable » (Lortat-Jacob, 1998 : 152). Dans la musique instrumentale /mvët/ des bardes-harpistes fang du Cameroun, ce sont cette fois des lignes mélodico-rythmiques « cachées dans la composition » et résultant de la combinaison des parties jouées par les deux mains du harpiste qui sont perçues par le musicien comme « la manifestation d’une force qui chante dans le /mvët/ mais n’émane pas du barde lui-même » (Boyer 1988 : 122). Dans les récits mythiques des Tukano du haut Rio Negro amazonien, les dangereux esprits de la forêt s’expriment parfois dans la langue et avec l’intonation caractéristique des Blancs habitants dans les centres urbains de la région.
Produire et reconnaître une voix ou une entité sonore « autre » sont de ce fait des actions sociales qui méritent de retenir notre attention. Comment les sons deviennent-ils des enjeux de lutte ? En quoi les asymétries sociales, de race et de genre participent à construire les imaginaires sonores ?
*AXE 2 : Archives. Recompositions sonores et collectes ethnographiques*
Le deuxième axe entend, quant à lui, mettre l’accent sur la diversité des méthodologies de collecte des sons, de leur archivage et de leur mobilisation ultérieure dans différents cadres épistémologiques. Quels phénomènes l’usage de matériaux et d’archives sonores permet-il de saisir ? Les dimensions coloniales et impériales de la diffusion globale de la modernité sonore (McMurray et Mukhopadhyay, 2024), ainsi que la captation des univers sonores extra-européens (Kalinowski, 2023 ; Amselle, 2024), retiennent aujourd’hui l’attention de différentes recherches. Dans la mesure où la mise en archive procède d’un rapport de pouvoir, quels sons sont réduits au silence par les choix de collecte et de diffusion, qui privilégient certaines voix plutôt que d’autres ?
Au long du XXème siècle, les recherches en ethnologie ont souvent contribué à nourrir une vision culturaliste de la « musique des autres » ou des « mondes de la musique », associant un ensemble de sons sélectionnés à un projet de classification identitaire, où le sonore serait constitutif d’une frontière ethnique, politique, sociale ou culturelle. Quel statut accorder à ces éléments sonores reconstitués à partir d’un ensemble hétérogène de voix, de bruits et d’enregistrements ? Et quelle forme de réflexivité adopter face à leur usage ? Les mondes sonores ainsi construits ne reflètent ni une réalité tangible, ni une vérité incontestable, ni une expérience universellement partagée : une forme de distorsion s’impose nécessairement dans toute traduction des expériences humaines. Elle se répercute dans notre confrontation aux matériaux collectés lors de nos recherches, tant dans les transcriptions écrites que dans les enregistrements sonores.**
Travailler ces distorsions et ces écarts est justement la direction vers laquelle cet appel entend vous inviter. À la manière de la notion d’« économie visuelle » (Poole, 1997), celle d’« économie sonore » pourrait permettre d’étendre l’examen aux espaces dans lesquels opèrent les sons enregistrés, depuis leurs circuits de commande, de financement, en passant par leurs conditions de production, jusqu’à leur reproduction, leur circulation et leur consommation. Qui tend le micro, vers qui et pour quelle audience ?
*AXE 3 : Médias. Matérialités et techniques du son*
Enfin, les techniques de production, d’édition et de diffusion du son peuvent être interrogées à la lumière des logiques politiques, économiques et sociales qui les informent, et qu’elles renforcent rétroactivement. Dans le champ des /sound studies/, Jonathan Sterne (2015) a montré que les premières techniques d’enregistrement des voix humaines pouvaient être mises en lien avec d’autres formes de conservation comme l’embaumement des corps : loin de figer dans le temps des présences sonores originelles, la préservation des voix mobilise des procédés techniques d’édition, permettant d’assurer leur fonction sociale sur le temps long. Cette comparaison attire l’attention sur trois aspects, pouvant être abordés dans cet axe : la matérialité des sons ; les processus techniques mobilisés pour leur enregistrement, leur transformation et leur diffusion ; et la fonction sociale qui se dégage de cette économie sonore.
