AAC « Mobilités sous contraintes (XVe-XXe siècles) » – 8-10 juin 2026
Avec mes collègues, je prends la liberté de vous signaler à nouveau l’organisation les *8, 9 et 10 juin 2026* à l’Université Bordeaux-Montaigne des *IIIe rendez-vous d’histoire coloniale* du GROC (groupe de recherche sur les ordres coloniaux). Ce colloque se propose d’étudier les mobilités sous contraintes à l’époque moderne et contemporaine dans les empires coloniaux européens et non-européens (ci-dessous AAC en français ; *English version below*).
Cet appel à communication est ouvert à tous les enseignant.e.s-chercheurs, tant aux jeunes chercheurs (doctorant.e.s, post-doctorant.e.s) qu’aux titulaires. Les propositions de communications, composées d’un titre, d’un résumé de 300 mots et d’une bio bibliographie, sont attendues pour le* 6 février 2026 12h (heure de Paris)* et sont à envoyer par mail ( groc2026mobilites@gmail.com) ou à déposer à l’adresse suivante : groc2026.sciencesconf.org
Je demeure, Mesdames, Messieurs, à votre disposition et vous prie de recevoir mes meilleurs vœux pour la nouvelle année ;
*Clément PIQUET*
Agrégé d’histoire, doctorant contractuel
CEMMC (UR 2958) – Université Bordeaux-Montaigne
*English version below *
*III**e** rendez-vous d’histoire coloniale du GROC*
*8-10 juin 2026*
Ce colloque, organisé par le Groupe de Recherche sur les Ordres Coloniaux (GROC), se tiendra du 8 au 10 juin 2026 à l’Université Bordeaux-Montaigne.
*Mobilités sous contraintes dans les empires coloniaux (xv**e**-xx**e * *siècles)*
En s’intéressant aux mobilités sous contraintes dans le cadre impérial, ce colloque a pour ambition de mettre en lumière l’ensemble des déplacements imposés, encadrés ou limités par une autorité politique, économique ou sociale, où la liberté individuelle est restreinte[1] <mail.google.com/mail/u/0/#m_2555888909509997094__ftn1>. Par cette approche, il s’agit de prendre en considération les exils, les déportations comme les relégations ainsi que les migrations forcées liées à la précarité ou à la dépendance. Entrent également dans cette catégorie, les déplacements cherchant à contourner le pouvoir colonial afin d’échapper à son joug. Ainsi, les mobilités sous contraintes englobent des mécanismes structurels par lesquels les empires s’organisent, régulent ou instrumentalisent le mouvement, ainsi que les expériences humaines au cœur des mondes impériaux[2] <mail.google.com/mail/u/0/#m_2555888909509997094__ftn2>. Que les déplacés soient colons ou colonisé·e·s, nous souhaitons réfléchir aux effets des déplacements sur la large gamme des statuts des personnes engagées dans des mobilités au sein des empires.
L’approche par la mobilité s’inscrit dans un tournant plus large des humanités, marquées par la redécouverte de l’espace comme outil d’analyse[3] <mail.google.com/mail/u/0/#m_2555888909509997094__ftn3>. Impulsé depuis les années 1980-1990 dans le monde anglophone, le *Spatial Turn *des sciences humaines[4] <mail.google.com/mail/u/0/#m_2555888909509997094__ftn4> a permis de prendre davantage en considération les dimensions géographiques des objets de recherche, ces aspects étant trop souvent négligés au profit de la périodicité. Appliquée à l’histoire impériale, l’approche par les mobilités a notamment permis de mettre en lumière les réseaux impériaux, les déplacements des acteurs au sein, entre et en dehors des empires, ainsi que les questions de représentation et d’organisation de l’espace en situation coloniale[5] <mail.google.com/mail/u/0/#m_2555888909509997094__ftn5> .
Ces perspectives ont largement inspiré les partisans de la *New Imperial History*[6] <mail.google.com/mail/u/0/#m_2555888909509997094__ftn6>. Les travaux de ces historien·ne·s ont permis de repenser les mobilités à l’échelle impériale par l’analyse des multiples interactions et connexions entre les colonies, la métropole et le reste du monde, sans se contenter d’une simple dichotomie entre un centre et des périphéries impériales[7] <mail.google.com/mail/u/0/#m_2555888909509997094__ftn7>. Ce nouvel angle d’approche a permis de mettre davantage l’accent sur les circulations invisibles ou négligées, en élargissant le regard aux expériences concrètes des individus en déplacement[8] <mail.google.com/mail/u/0/#m_2555888909509997094__ftn8>*.* Des travaux ont aussi été menés sur les formes d’immobilité et les contraintes spatiales qui accompagnent ces déplacements[9] <mail.google.com/mail/u/0/#m_2555888909509997094__ftn9>. *ARGUMENTAIRE*
La formation des empires coloniaux à partir de la fin du XVe siècle jusqu’aux décolonisations, constitue une période de développement des mobilités forcées. À grande échelle, ces espaces voient des populations être déplacées sur de longues distances comme dans le cas de la traite négrière[10] <mail.google.com/mail/u/0/#m_2555888909509997094__ftn10> ou des réquisitions forcées d’hommes lors des conflits mondiaux[11] <mail.google.com/mail/u/0/#m_2555888909509997094__ftn11>. Ces mobilités sont ainsi structurantes pour les empires : elles témoignent de leurs capacités à contrôler l’espace et les populations sous leur domination. Qu’il s’agisse du système de la *mita*, reprise des Incas[12] <mail.google.com/mail/u/0/#m_2555888909509997094__ftn12>, dans le Pérou espagnol de la première modernité[13] <mail.google.com/mail/u/0/#m_2555888909509997094__ftn13> ou du travail forcé pour la construction de la ligne Congo-Océan[14] <mail.google.com/mail/u/0/#m_2555888909509997094__ftn14> ou encore de la colonisation forcée de la Sibérie occidentale dans l’Empire russe[15] <mail.google.com/mail/u/0/#m_2555888909509997094__ftn15>, ces déplacements rythment le quotidien des populations colonisées et deviennent un marqueur de la situation coloniale.
