Séminaire « Savoirs sur l’eau et conflits de légitimité : archaïsmes ou réponses durables ? », UPPA, 13 mars 2026
Bonjour, Nous avons le plaisir de vous convier au séminaire « Savoirs sur l’eau et conflits de légitimité : a rchaïsmes ou réponses durables ? » coordonné par Mathilde Lamothe (ITEM UPPA), dans le cadre du Master HCP et de la chaire de professeur junior PCITER. Il aura lieu le vendredi 13 mars 2026 en salle Chadefaud de l’Institut Claude Laugénie, à l’Université de Pau et des Pays de l’Adour. Argumentaire
Ce séminaire pluridisciplinaire interroge les controverses autour de la gestion de l’eau, de sa marchandisation et de sa patrimonialisation. Qu’elle soit d’eau douce ou d’eau salée, la ressource hydraulique est au cœur de savoirs naturalistes et patrimoniaux par les communautés locales, mais aussi – et notamment lorsque l’on aborde les savoirs halieutiques – de controverses environnementales autour de la relation homme-animal (Bernardina, 2020) et d’oppositions locales entre exploitants de la « nature » et conservateurs de cette même « nature » (Kzenevic dans Danto et al. , 2020). Sa gestion fait l’objet d’une administration et d’une réglementation venant de composantes hétérogènes, allant de l’échelle associative à l’échelle étatique, qui tend à se superposer à l’image d’un palimpseste et à évacuer le rôle et la place des usagers. Les savoirs autour de l’eau, qu’ils s’incarnent à travers des savoirs techniques, narratifs, affectifs ou encore scientifiques, font partie de ces objets patrimoniaux qui sont le lieu de confrontation de légitimités socialement hiérarchisées (Tornatore, 2004). Cette confrontation d’expertise se retrouve notamment au sein des politiques du patrimoine culturel immatériel à travers les « savoirs et pratiques concernant la nature et l’univers », en particulier les systèmes de gestion traditionnels, les usages locaux qualifiés de « traditionnels » ou de « subsistance ». Il est vrai que, sur le plan national, l’articulation délicate entre une politique du patrimoine et une politique de biodiversité pour l’État français peut parfois apparaître tactique ou contradictoire (Debarbieux, 2025).
Dans ce séminaire, il s’agit d’analyser la manière dont savoirs empiriques et scientifiques autour de l’eau sont articulés dans les discours et les pratiques, mais aussi dans les demandes de reconnaissance patrimoniales et environnementales. À travers des légitimités en tension, les présentations et discussions s’attacheront à comprendre les enjeux et les freins à la reconnaissance de ces savoirs naturalistes par les divers organismes gestionnaires.
Retrouvez le programme à l’adresse : [ https://item.hypotheses.org/16922 | https://item.hypotheses.org/16922 ] Pour assister au séminaire en visioconférence : [ https://teams.microsoft.com/meet/3625538795445?p=c7umlOtctbcG7nlCDn | Rejoindre la réunion TEAMS ]
Bien cordialement.
Ce séminaire pluridisciplinaire interroge les controverses autour de la gestion de l’eau, de sa marchandisation et de sa patrimonialisation. Qu’elle soit d’eau douce ou d’eau salée, la ressource hydraulique est au cœur de savoirs naturalistes et patrimoniaux par les communautés locales, mais aussi – et notamment lorsque l’on aborde les savoirs halieutiques – de controverses environnementales autour de la relation homme-animal (Bernardina, 2020) et d’oppositions locales entre exploitants de la « nature » et conservateurs de cette même « nature » (Kzenevic dans Danto et al. , 2020). Sa gestion fait l’objet d’une administration et d’une réglementation venant de composantes hétérogènes, allant de l’échelle associative à l’échelle étatique, qui tend à se superposer à l’image d’un palimpseste et à évacuer le rôle et la place des usagers. Les savoirs autour de l’eau, qu’ils s’incarnent à travers des savoirs techniques, narratifs, affectifs ou encore scientifiques, font partie de ces objets patrimoniaux qui sont le lieu de confrontation de légitimités socialement hiérarchisées (Tornatore, 2004). Cette confrontation d’expertise se retrouve notamment au sein des politiques du patrimoine culturel immatériel à travers les « savoirs et pratiques concernant la nature et l’univers », en particulier les systèmes de gestion traditionnels, les usages locaux qualifiés de « traditionnels » ou de « subsistance ». Il est vrai que, sur le plan national, l’articulation délicate entre une politique du patrimoine et une politique de biodiversité pour l’État français peut parfois apparaître tactique ou contradictoire (Debarbieux, 2025).
Dans ce séminaire, il s’agit d’analyser la manière dont savoirs empiriques et scientifiques autour de l’eau sont articulés dans les discours et les pratiques, mais aussi dans les demandes de reconnaissance patrimoniales et environnementales. À travers des légitimités en tension, les présentations et discussions s’attacheront à comprendre les enjeux et les freins à la reconnaissance de ces savoirs naturalistes par les divers organismes gestionnaires.
Retrouvez le programme à l’adresse : [ https://item.hypotheses.org/16922 | https://item.hypotheses.org/16922 ] Pour assister au séminaire en visioconférence : [ https://teams.microsoft.com/meet/3625538795445?p=c7umlOtctbcG7nlCDn | Rejoindre la réunion TEAMS ]
Bien cordialement.
Joëlle SAUCES
ITEM EA 3002 « Identités, Territoires, Expressions, Mobilités » Université de Pau et des Pays de l’Adour, Institut Claude Laugénie, Avenue du Doyen Poplawski 64000 PAU Tél : 05.40.17.52.21