L’idée d’une matérialité des sons renvoie à la fois à la nature physique des phénomènes sonores et aux dispositifs techniques par lesquels ils sont produits, transformés et diffusés. En effet, les sons circulent bien souvent via des infrastructures médiatiques (radios, télévision, enregistrements diffusés sur supports matériels, etc.), qui participent pleinement au façonnement de la matière sonore. Ces dispositifs techniques matérialisent et structurent des /usage/s politiques, économiques et culturels qui déterminent en partie la forme mais également la fonction sociale du son. Ainsi, les sons qui se diffusent à la radio ou au cinéma peuvent représenter des forums où différentes compréhensions sonores du monde s’affrontent. Des voix ou des musiques sont ainsi façonnées et médiatisées pour véhiculer des identifications raciales ou de genre, pour des raisons commerciales ou politiques (Eidhseim, 2019 ; Miller, 2010). La diffusion des sons recouvre donc une réalité matérielle et technique dans laquelle s’inscrivent les négociations autour des significations apportées aux sons, qui sont parfois conflictuelles.
La dimension politique, économique et sociale des médias sonores nécessite enfin de questionner des modes de /production /inscrits sur le temps long. L’archéologie des médias, développée par des théoriciens comme Jacob Smith (2015), invite à réfléchir sur l’histoire et l’impact environnemental des médias de masse, qui reposent sur des logiques productives et extractivistes souvent invisibilisées. Celles-ci seront d’un intérêt particulier pour cette journée d’étude.
Le comité d’organisation encourage des propositions reflétant une pluralité d’approches et de terrains. Il souhaiterait également que chaque proposition puisse inclure la présentation et l’analyse d’un enregistrement ou d’une archive portant sur le son, afin d’ancrer nos réflexions théoriques dans des matériaux concrets.
Les propositions de communications (titre, résumé) sont à envoyer *avant le 15 juillet 2026* à l’adresse : *appel.sonore@proton.me***
*Comité d’organisation :*
Frignati Emilio (ATER Paris Nanterre // LAS) Louvet Raphaël (ATER EHESS // Chine, Corée, Japon) Pinet-Le Bras Tristan (ATER UVSQ // Mondes Américains/CENA) Rousseau Antoine (ATER Paris Cité // Mondes Américains/CRALMI) Vandevelde Laurie (Doctorante EHESS // LAS)
— Antoine Rousseau Docteur en histoire (Paris 1) ATER en histoire contemporaine (Paris Cité) UMR 8168 Mondes Américains / UMR 8264 ECHELLES / UMR 245 CESSMA Podcast La Panaméricaine
*Appel à communications pour une journée d’étude*
*Fin octobre 2026 à Paris* (lieu à déterminer)
Comment travailler sur les univers sonores du passé ? Comment rendre compte des pratiques et des interprétations que nos contemporains associent aux sons ?
Ces questions ont nourri diverses réflexions depuis plusieurs décennies au sein de différentes disciplines des sciences sociales, comme l’histoire des sensibilités (Corbin, 1994) et l’anthropologie sensorielle (Feld, 1982), ainsi que dans le champ interdisciplinaire des /sound studies/. Les recherches issues de ce dernier ont souvent travaillé à partir du concept de « paysage sonore » ou de « soundscape » (Murray Schafer, 1977 ; Samuels et al., 2010). Celui-ci a ensuite été critiqué pour sa prétendue objectivité, alors qu’il s’inscrit dans un mode de représentation occidental dans lequel prime le sens de la vue. En réalité, le « paysage sonore » est une recréation a posteriori qui ne correspond pas forcément à la manière dont les expériences sonores sont perçues et vécues dans différents contextes.
Plutôt que de considérer les phénomènes sonores comme des entités stables, objectives et délimitées dans l’espace et dans le temps, notre approche vise à décrire des formes de tension qui se matérialisent dans des zones de rencontre, entre humains et entre humains et non-humains (animaux, esprits, machines), pris dans des rapports de pouvoir (de race, de genre et de classe). Le son est ici considéré comme un objet composite qui met en jeu des frictions et des conflits, des métissages, des rapports d’altérité et d’hybridité.
