AAC: Construire une présence publique : l’engagement médiatique des diplomates durant la décolonisation et ses prolongements

Chères et chers collègues,
Veuillez trouver ci-dessous un appel à communications<filesender.renater.fr/?s=download&token=fd28c929-7034-47c0-9d88-d25f7c90385b> pour une (demi-)journée d’étude en ligne.
Au plaisir de vous lire. Bien cordialement,
Charlotte Faucher & Charlotte Lerg
Diplomats in Public: Training and Practices of Media Engagement During Decolonisation and After (Construire une présence publique : l’engagement médiatique des diplomates durant la décolonisation et ses prolongements)
Demi-journée d’études organisée par Charlotte Faucher (University of Bristol) et Charlotte Lerg (LMU Munich/Mannheim University)
Langue : anglais (merci de nous contacter si cela vous pose un problème ; nous pouvons envisager des aménagements pour les personnes souhaitant présenter en allemand ou en français).
En partenariat avec le Centre for Creative and Critical Media, School of Modern Languages, University of Bristol
Date : 16 octobre 2026, via Zoom
La conférence inaugurale sera donnée par un membre du projet financé par le Leverhulme Trust « Training Diplomats of Postcolonial African States 1957–1997 », dirigé par Pr. Ruth Craggs, Pr. Fiona McConnell et Dr Jonathan Harris.
Présentation
Au cours du XXème siècle, la diplomatie s’est développée dans une sphère publique de plus en plus participative, que ce soit dans la presse, à la radio et à la télévision y compris, plus récemment, sur les chaînes d’information en continu. À mesure que le niveau d’éducation et d’information des sociétés a augmenté, et que les technologies ont facilité l’accès à l’information, les publics ont exigé davantage, et de nouveaux types d’information sur les relations internationales. Par conséquent, les identités professionnelles dans la diplomatie et les pratiques tournées vers le public ont évolué.
Cette évolution a influencé les débats sur la professionnalisation de la formation diplomatique. Elle a suscité des interrogations quant à la préparation des nouveaux diplomates à l’engagement avec les médias, tant au sein des institutions de formation qu’auprès des responsables gouvernementaux. Ces débats se sont complexifiés dans le contexte de la décolonisation qui a suivi la Seconde Guerre mondiale et de la réorganisation des appareils diplomatiques des nouveaux États indépendants. Néanmoins, certaines traditions se sont perpétuées entre les périodes coloniale et postcoloniale. Des institutions renommées comme l’Université d’Oxford et Sciences Po Paris ont continué à former des diplomates provenant des anciennes colonies britanniques et françaises, même après que les nouveaux États indépendants ont eu établi leurs propres établissements pour former leurs corps diplomatiques. La guerre froide a donné lieu à de nouvelles formes de dépendances. Elle a également mis en lumière les pratiques de diplomatie publique et de soft power.
Ces transformations ont considérablement modifié la façon dont les diplomates de pays en cours de décolonisation ou nouvellement indépendants ont utilisé les médias et interagi avec le public. La couverture médiatique a parfois servi à promouvoir une reconnaissance internationale auprès de publics nationaux et étrangers. L’issue des pourparlers diplomatiques de décolonisation dépendait, en partie, des récits médiatiques, que différents acteurs et actrices tentaient de contrôler. Cette journée d’étude s’inscrit dans la dynamique de la « nouvelle histoire diplomatique », qui met en évidence la dimension élargie de la diplomatie et la pluralité de ses modalités d’action. Nous prenons également pour cadre l’histoire des médias et l’histoire culturelle de la politique internationale (Kulturgeschichte des Politischen).
Nous invitons des contributions portant sur le rôle des médias dans les pratiques diplomatiques durant les processus de décolonisation du XXème siècle. Les communications pourraient concerner aussi bien les anciennes puissances coloniales que les nouveaux États indépendants. Nous encourageons les participant-e-s à envisager un grand nombre d’acteurs et d’actrices : agences de relations publiques, fonctionnaires responsables de la communication, institutions concevant des formations médiatiques spécialisées, ou encore individus réfléchissant aux avantages et inconvénients de la visibilité médiatique. Nous encourageons des communications sur les méthodes informelles de formation (correspondances, échanges personnels) ou sur les mécanismes plus formels (notes de synthèse ou protocolaires ou encore des réformes structurelles au sein des ministères des Affaires étrangères ou des ambassades, comme l’introduction de points de presse ou la coopération avec les correspondants étrangers).
Nous invitons des communications de 15 minutes portant (entre autres) sur les thèmes suivants :
* Quelles structures institutionnelles (bureaux de presse, etc.) et quels dispositifs (directives politiques, etc.) ont vu le jour pour accompagner les diplomates dans l’exercice de leurs fonctions ? * Quels étaient les diplomates qui s’exprimaient en public (rang, géographie – administration centrale ou à l’étranger –, âge et genre). Comment concevaient‑iels leur rôle ? * Comment les responsables de l’élaboration et de la mise en œuvre de ces pratiques médiatiques réfléchissaient‑iels à leurs propres méthodes ? * Dans quelle mesure les pratiques d’engagement médiatique sont-elles en lien avec la propagande ? Comment les diplomates appréhendaient‑iels cette question ? * L’engagement médiatique diplomatique a-t-il permis à des acteurs et actrices diplomatiques traditionnellement moins puissant-e-s, tels que les diasporas ou les femmes, de saisir des opportunités pendant la décolonisation ? * Comment l’utilisation des médias s’est‑elle structurée au cours des premières années pendant l’indépendance ?
Calendrier
* Date limite d’envoi des propositions : 29 mai 2026 * Sélection des communications et réponse des organisatrices : 26 juin 2026
Merci d’envoyer en un seul fichier (.doc ou .docx) : (1) un résumé de 300 mots maximum, et (2) une courte biographie avec affiliation. Merci d’envoyer vos propositions à Charlotte Lerg (Charlotte.Lerg@lmu.de<mailto:Charlotte.Lerg@lmu.de>) et Charlotte Faucher (charlotte.faucher@bristol.ac.uk<mailto:charlotte.faucher@bristol.ac.uk>).

Dr Charlotte Faucher, FHEA (she / her<www.mypronouns.org/she-her>)
Senior lecturer in Modern French History
Staff profile<www.bristol.ac.uk/people/person/Charlotte-Faucher-bafcc4d8-6183-427d-9af7-3a256d90aadf/>
School of Modern Languages, Faculty of Arts, Law & Social Sciences<www.bristol.ac.uk/arts-law-social-sciences/> | University of Bristol | Room 2.64, 19 Woodland Road (no lift) | Bristol, BS8 1UQ

Latest Publications:
Report: UK Cultural Diplomacy in Europe 1989-2025<www.bristol.ac.uk/policybristol/policy-briefings/soft-power-uk/> (2025)
Article: Towards a sustainable cultural diplomacy<doi-org.bris.idm.oclc.org/10.1080/10286632.2025.2470826> (2025)
Co-edited volumes: Soft Power Beyond the Nation<press.georgetown.edu/Book/Soft-Power-beyond-the-Nation> (2024); Histoire(s) de la diplomatie culturelle française<editions-attribut.com/product/histoire-de-la-diplomatie-culturelle-francaise/> (2024); Françaises et Français libres<pur-editions.fr/product/9946/francaises-et-francais-libres> (2024)