Toutefois, ces cas emblématiques ne sauraient épuiser la diversité des mobilités sous contraintes qui touchent l’ensemble des déplacé·e·s. Les périodes modernes et contemporaines sont ainsi autant marquées par des exils forcés que par des déplacements subis plus ou moins massifs. À côté de mobilités sous contraintes quantitativement importantes liées à l’exploitation des territoires (traite négrière, travail forcé, etc.), l’exil de souverains d’États autochtones[16] <mail.google.com/mail/u/0/#m_2555888909509997094__ftn16> vient questionner la dimension politique de la contrainte, ses motivations et ses conséquences. Le contexte dans lequel ces mobilités prennent place permet également de signaler les permanences et les évolutions de ces dynamiques entre les premiers et les seconds empires coloniaux. Ainsi, du point de vue judiciaire, l’expulsion de condamné·e·s vers la Louisiane entre le XVIIe et le XVIIIe siècle[17] <mail.google.com/mail/u/0/#m_2555888909509997094__ftn17> ou vers des bagnes et des colonies pénitentiaires aux XIXe et XXe siècles[18] <mail.google.com/mail/u/0/#m_2555888909509997094__ftn18> témoigne de cette même logique d’éloignement des éléments jugés dangereux en métropole ou dans les colonies. De ce point de vue, cette stratégie d’éloignement est anciennement employée pour contraindre les souverains à la soumission. En 1609, le royaume de Ryukyu, vassal de l’Empire chinois des Ming, est conquis par les seigneurs japonais de Satsuma. Son souverain, Sho Nei est alors fait prisonnier et détenu à Kagoshima au Japon. Cette conquête permet le contrôle indirect de ce territoire et d’en retirer un tribut[19] <mail.google.com/mail/u/0/#m_2555888909509997094__ftn19>. Dans un contexte belliqueux, l’expulsion ou le contrôle des mobilités des populations rentrées en résistance constituent un enjeu pour la maîtrise du territoire comme en témoigne le « Grand Dérangement » des Acadiens par les Britanniques à partir de 1755[20] <mail.google.com/mail/u/0/#m_2555888909509997094__ftn20> ou l’internement des populations kabyles après l’insurrection de 1871[21] <mail.google.com/mail/u/0/#m_2555888909509997094__ftn21>. S’ils ont différents motifs (économiques, militaires, politiques, etc.), ces déplacements forcés n’en demeurent donc pas moins un des outils de gouvernement des empires coloniaux.
Afin d’échapper aux cadres coercitifs des empires, certains individus développent des stratégies de contournement en s’imposant un déplacement à l’intérieur ou à l’extérieur d’un empire. Si les motifs peuvent être religieux comme dans les cas des Juifs ibériques[22] <mail.google.com/mail/u/0/#m_2555888909509997094__ftn22> ou des protestant·e·s[23] <mail.google.com/mail/u/0/#m_2555888909509997094__ftn23> fuyant les persécutions aux Amériques ou en Afrique du Nord, elles peuvent prendre des accents plus politiques à l’image de Amad as-Sharif as-Sanûsî qui, après avoir combattu les forces de l’Entente et de l’Italie en Libye, est exfiltré par les Allemands avant de gagner Istanbul où il mène la lutte contre les Français dans les années 1920[24] <mail.google.com/mail/u/0/#m_2555888909509997094__ftn24>. Dans d’autres cas, les populations prennent la fuite pour préserver leur liberté, comme dans le cas des Centrafricains contraints de partir vers le sud du pays afin d’échapper aux razzias des esclavagistes musulmans dans le deuxième XIXe siècle[25] <mail.google.com/mail/u/0/#m_2555888909509997094__ftn25>. Ces mobilités sous contraintes ont ainsi des causes très diverses, qu’il s’agisse de fuir les violences armées, la conscription, ou le travail forcé. Au-delà de la fuite, cependant, elles constituent parfois une forme de lutte et de résistance à l’installation des ordres coloniaux.
Ces différents exemples, s’ils ne prétendent pas à l’exhaustivité, inscrivent ce colloque sur le temps long afin d’appréhender les mobilités forcées et subies dans les empires coloniaux dans une perspective comparative. Il s’agira alors d’aller au plus près des acteur·rice·s afin d’examiner le rôle des mobilités sous contraintes : tantôt, elles servent d’outil coercitif pour le fonctionnement des empires ; tantôt elles constituent des leviers de résistance pour les populations sous domination étrangère. Ce faisant, ce colloque entend mettre en valeur les continuités et les discontinuités dans les conceptions comme dans les pratiques associées à ces déplacements, et ce, à toutes les échelles et durant l’ensemble de la période considérée. Cette thématique permet également de s’intéresser aux mobilités de décolonisations. Qu’ils soient dénommés « rapatrié·e·s » en France à partir de 1961[26] <mail.google.com/mail/u/0/#m_2555888909509997094__ftn26> ou encore des « *retornados *»[27] <mail.google.com/mail/u/0/#m_2555888909509997094__ftn27> dans le cas portugais, la question des migrant·e·s venant en métropole dans le sillage des indépendances a soulevé de nombreuses questions pour les États ; que ce soit d’un point de vue de l’indemnisation, de l’intégration comme de la mémoire de ces populations. Il s’agit donc de dépasser la césure coloniale en intégrant également ces catégories de personnes.
Notre approche diachronique du phénomène colonial, entre période moderne et contemporaine, a pour ambition de comprendre les permanences et les innovations de ces pratiques de déplacements contraints. Loin de circonscrire ce colloque aux empires européens sur la période considérée, nous invitons les chercheurs à envisager la thématique des mobilités sous contraintes dans les empires non européens. L’étude des empires et des décolonisations entend décloisonner les analyses sur ces sujets depuis plusieurs années[28] <mail.google.com/mail/u/0/#m_2555888909509997094__ftn28> de telle sorte qu’une approche des mobilités sous contraintes dans les mondes coloniaux ne saurait faire l’économie de l’étude des déplacements opérés par d’autres pouvoirs impériaux. En outre, cet intérêt doit aussi permettre de souligner le poids des permanences, des héritages, mais aussi des ruptures, des discontinuités et des conséquences quand ces populations initialement dominées par d’autres puissances autochtones tombent dans la dépendance de pouvoirs européens comme aux Amériques, en Asie ou en Afrique. *Axe** 1 : Pouvoirs impériaux et mobilités sous contraintes : contrôle, répression et contournement*
Les contributions pourront s’intéresser aux institutions impériales qui ont pour mission d’organiser, d’encadrer et de superviser ces mobilités sous contraintes. D’un point de vue théorique, ces entités s’arment d’appareils normatifs complexes pour inscrire dans le droit ces déplacements contraints. Elles encadrent le quotidien des populations dominées et permettent de réprimer les actions critiques au sens large de la présence impériale outre-mer[29] <mail.google.com/mail/u/0/#m_2555888909509997094__ftn29>.