Cet appel à contributions se veut interdisciplinaire, il s’adresse tant à des anthropologues et à des sociologues, qu’à des historiens, des géographes et des acousticiens, qui partagent une même attention pour les méthodes qualitatives et l’étude des usages sociaux du son. Pour explorer ces questionnements, les propositions de communications pourront s’inscrire dans un ou plusieurs des trois axes présentés ci-dessous.
*AXE 1 : Imaginaires. Perceptions des sons et luttes pour l’interprétation*
Ce premier axe propose de réfléchir aux mécanismes sociaux en jeu dans la production et la réception des sons. Il s’agit de montrer comment la pluralité des acteurs et des objets qui interviennent dans cette dernière fait écho à la pluralité des écoutes et des interprétations. Avant d’arriver jusqu’à nos oreilles, les sons traversent une multitude de filtres culturels qui en façonnent le(s) sens. Les ancrages sociaux, raciaux et de genre jouent à plein dans l’interprétation des phénomènes sonores et des imaginaires que ces derniers produisent (Granger et Goetschel, 2020 ; Granger et Montjaret, 2020).
Dans les polyphonies sardes énoncées lors de la Semaine sainte dans le village de Castelsardo par exemple, la fusion harmonique des quatre voix masculines qui composent le chœur du /Stabat Mater/ donne à entendre une cinquième voix féminine, appelée la /quintina/, que « le contexte dramatique de la Passion invite à entendre comme celle de la Vierge ». Cette voix se présente ainsi au public des fidèles rassemblés pour la célébration « comme l’attribut acoustique de l’ineffable » (Lortat-Jacob, 1998 : 152). Dans la musique instrumentale /mvët/ des bardes-harpistes fang du Cameroun, ce sont cette fois des lignes mélodico-rythmiques « cachées dans la composition » et résultant de la combinaison des parties jouées par les deux mains du harpiste qui sont perçues par le musicien comme « la manifestation d’une force qui chante dans le /mvët/ mais n’émane pas du barde lui-même » (Boyer 1988 : 122). Dans les récits mythiques des Tukano du haut Rio Negro amazonien, les dangereux esprits de la forêt s’expriment parfois dans la langue et avec l’intonation caractéristique des Blancs habitants dans les centres urbains de la région.
Produire et reconnaître une voix ou une entité sonore « autre » sont de ce fait des actions sociales qui méritent de retenir notre attention. Comment les sons deviennent-ils des enjeux de lutte ? En quoi les asymétries sociales, de race et de genre participent à construire les imaginaires sonores ?
*AXE 2 : Archives. Recompositions sonores et collectes ethnographiques*
Le deuxième axe entend, quant à lui, mettre l’accent sur la diversité des méthodologies de collecte des sons, de leur archivage et de leur mobilisation ultérieure dans différents cadres épistémologiques. Quels phénomènes l’usage de matériaux et d’archives sonores permet-il de saisir ? Les dimensions coloniales et impériales de la diffusion globale de la modernité sonore (McMurray et Mukhopadhyay, 2024), ainsi que la captation des univers sonores extra-européens (Kalinowski, 2023 ; Amselle, 2024), retiennent aujourd’hui l’attention de différentes recherches. Dans la mesure où la mise en archive procède d’un rapport de pouvoir, quels sons sont réduits au silence par les choix de collecte et de diffusion, qui privilégient certaines voix plutôt que d’autres ?
Au long du XXème siècle, les recherches en ethnologie ont souvent contribué à nourrir une vision culturaliste de la « musique des autres » ou des « mondes de la musique », associant un ensemble de sons sélectionnés à un projet de classification identitaire, où le sonore serait constitutif d’une frontière ethnique, politique, sociale ou culturelle. Quel statut accorder à ces éléments sonores reconstitués à partir d’un ensemble hétérogène de voix, de bruits et d’enregistrements ? Et quelle forme de réflexivité adopter face à leur usage ? Les mondes sonores ainsi construits ne reflètent ni une réalité tangible, ni une vérité incontestable, ni une expérience universellement partagée : une forme de distorsion s’impose nécessairement dans toute traduction des expériences humaines. Elle se répercute dans notre confrontation aux matériaux collectés lors de nos recherches, tant dans les transcriptions écrites que dans les enregistrements sonores.**
Travailler ces distorsions et ces écarts est justement la direction vers laquelle cet appel entend vous inviter. À la manière de la notion d’« économie visuelle » (Poole, 1997), celle d’« économie sonore » pourrait permettre d’étendre l’examen aux espaces dans lesquels opèrent les sons enregistrés, depuis leurs circuits de commande, de financement, en passant par leurs conditions de production, jusqu’à leur reproduction, leur circulation et leur consommation. Qui tend le micro, vers qui et pour quelle audience ?
