AAC Loyautés déchirées : Regards croisés sur la trahison et la fidélité (XIVe – XXe)

Chers collègues,   J’ai le plaisir de co-organiser avec Mauréna Benteboula <www.linkedin.com/in/maur%C3%A9na-benteboula-049980380/> , Valentin Fontana <www.linkedin.com/in/valentin-fontana-63b914271/> et Fabio Ventorino une journée d’étude diachronique consacrée aux notions de fidélité et de trahison du XIVe au XXe siècle, qui se tiendra à l’Université de Lille le 22 octobre 2026. Date limite de soumission des propositions : 8 mars 2026 Les propositions de communication sont à déposer via la plateforme SciencesConf : Loyautés déchirées : Regards croisés sur la trahison et la fidélité (XIVe-XXe siècle) – Sciencesconf.org <trahison.sciencesconf.org/>   Louis Fortemps     Cette journée d’étude propose d’interroger, dans une perspective diachronique et interdisciplinaire, les multiples formes qu’ont prises fidélité et trahison du XIVᵉ au XXIᵉ siècle. De la loyauté féodale fondée sur le serment aux conflits de fidélités propres aux États modernes et contemporains, il s’agira d’analyser la manière dont les acteurs – princes, sujets, militaires, religieux, conjoints, citoyens – ont négocié, justifié ou subi cette tension constitutive du politique. La fidélité apparaît historiquement comme une relation conditionnelle, inscrite dans des systèmes d’obligations réciproques entre individus et institutions. Sa rupture, loin de relever exclusivement de la déviance morale, peut être interprétée comme une forme de contestation politique, notamment lorsque le pouvoir excède les limites qui fondent sa légitimité. Inversement, l’accusation de trahison s’impose comme un instrument central de stigmatisation, d’exclusion et de délégitimation, participant à la construction de l’ennemi intérieur et à la définition des frontières du corps politique. En croisant les approches de l’histoire, de la science politique, du droit, de la sociologie et de la philologie, cette journée entend montrer que fidélité et trahison constituent des catégories dynamiques, révélatrices des transformations des régimes politiques, des formes d’autorité et des modes d’appartenance collective. À travers l’étude des discours, des pratiques et des figures du traître ou du fidèle, il s’agira de mieux comprendre comment ces notions structurent les relations de pouvoir et les imaginaires politiques sur le long terme. Cette journée d’étude s’inscrit dans un cycle de trois journées organisées sur trois années consécutives, accueillies successivement à Lille, à Liège et à Luxembourg.