À la suite d’un conflit, des souverains organisent administrativement le déplacement de populations jugées dangereuses pour les réinstaller dans des marges impériales ou dans des espaces de contrôles, comme dans le cas des réinstallations des élites thaïes par l’empereur Qianlong (1735-1796) au XVIIIe siècle[30] <mail.google.com/mail/u/0/#m_2555888909509997094__ftn30>. Pour l’empire français, la généralisation du régime administrativo-pénal de l’Indigénat à partir de 1887[31] <mail.google.com/mail/u/0/#m_2555888909509997094__ftn31> à la quasi-totalité des colonies permet une assignation à résidence ou une détention des sujets, mais aussi l’imposition du travail forcé aux « indigènes » (réquisition, prestation, recrutement militaire colonial annuel, travail pénal)[32] <mail.google.com/mail/u/0/#m_2555888909509997094__ftn32>. Si les déplacements contraints constituent un outil répressif majeur, ils peuvent aussi être employés pour réorganiser les empires à l’image de la population de Mazagão qui est déplacée en 1769, depuis le Maroc, en Amazonie portugaise afin de peupler cet espace encore peu anthropisé[33] <mail.google.com/mail/u/0/#m_2555888909509997094__ftn33>. Nous invitons ainsi les intervenant·e·s à se pencher sur les processus d’élaboration de ces dispositifs tout en les comparant à leur pratique effective et ce, à toutes les échelles.
Réciproquement, les institutions impériales entraînent des déplacements de populations pour échapper à leur joug. Ces mobilités de résistance s’effectuent sous contraintes dans la mesure où elles ont pour objectif de fuir ou de contourner le système colonial. En s’enfuyant de leur habitation, les esclavagisé·e·s rejoignent des sociétés clandestines de marrons dans des régions difficiles d’accès[34] <mail.google.com/mail/u/0/#m_2555888909509997094__ftn34>. Des populations colonisées cherchent à éviter l’impôt, le recensement, le travail forcé par leurs mobilités[35] <mail.google.com/mail/u/0/#m_2555888909509997094__ftn35>. Des militant·e·s fuient leur région ou prennent le maquis afin d’éviter de se faire arrêter et incarcérer par les autorités coloniales[36] <mail.google.com/mail/u/0/#m_2555888909509997094__ftn36>. Ainsi, les institutions de contrôle impérial sont également des *push factors* dans les mobilités : il s’agit de mesurer les formes et les modalités de résistance et de contournement de ces institutions grâce à l’arme de la mobilité. *Axe 2** : **La matérialité des mobilités sous contraintes : logistique, traces et vécus*
Ces politiques de déplacement et les résistances qu’elles induisent peuvent être interrogées par le prisme de leur matérialité comme levier à part entière de la construction de l’espace et de l’imaginaire colonial. Revenir à la matérialité du déplacement conduit à se focaliser sur les circuits, les vecteurs et la logistique qui rendent possibles la mise en mouvement et la rétention des individus[37] <mail.google.com/mail/u/0/#m_2555888909509997094__ftn37>. Toutefois, on se saurait oublier les conséquences matérielles de ces politiques de déplacements sur les territoires, les déplacé·e·s et les encadrant·e·s, mais aussi à celles et ceux qui restent.
En partant d’une analyse des conditions matérielles du déplacement, les contributions seront donc l’occasion de relire l’éventail des sources dont disposent les participant·e·s pour incorporer les effets et les conséquences des dynamiques de déplacement dans leur analyse. Ainsi, qu’il s’agisse de mobiliser des corpus d’archives législatives, judiciaires et administratives (littérature grise, papiers d’identité[38] <mail.google.com/mail/u/0/#m_2555888909509997094__ftn38>, registres fiscaux, recensements, etc.), discursives (écrits du for privé, récits de voyage, etc.[39] <mail.google.com/mail/u/0/#m_2555888909509997094__ftn39>), économiques (comptabilités privées, inventaires, etc.) ou iconographiques (gravures, cartes, photographies[40] <mail.google.com/mail/u/0/#m_2555888909509997094__ftn40>, etc.), nous invitons les intervenant·e·s à analyser les expériences sensibles du déplacement et mettre en évidence le vécu physique et psychique du déracinement, des violences et des résistances qui l’accompagnent.
Cette attention apportée au vécu des individus ne saurait se restreindre aux seul·e·s déplacé·e·s, de telle sorte que les colonisé·e·s, mais aussi les colons, leurs adjuvant·e·s et les témoins pourront être étudié·e·s. Cette attention portée aux objets, aux traces et aux vestiges de ces déplacements comme support d’un souvenir ou d’une expérience nous donne ainsi l’occasion de réfléchir à la formation et à la contestation des ordres coloniaux. *Axe** 3 : **Pratiques et expériences sociales des mobilités sous contraintes : genre, famille et intimité*
Cet axe privilégie une approche « par le bas », dépassant les récits centrés uniquement sur les structures politiques pour interroger les pratiques et expériences sociales concrètes des populations déplacées. Il s’intéresse aux effets des mobilités sous contraintes sur les relations familiales, les rapports de genre et les formes de sociabilité au sein des espaces impériaux.
