soutenance d’habilitation. 28.01, Amiens
chères et chers collègues,
j’ai le plaisir de vous convier à la soutenance de mon travail d’habilitation le mercredi 28 janvier. Elle a lieu à 10h à l’université d’Amiens, dans la salle F-113 du bâtiment Citadelle (10 rue des Français libres à Amiens). Un pot à 14h suivra la soutenance.
Le dossier comporte une recherche inédite intitulée ‘Mezalians – l’architecture rurale en Pologne et en Bulgarie à l’époque communiste’ dont je mets un résumé ci-dessous. Il comprend aussi un mémoire de synthèse intitulé ‘Être étranger à un contexte’ et une sélection d’articles publiés.
Le jury est composé de : Błażej Brzostek, Université de Varsovie. Sabine Dullin, Institut d’Études Politiques de Paris. Carmen Popescu, École Nationale d’Architecture Paris-Val de Seine. Łukasz Stanek, Université du Michigan, Ann Arbor. Simon Texier, Université de Picardie Jules Verne, Amiens (garant). Bertrand Tillier, Université Paris 1 Panthéon Sorbonne. Nadine Vivier, Université du Mans.
Un lien Zoom sera également disponible pour suivre la soutenance à distance ; si vous souhaitez suivre la soutenance de cette façon, merci de m’écrire un message d’ici le 25 janvier.
cordialement, Jérôme Bazin
Résumé de la recherche inédite ‘Mezalians – l’architecture rurale en Pologne et en Bulgarie à l’époque communiste’: L’ambition première de cette recherche a été de décrire les bâtiments construits pendant la période communiste dans les campagnes à l’est de l’Europe. Très nombreux, nés le plus souvent en dehors des plans d’aménagement et aujourd’hui tenus à l’écart de ce qui est patrimonialisé, ils sont étrangement banals dans leurs formes et leurs matérialités. Il s’agit de regarder un ensemble de constructions modestes, une architecture sans architecte, pourtant en lien avec les grands changements que connaît l’architecture dans la seconde partie du XXe siècle. Mieux voir cette architecture permet de mieux comprendre la population rurale des sociétés communistes, une population numériquement majoritaire au début de la période, qui certes se réduit par la suite mais reste néanmoins importante. Nous avons voulu comprendre le point de vue des ruraux qui, après le cataclysme des guerres et de la collectivisation, à rebours de l’urbanisation croissante, restent. Pour eux, construire à la campagne fait sens. Délivrés de l’obligation d’être des paysans, ils bricolent des façons d’être et de vivre et négocient la supposée égalité entre campagnes et villes que les régimes communistes proclament sans se soucier de sa mise en pratique. Cette recherche réouvre donc la question de l’alliance, de la mésalliance, entre les ruraux et le communisme. Elle invite aussi à reconsidérer le récit de l’histoire sociale du XXe siècle, en partant de la persistante part rurale des sociétés. Pour s’approcher des bâtiments et des habitants, l’étude repose aussi bien sur des fonds photographiques (images réalisées par des photographes amateurs, des ethnographes, des photographes de presse, des photographes artistes) que sur des sources comme les archives d’autorités communales, de commissions de planification spatiale dans les campagnes, de commissions de contrôle de la qualité des matériaux, des entretiens retranscrits, des autobiographies de paysans-ouvriers, etc. Deux terrains ont été choisis, la Pologne et la Bulgarie, deux pays qui n’ont pas la même histoire sociale et où la collectivisation a suivi des trajectoires divergentes, ce qui rend les comparaisons et l’étude des circulations d’autant plus intéressantes. Ce sont deux points éloignés l’un de l’autre qui permettent d’appréhender dans son étendue ce qu’on appelle l’Europe centrale et orientale, souvent caractérisée, précisément, par sa ruralité.
j’ai le plaisir de vous convier à la soutenance de mon travail d’habilitation le mercredi 28 janvier. Elle a lieu à 10h à l’université d’Amiens, dans la salle F-113 du bâtiment Citadelle (10 rue des Français libres à Amiens). Un pot à 14h suivra la soutenance.
Le dossier comporte une recherche inédite intitulée ‘Mezalians – l’architecture rurale en Pologne et en Bulgarie à l’époque communiste’ dont je mets un résumé ci-dessous. Il comprend aussi un mémoire de synthèse intitulé ‘Être étranger à un contexte’ et une sélection d’articles publiés.
Le jury est composé de : Błażej Brzostek, Université de Varsovie. Sabine Dullin, Institut d’Études Politiques de Paris. Carmen Popescu, École Nationale d’Architecture Paris-Val de Seine. Łukasz Stanek, Université du Michigan, Ann Arbor. Simon Texier, Université de Picardie Jules Verne, Amiens (garant). Bertrand Tillier, Université Paris 1 Panthéon Sorbonne. Nadine Vivier, Université du Mans.
Un lien Zoom sera également disponible pour suivre la soutenance à distance ; si vous souhaitez suivre la soutenance de cette façon, merci de m’écrire un message d’ici le 25 janvier.
cordialement, Jérôme Bazin
Résumé de la recherche inédite ‘Mezalians – l’architecture rurale en Pologne et en Bulgarie à l’époque communiste’: L’ambition première de cette recherche a été de décrire les bâtiments construits pendant la période communiste dans les campagnes à l’est de l’Europe. Très nombreux, nés le plus souvent en dehors des plans d’aménagement et aujourd’hui tenus à l’écart de ce qui est patrimonialisé, ils sont étrangement banals dans leurs formes et leurs matérialités. Il s’agit de regarder un ensemble de constructions modestes, une architecture sans architecte, pourtant en lien avec les grands changements que connaît l’architecture dans la seconde partie du XXe siècle. Mieux voir cette architecture permet de mieux comprendre la population rurale des sociétés communistes, une population numériquement majoritaire au début de la période, qui certes se réduit par la suite mais reste néanmoins importante. Nous avons voulu comprendre le point de vue des ruraux qui, après le cataclysme des guerres et de la collectivisation, à rebours de l’urbanisation croissante, restent. Pour eux, construire à la campagne fait sens. Délivrés de l’obligation d’être des paysans, ils bricolent des façons d’être et de vivre et négocient la supposée égalité entre campagnes et villes que les régimes communistes proclament sans se soucier de sa mise en pratique. Cette recherche réouvre donc la question de l’alliance, de la mésalliance, entre les ruraux et le communisme. Elle invite aussi à reconsidérer le récit de l’histoire sociale du XXe siècle, en partant de la persistante part rurale des sociétés. Pour s’approcher des bâtiments et des habitants, l’étude repose aussi bien sur des fonds photographiques (images réalisées par des photographes amateurs, des ethnographes, des photographes de presse, des photographes artistes) que sur des sources comme les archives d’autorités communales, de commissions de planification spatiale dans les campagnes, de commissions de contrôle de la qualité des matériaux, des entretiens retranscrits, des autobiographies de paysans-ouvriers, etc. Deux terrains ont été choisis, la Pologne et la Bulgarie, deux pays qui n’ont pas la même histoire sociale et où la collectivisation a suivi des trajectoires divergentes, ce qui rend les comparaisons et l’étude des circulations d’autant plus intéressantes. Ce sont deux points éloignés l’un de l’autre qui permettent d’appréhender dans son étendue ce qu’on appelle l’Europe centrale et orientale, souvent caractérisée, précisément, par sa ruralité.