*AXE 3 : Médias. Matérialités et techniques du son*
Enfin, les techniques de production, d’édition et de diffusion du son peuvent être interrogées à la lumière des logiques politiques, économiques et sociales qui les informent, et qu’elles renforcent rétroactivement. Dans le champ des /sound studies/, Jonathan Sterne (2015) a montré que les premières techniques d’enregistrement des voix humaines pouvaient être mises en lien avec d’autres formes de conservation comme l’embaumement des corps : loin de figer dans le temps des présences sonores originelles, la préservation des voix mobilise des procédés techniques d’édition, permettant d’assurer leur fonction sociale sur le temps long. Cette comparaison attire l’attention sur trois aspects, pouvant être abordés dans cet axe : la matérialité des sons ; les processus techniques mobilisés pour leur enregistrement, leur transformation et leur diffusion ; et la fonction sociale qui se dégage de cette économie sonore.
L’idée d’une matérialité des sons renvoie à la fois à la nature physique des phénomènes sonores et aux dispositifs techniques par lesquels ils sont produits, transformés et diffusés. En effet, les sons circulent bien souvent via des infrastructures médiatiques (radios, télévision, enregistrements diffusés sur supports matériels, etc.), qui participent pleinement au façonnement de la matière sonore. Ces dispositifs techniques matérialisent et structurent des /usage/s politiques, économiques et culturels qui déterminent en partie la forme mais également la fonction sociale du son. Ainsi, les sons qui se diffusent à la radio ou au cinéma peuvent représenter des forums où différentes compréhensions sonores du monde s’affrontent. Des voix ou des musiques sont ainsi façonnées et médiatisées pour véhiculer des identifications raciales ou de genre, pour des raisons commerciales ou politiques (Eidhseim, 2019 ; Miller, 2010). La diffusion des sons recouvre donc une réalité matérielle et technique dans laquelle s’inscrivent les négociations autour des significations apportées aux sons, qui sont parfois conflictuelles.
La dimension politique, économique et sociale des médias sonores nécessite enfin de questionner des modes de /production /inscrits sur le temps long. L’archéologie des médias, développée par des théoriciens comme Jacob Smith (2015), invite à réfléchir sur l’histoire et l’impact environnemental des médias de masse, qui reposent sur des logiques productives et extractivistes souvent invisibilisées. Celles-ci seront d’un intérêt particulier pour cette journée d’étude.
Le comité d’organisation encourage des propositions reflétant une pluralité d’approches et de terrains. Il souhaiterait également que chaque proposition puisse inclure la présentation et l’analyse d’un enregistrement ou d’une archive portant sur le son, afin d’ancrer nos réflexions théoriques dans des matériaux concrets.
Les propositions de communications (titre, résumé) sont à envoyer *avant le 15 juillet 2026* à l’adresse : *appel.sonore@proton.me***
*Comité d’organisation :*
Frignati Emilio (ATER Paris Nanterre // LAS) Louvet Raphaël (ATER EHESS // Chine, Corée, Japon) Pinet-Le Bras Tristan (ATER UVSQ // Mondes Américains/CENA) Rousseau Antoine (ATER Paris Cité // Mondes Américains/CRALMI) Vandevelde Laurie (Doctorante EHESS // LAS)
— Antoine Rousseau Docteur en histoire (Paris 1) ATER en histoire contemporaine (Paris Cité) UMR 8168 Mondes Américains / UMR 8264 ECHELLES / UMR 245 CESSMA Podcast La Panaméricaine