Les chercheurs sont invités à interroger le genre de la mobilité sous contrainte[41] <mail.google.com/mail/u/0/#m_2555888909509997094__ftn41>. Alors que l’historiographie s’est souvent focalisée sur les hommes adultes, notamment dans les contextes militaires ou coloniaux, ce colloque vise à mettre en lumière d’autres figures souvent invisibilisées : les « proches », notamment les femmes, les enfants et les personnes âgées. Il s’agira par ailleurs de prendre en compte l’impact des déplacements ou au contraire l’immobilité forcée sur la reconfiguration des rôles et des normes au sein des familles et des communautés. La mobilité masculine comme celles des tirailleurs ou des travailleurs produit également des effets indirects sur la sphère domestique, notamment l’entrée des femmes sur le marché du travail ou encore la contestation des normes conjugales[42] <mail.google.com/mail/u/0/#m_2555888909509997094__ftn42>.
Les propositions pourront s’appuyer sur des cas variés à l’instar des femmes de tirailleurs sénégalais qui suivent la colonne militaire au cours de ses déplacements[43] <mail.google.com/mail/u/0/#m_2555888909509997094__ftn43>, des enfants métis rapatriés du Cambodge pendant la période post-coloniale[44] <mail.google.com/mail/u/0/#m_2555888909509997094__ftn44>, ou encore sur le déplacement forcé des « femmes de réconfort » coréennes dans l’empire japonais[45] <mail.google.com/mail/u/0/#m_2555888909509997094__ftn45> autres situations où les mobilités permettent de mieux comprendre les rôles genrés dans la gestion du déplacement. L’objectif est de restituer les stratégies de résistance ou d’adaptation, ainsi que les reconfigurations des sphères domestiques et affectives face aux déséquilibres que créent les mobilités [46] <mail.google.com/mail/u/0/#m_2555888909509997094__ftn46>. *MODALITÉS DE CANDIDATURE*
Cet appel à communication est ouvert à tous les enseignant.e.s-chercheurs, tant aux jeunes chercheurs (doctorant.e.s, post-doctorant.e.s) qu’aux titulaires. Les propositions de communications, composées d’un titre, d’un résumé de 300 mots et d’une bio bibliographie, sont attendues pour le* 6 février 2026 12h (heure de Paris)* et sont à envoyer par mail ( groc2026mobilites@gmail.com) ou à déposer à l’adresse suivante : groc2026.sciencesconf.org
*CALENDRIER*
Date limite des candidatures : 6 février 2026
Réponse aux candidat·e·s retenu·e·s : 6 avril 2026
*COMITÉ SCIENTIFIQUE*
Pierre-Emmanuel Bachelet (ENS de Lyon, Institut d’Asie Orientale)
Vincent Bollenot (Université de Caen, HisTéMé)
Virginie Chaillou (Université de Nantes, CRHIA)
Thaïs Gendry (EHESS-Université de Genève, CERMA)
Thierry Guillopé (Université Gustave Eiffel, Analyse comparée des pouvoirs)
Clément Fabre (Université Paris-Est Créteil, SIRICE et CRHEC)
Ümit Kurt (University of Newcastle)
Fanny Layani (Université Paris-Nanterre, ISP)
Caroline Le Mao (Université Bordeaux-Montaigne, CEMMC)
Julie Marquet (Université du Littoral Côte d’Opale, CESAH)
Anna Nasser (Deakin Visiting Fellow, St. Antony’s College – Oxford University et Maison Française d’Oxford)
Romy Sanchez (CNRS, CERMA)
Laurent Refuveille (Université de Lorraine, CRULH)
*COMITÉ D’ORGANISATION*
Naomi Bell (Paris 1, IMAF, PIREH)
Marine Bellot-Gurlet (ENS de Lyon, LARHRA)
Margot Garcin (Aix-Marseille Université, TELEMME)
Emma Gendre (EHESS, IMAF)
Siga Maguiraga (European University Institute, Institut Universitaire Européen)
Luca Nelson-Gabin (Aix-Marseille Université, IREMAM)
Clément Piquet (Université Bordeaux-Montaigne, CEMMC)
Angel Pellerej (EHESS, CERMES3)
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[1] <mail.google.com/mail/u/0/#m_2555888909509997094__ftnref1> Delphine Diaz, « Comparer Les Mobilités Contraintes », *Hypothèses,* n° 117, 2014, p. 145–55.
[2] <mail.google.com/mail/u/0/#m_2555888909509997094__ftnref2> Sophie Dulucq et al., *Au cœur des empires – Destins individuels et logiques impériales, XVIe-XXIe siècle*, Paris, CNRS éditions, 2023.
[3] <mail.google.com/mail/u/0/#m_2555888909509997094__ftnref3> Mimi Sheller, « From spatial turn to mobilities turn », *Current Sociology*, n° 65, p. 23-639.
[4] <mail.google.com/mail/u/0/#m_2555888909509997094__ftnref4> Edward W. Soja, *Postmodern Geographies: The Reassertion of Space in Critical Social Theory,* London, Verso, 1989 ; Barney Warf & Santa Arias(eds.), *The Spatial Turn: Interdisciplinary Perspectives, *Abingdon Routledge, 2009.
[5] <mail.google.com/mail/u/0/#m_2555888909509997094__ftnref5> Robert Aldrich et Alan Lester, « Place and space in British imperial history writting », *The Routledge History of Western Empire*, Abingdon, Routledge, 2014, p. 300‑314 ; Hélène Blais, *Mirages de la carte. L’invention de l’Algérie coloniale*, Paris, Fayard, 2014.
[6] <mail.google.com/mail/u/0/#m_2555888909509997094__ftnref6> Ann Laura Stoler et Frederick Cooper, *Tensions of Empire. Colonial Cultures in a Bourgeois World*, Berkley, University of California Press, 1997.
[7] <mail.google.com/mail/u/0/#m_2555888909509997094__ftnref7> Sanjay Subrahmanyam, « Par-delà l’incommensurabilité : pour une histoire connectée des empires aux temps modernes », *Revue d’histoire moderne et contemporaine*, n° 54-4bis, 2007, p. 34‑53.
[8] <mail.google.com/mail/u/0/#m_2555888909509997094__ftnref8> Mimi Sheller et John Urry, « The New Mobilities Paradigm », in *Environment and Planning*, vol. 38, 2005, p. 207-226.
[9] <mail.google.com/mail/u/0/#m_2555888909509997094__ftnref9> MWF Delhi, Summer School: Making and Un-Making Worlds of Coercion and Confinement, Max Weber Forum for South Asian Studies, 2022.
[10] <mail.google.com/mail/u/0/#m_2555888909509997094__ftnref10> Olivier Pétré-Grenouilleau, *Les traites négrières. Essai d’histoire globale*, Paris Gallimard, 2003 ; Herbert S. Klein, *The Atlantic Slave Trade*, Cambridge, Cambridge University Press, 2010.Markus Rediker, *À bord du négrier. Une histoire atlantique de la traite*, Paris, Seuil, 2013 ; Caroline Le Mao (dir.), *Mémoire noire*, Bordeaux, Mollat, 2020.
[11] <mail.google.com/mail/u/0/#m_2555888909509997094__ftnref11> Chantal Antier, « Le recrutement dans l’empire colonial français, 1914-1918 », *Guerres mondiales et conflits contemporains,* n° 230, 2008, p. 23-36 ; Laurent Dornel, « L’appel à la main-d’œuvre étrangère et coloniale pendant la Grande Guerre : un tournant dans l’histoire de l’immigration ? », *Migrations Société*, n° 156, 2014, p. 51-68.
[12] <mail.google.com/mail/u/0/#m_2555888909509997094__ftnref12> Izumi Shimada (dir.), *The Inka Empire: A Multidisciplinary Approach*, Austin, University of Texas Press, 2015.
[13] <mail.google.com/mail/u/0/#m_2555888909509997094__ftnref13> Enrique Tandeter, *L’argent du Potosi. Coercition et marché dans l’Amérique coloniale*, Paris, Éditions de l’EHESS, 1997.
[14] <mail.google.com/mail/u/0/#m_2555888909509997094__ftnref14> Bernard Salvaing, « Travail forcé dans les colonies européennes », *Encyclopédie d’histoire numérique de l’Europe* [en ligne], 2020.
[15] <mail.google.com/mail/u/0/#m_2555888909509997094__ftnref15>Zhanna Popova, « Exile as Imperial Practice: Western Siberia and the Russian Empire, 1879–1900 », *International Review of Social History*, n° 26, 2018, p. 131–50.
[16] <mail.google.com/mail/u/0/#m_2555888909509997094__ftnref16> Robert Aldrich, *Banished potentates. Dethroning and exiling indigenous monarchs under British and French Colonial Rule, 1815-1955*, Manchester, Manchester University Press, 2017.
[17] <mail.google.com/mail/u/0/#m_2555888909509997094__ftnref17> Charles Frostin, « Du peuplement pénal de l’Amérique française aux XVIIe et XVIIIe siècles : hésitations et contradictions du pouvoir royal en matière de déportation », *Annales de Bretagne et des pays de l’Ouest*, t. 85, vol. 1, 1978, p. 67-94.
[18] <mail.google.com/mail/u/0/#m_2555888909509997094__ftnref18> Jean-Lucien Sanchez, « Bagnes coloniaux (XIXe-XXe siècle) », *Dictionnaire du fouet et de la fessée. Corriger et punir, *Paris, PUF, 2022, p. 83‑86.
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*THIRD GROC Colonial History CONFERENCE*
*June 8-10, 2026*
This conference, organized by the Groupe de Recherche sur les Ordres Coloniaux (Research Group on Colonial Orders, GROC), will be held from June 8 to 10, 2026, at the University of Bordeaux-Montaigne.
*Forced Mobility in Colonial Empires (15th**-**20th Centuries)*
By focusing on forms of constrained mobility in the imperial context, this conference aims to highlight all the movements imposed, supervised, or limited by a political, economic, or social authority, in which individual freedom is restricted.[1] <mail.google.com/mail/u/0/?ui=2&ik=8f5955a0c3&view=lg&permmsgid=msg-a:r-3134708506635862179#m_-7430032787289879177__ftn1> Through this approach, the goal is to consider exiles, deportations, and forced migrations linked to precariousness or dependence. Also included in this category are movements intended to evade or subvert colonial authority. Thus, constrained mobilities encompass structural mechanisms by which empires organize, regulate, or instrumentalize movement, as well as lived experiences of individuals within imperial worlds.[2] <mail.google.com/mail/u/0/?ui=2&ik=8f5955a0c3&view=lg&permmsgid=msg-a:r-3134708506635862179#m_-7430032787289879177__ftn2> Whether the displaced are settlers or colonized, we aim to examine the effects of displacement on the diverse range of statuses of people engaged in mobility within empires.
The mobility approach is part of a broader turning point in the humanities, marked by the rediscovery of space as a tool for analysis.[3] <mail.google.com/mail/u/0/?ui=2&ik=8f5955a0c3&view=lg&permmsgid=msg-a:r-3134708506635862179#m_-7430032787289879177__ftn3> Emerging prominently in the 1980s and 1990s in the English-speaking world, the *Spatial Turn *in the humanities has enabled a greater consideration of the geographical dimensions of research objects, [4] <mail.google.com/mail/u/0/?ui=2&ik=8f5955a0c3&view=lg&permmsgid=msg-a:r-3134708506635862179#m_-7430032787289879177__ftn4> which were often neglected in favor of temporal aspects. Applied to imperial history, the mobility approach has proven fruitful in highlighting imperial networks, the movements of actors within, between, and outside empires, as well as questions of representation and the organization of space in colonial situations.[5] <mail.google.com/mail/u/0/?ui=2&ik=8f5955a0c3&view=lg&permmsgid=msg-a:r-3134708506635862179#m_-7430032787289879177__ftn5>
These perspectives have largely inspired the proponents of *New **Imperial History.*[6] <mail.google.com/mail/u/0/?ui=2&ik=8f5955a0c3&view=lg&permmsgid=msg-a:r-3134708506635862179#m_-7430032787289879177__ftn6> The work of these historians has made it possible to rethink mobilities on an imperial scale by analysing the multiple interactions and connections between the colonies, the metropolis, and the rest of the world, moving beyond a simple dichotomy between a centre and imperial peripheries[7] <mail.google.com/mail/u/0/?ui=2&ik=8f5955a0c3&view=lg&permmsgid=msg-a:r-3134708506635862179#m_-7430032787289879177__ftn7>. This new angle of approach has placed a greater emphasis on previously invisible or neglected circulations by expanding the focus to the lived experiences of individuals on the move.[8] <mail.google.com/mail/u/0/?ui=2&ik=8f5955a0c3&view=lg&permmsgid=msg-a:r-3134708506635862179#m_-7430032787289879177__ftn8> Scholars have also examined forms of immobility and spatial constraints accompanying these movements.[9] <mail.google.com/mail/u/0/?ui=2&ik=8f5955a0c3&view=lg&permmsgid=msg-a:r-3134708506635862179#m_-7430032787289879177__ftn9>
ARGUMENT
The formation of colonial empires from the end of the fifteenth century until decolonization represents a period shaped by forced mobility. On a global scale, these spaces witnessed large-scale displacements of populations, as in the case of the slave trade,[10] <mail.google.com/mail/u/0/?ui=2&ik=8f5955a0c3&view=lg&permmsgid=msg-a:r-3134708506635862179#m_-7430032787289879177__ftn10> or the forced requisition of men during world wars.[11] <mail.google.com/mail/u/0/?ui=2&ik=8f5955a0c3&view=lg&permmsgid=msg-a:r-3134708506635862179#m_-7430032787289879177__ftn11> Such mobilities were fundamental to the functioning of empires: they testify to their ability to control the space and populations under their domination. From the* mita* system, inherited from the Incas,[12] <mail.google.com/mail/u/0/?ui=2&ik=8f5955a0c3&view=lg&permmsgid=msg-a:r-3134708506635862179#m_-7430032787289879177__ftn12> in early modern Spanish Peru,[13] <mail.google.com/mail/u/0/?ui=2&ik=8f5955a0c3&view=lg&permmsgid=msg-a:r-3134708506635862179#m_-7430032787289879177__ftn13> to the forced labour for the construction of the Congo-Ocean line,[14] <mail.google.com/mail/u/0/?ui=2&ik=8f5955a0c3&view=lg&permmsgid=msg-a:r-3134708506635862179#m_-7430032787289879177__ftn14> or the coerced colonization of Western Siberia within the Russian Empire[15] <mail.google.com/mail/u/0/?ui=2&ik=8f5955a0c3&view=lg&permmsgid=msg-a:r-3134708506635862179#m_-7430032787289879177__ftn15>, these displacements structured the daily lives of colonized populations and became defining markers of the colonial situation.
However, these emblematic do not capture the full diversity of mobility under constraints affecting displaced populations. Modern and contemporary periods are marked as much by forced exiles as by more or less massive displacements. Alongside quantitatively significant mobilities under constraints linked to the exploitation of territories (slave trade, forced labour, etc.), the exile of indigenous sovereigns raises questions about the political dimension of constraint,[16] <mail.google.com/mail/u/0/?ui=2&ik=8f5955a0c3&view=lg&permmsgid=msg-a:r-3134708506635862179#m_-7430032787289879177__ftn16> its motivations, and its consequences. The context in which these mobilities occur also allows for the observation of the permanence and evolution of these dynamics between the first and second colonial empires. Thus, from the judicial point of view, the expulsion of convicts to Louisiana between the seventeenth and eighteenth centuries,[17] <mail.google.com/mail/u/0/?ui=2&ik=8f5955a0c3&view=lg&permmsgid=msg-a:r-3134708506635862179#m_-7430032787289879177__ftn17> or to penal colonies in the nineteenth and twentieth centuries,[18] <mail.google.com/mail/u/0/?ui=2&ik=8f5955a0c3&view=lg&permmsgid=msg-a:r-3134708506635862179#m_-7430032787289879177__ftn18> testifies to this same logic of distancing elements deemed dangerous in metropolitan France or in the colonies. From this perspective, this strategy of distancing was formerly employed to compel sovereigns into submission. In 1609, the kingdom of Ryukyu, a vassal of the Chinese Ming Empire, was conquered by the Japanese lords of Satsuma. Its ruler, Sho Nei, was then taken prisoner and detained in Kagoshima, Japan. This conquest allowed for indirect control of the territory and the collection of tribute from it,[19] <mail.google.com/mail/u/0/?ui=2&ik=8f5955a0c3&view=lg&permmsgid=msg-a:r-3134708506635862179#m_-7430032787289879177__ftn19> In a bellicose context, the expulsion or control of the mobility of populations that had returned to the resistance was an issue for the control of the territory, as evidenced by the “Great Upheaval” of the Acadians by the British from 1755 onwards,[20] <mail.google.com/mail/u/0/?ui=2&ik=8f5955a0c3&view=lg&permmsgid=msg-a:r-3134708506635862179#m_-7430032787289879177__ftn20> or the internment of the Kabyle populations after the insurrection of 1871.[21] <mail.google.com/mail/u/0/?ui=2&ik=8f5955a0c3&view=lg&permmsgid=msg-a:r-3134708506635862179#m_-7430032787289879177__ftn21> Although they had different motives (economic, military, political, etc.), these forced displacements nevertheless remained one of the tools used by the governments of colonial empires.
To escape the coercive frameworks of empires, some individuals develop circumvention strategies by imposing a move within an empire or outside it. While the motives may be religious, as in the case of Iberian Jews,[22] <mail.google.com/mail/u/0/?ui=2&ik=8f5955a0c3&view=lg&permmsgid=msg-a:r-3134708506635862179#m_-7430032787289879177__ftn22> or Protestants fleeing persecution in the Americas,[23] <mail.google.com/mail/u/0/?ui=2&ik=8f5955a0c3&view=lg&permmsgid=msg-a:r-3134708506635862179#m_-7430032787289879177__ftn23> they may take on more political overtones, such as Amad as-Sharif as-Sanûsî, who, after fighting the forces of the Entente and Italy in Libya, was exfiltrated by the Germans before reaching Istanbul, where he led the fight against the French in the 1920s.[24] <mail.google.com/mail/u/0/?ui=2&ik=8f5955a0c3&view=lg&permmsgid=msg-a:r-3134708506635862179#m_-7430032787289879177__ftn24> In other cases, people flee to preserve their freedom, as in the case of Central Africans who were forced to leave for the south of the country to escape the raids of Muslim slavers in the late nineteenth century.[25] <mail.google.com/mail/u/0/?ui=2&ik=8f5955a0c3&view=lg&permmsgid=msg-a:r-3134708506635862179#m_-7430032787289879177__ftn25> These forced mobilities have a wide variety of causes, whether it is fleeing armed violence, conscription, or forced labour. Beyond flight, however, they sometimes constituted a form of struggle and resistance to the installation of colonial orders.
These different examples, if they do not claim to be exhaustive, place this conference on a long-term basis in order to understand the forced and suffered mobilities in colonial empires in a comparative perspective. It will then be a question of getting as close as possible to the actors in order to examine the role of forced mobility: sometimes it serves as a coercive tool for the functioning of empires; sometimes it constitutes levers of resistance for populations under foreign domination. In doing so, this conference intends to highlight the continuities and discontinuities in the conceptions and practices associated with these displacements, across different spaces and throughout the period under study.
This theme will also provide an opportunity to examine the mobilities of decolonization. Whether they are referred to as “repatriates” in France from 1961 onwards,[26] <mail.google.com/mail/u/0/?ui=2&ik=8f5955a0c3&view=lg&permmsgid=msg-a:r-3134708506635862179#m_-7430032787289879177__ftn26> or “*retornados*”[27] <mail.google.com/mail/u/0/?ui=2&ik=8f5955a0c3&view=lg&permmsgid=msg-a:r-3134708506635862179#m_-7430032787289879177__ftn27> in the Portuguese case, the issue of migrants coming to mainland France in the wake of independence has raised many questions for states, whether from the perspective of compensation, integration, or the memory of these populations. The aim is therefore to overcome the colonial rupture by also integrating these categories of people.
Our diachronic approach to the colonial phenomenon, between the modern and contemporary periods, aims to understand the permanence and innovations of these practices of forced displacement. Far from limiting this conference to European empires over the period under consideration, we invite researchers to consider the theme of constrained mobility in non-European empires. The study of empires and decolonization has been intended to decompartmentalize analyses on these subjects for several years[28] <mail.google.com/mail/u/0/?ui=2&ik=8f5955a0c3&view=lg&permmsgid=msg-a:r-3134708506635862179#m_-7430032787289879177__ftn28> in such a way that an approach to forced mobility in colonial worlds cannot avoid the study of the displacements operated by other imperial powers. In addition, this interest should also highlight the significance of continuities, legacies, as well as ruptures, discontinuities, and consequences when these populations, initially dominated by other indigenous powers, come under the dependence of European powers, as in the Americas, Asia, or Africa. *Axis **1: Imperial powers and forced mobility: control, repression, and circumvention*
Contributions may focus on the imperial institutions whose mission is to organize and supervise these mobilities under constraints. From a theoretical point of view, these entities develop complex normative frameworks to enshrine these forced movements in law. They framed the daily lives of the dominated populations and made it possible to repress critical actions in the broad sense of the imperial presence overseas.[29] <mail.google.com/mail/u/0/?ui=2&ik=8f5955a0c3&view=lg&permmsgid=msg-a:r-3134708506635862179#m_-7430032787289879177__ftn29>
Following a conflict, sovereigns administratively organized the displacement of populations deemed dangerous to resettle them in imperial margins or in areas of control, as in the case of the resettlement of Thai elites by the Qianlong Emperor (1735-1796) in the eighteenth century.[30] <mail.google.com/mail/u/0/?ui=2&ik=8f5955a0c3&view=lg&permmsgid=msg-a:r-3134708506635862179#m_-7430032787289879177__ftn30> For the French Empire, the generalization of the administrative and penal regime of the *Indigénat* from 1887[31] <mail.google.com/mail/u/0/?ui=2&ik=8f5955a0c3&view=lg&permmsgid=msg-a:r-3134708506635862179#m_-7430032787289879177__ftn31> onwards to almost all the colonies allowed for the house arrest or detention of subjects, as well as the imposition of forced labour on the “natives” (including requisition, service, annual colonial military recruitment, and penal labour).[32] <mail.google.com/mail/u/0/?ui=2&ik=8f5955a0c3&view=lg&permmsgid=msg-a:r-3134708506635862179#m_-7430032787289879177__ftn32> While forced displacement was a major repressive tool, it could also be used to reorganize empires. For instance, the population of Mazagão, which was displaced from Morocco to the Portuguese Amazon in 1769, was used to populate this space, which was still little anthropized.[33] <mail.google.com/mail/u/0/?ui=2&ik=8f5955a0c3&view=lg&permmsgid=msg-a:r-3134708506635862179#m_-7430032787289879177__ftn33> We invite the contributors to examine the development processes of these devices, comparing them to their actual practice, at all scales.
Conversely, imperial institutions led to the displacement of populations to escape their yoke. These mobilities of resistance were carried out under constraint as their purpose was to flee or circumvent the colonial system. By fleeing their homes, the enslaved joined clandestine maroon societies in hard-to-reach regions.[34] <mail.google.com/mail/u/0/?ui=2&ik=8f5955a0c3&view=lg&permmsgid=msg-a:r-3134708506635862179#m_-7430032787289879177__ftn34> Colonized populations sought to avoid taxes, censuses, and forced labor through their mobility.[35] <mail.google.com/mail/u/0/?ui=2&ik=8f5955a0c3&view=lg&permmsgid=msg-a:r-3134708506635862179#m_-7430032787289879177__ftn35> Activists fled their region or went into the bush to avoid being arrested and imprisoned by the colonial authorities.[36] <mail.google.com/mail/u/0/?ui=2&ik=8f5955a0c3&view=lg&permmsgid=msg-a:r-3134708506635862179#m_-7430032787289879177__ftn36> Thus, the institutions of imperial control are also *push factors* in mobility: it is a question of measuring the forms and modalities of resistance and circumvention of these institutions through the weapon of mobility. *Axis 2**: **The materiality of mobilities under constraints: logistics, traces, and experiences*
These policies of displacement and the resistance they induce can be questioned through the prism of their materiality as a lever in their own right for the construction of space and the colonial imaginary. Returning to the materiality of displacement leads us to focus on the circuits, vectors, and logistics that enable individuals to be set in motion and retained.[37] <mail.google.com/mail/u/0/?ui=2&ik=8f5955a0c3&view=lg&permmsgid=msg-a:r-3134708506635862179#m_-7430032787289879177__ftn37> However, we cannot overlook the material consequences of these travel policies on the territories, the displaced, the supervisors, and also on those who remain.
Starting from an analysis of the material conditions of displacement, the contributions will offer an opportunity to reinterpret the range of sources available to participants, incorporating the effects and consequences of displacement dynamics into their analysis. Thus, whether it is a question of mobilizing corpora of legislative, judicial and administrative archives (identity papers,[38] <mail.google.com/mail/u/0/?ui=2&ik=8f5955a0c3&view=lg&permmsgid=msg-a:r-3134708506635862179#m_-7430032787289879177__ftn38> tax registers, censuses, etc.) or discursive archives (writings from the private forum, travel accounts, etc.),[39] <mail.google.com/mail/u/0/?ui=2&ik=8f5955a0c3&view=lg&permmsgid=msg-a:r-3134708506635862179#m_-7430032787289879177__ftn39> economic (private accounts, inventories, etc.) or iconographic (engravings, maps, photographs[40] <mail.google.com/mail/u/0/?ui=2&ik=8f5955a0c3&view=lg&permmsgid=msg-a:r-3134708506635862179#m_-7430032787289879177__ftn40>, etc.), we invite the speakers to analyse the lived and affective experiences of displacement and highlight the physical and psychological experience of uprooting, violence and the resistance that accompanies it.
This attention to the experiences of individuals cannot be limited to displaced people alone; the colonized, colonists, their helpers, and witnesses can also be studied. This attention to the objects, traces, and vestiges of these displacements, as a support for memory or experience, thus gives us the opportunity to reflect on the formation and contestation of colonial orders. *Axis **3: **Social practices and experiences of constrained mobility: gender, family, and intimacy*
This axis privileges a “bottom-up” approach, extending beyond narratives that focus solely on political structures to examine the concrete social practices and experiences of displaced populations. It focuses on the effects of constrained mobility on family relations, gender relations, and forms of sociability within imperial spaces.
Researchers are invited to examine the gendered dimensions of mobility under constraint.[41] <mail.google.com/mail/u/0/?ui=2&ik=8f5955a0c3&view=lg&permmsgid=msg-a:r-3134708506635862179#m_-7430032787289879177__ftn41> While historiography has often focused on adult men, particularly in military or colonial contexts, this conference aims to highlight other figures who are often invisible: the “relatives”, in particular women, children, and the elderly. It will also be necessary to consider the impact of displacement or, conversely, forced immobility on the reconfiguration of roles and norms within families and communities. Male mobility, such as that of infantrymen or workers, also had indirect effects on the domestic sphere, particularly the entry of women into the labour market and the contestation of conjugal norms.[42] <mail.google.com/mail/u/0/?ui=2&ik=8f5955a0c3&view=lg&permmsgid=msg-a:r-3134708506635862179#m_-7430032787289879177__ftn42>
The proposals may be based on a variety of cases, such as the wives of Senegalese infantrymen who followed the military column during its movements,[43] <mail.google.com/mail/u/0/?ui=2&ik=8f5955a0c3&view=lg&permmsgid=msg-a:r-3134708506635862179#m_-7430032787289879177__ftn43> mixed-race children repatriated from Cambodia during the post-colonial period,[44] <mail.google.com/mail/u/0/?ui=2&ik=8f5955a0c3&view=lg&permmsgid=msg-a:r-3134708506635862179#m_-7430032787289879177__ftn44> or the forced displacement of Korean “comfort women” in the Japanese empire, [45] <mail.google.com/mail/u/0/?ui=2&ik=8f5955a0c3&view=lg&permmsgid=msg-a:r-3134708506635862179#m_-7430032787289879177__ftn45> or other situations where mobility allows for a better understanding of gender roles in travel management. The objective is to reconstruct the strategies of resistance or adaptation, as well as the reconfigurations of the domestic and affective spheres in the face of the imbalances created by mobility.[46] <mail.google.com/mail/u/0/?ui=2&ik=8f5955a0c3&view=lg&permmsgid=msg-a:r-3134708506635862179#m_-7430032787289879177__ftn46> *HOW TO APPLY*
This call for papers is open to all researchers, including both young researchers (PhD students and postdoctoral fellows) and tenured professors. Proposals for papers, consisting of a title, a 300-word abstract, and a short biographical note, are expected by *February 6, 2026, 12 p.m. (Paris time)* and are to be sent by email (groc2026mobilites@gmail.com) or deposited at the following address: groc2026.sciencesconf.org
*CALENDAR*
Application deadline: February 6, 2026
Notification of acceptance: April 6, 2026
*SCIENTIFIC COMMITTEE*
Pierre-Emmanuel Bachelet (ENS de Lyon, Institute of East Asia)
Vincent Bollenot (University of Caen, HisTéMé)
Virginie Chaillou (University of Nantes, CRHIA)
Thaïs Gendry (EHESS-University of Geneva, CERMA)
Thierry Guillopé (Université Gustave Eiffel, Analyse comparée des pouvoirs)
Clément Fabre (Université Paris-Est Créteil, SIRICE and CRHEC)
Ümit Kurt (University of Newcastle)
Fanny Layani (University of Paris-Nanterre, ISP)
Caroline Le Mao (University of Bordeaux-Montaigne, CEMMC)
Julie Marquet (University of the Littoral Côte d’Opale, CESAH)
Anna Nasser (Deakin Visiting Fellow, St. Antony’s College – Oxford University and Maison Française d’Oxford)
Romy Sanchez (CNRS, CERMA)
Laurent Refuveille (University of Lorraine, CRULH)
*ORGANIZING COMMITTEE*
Naomi Bell (Paris 1, IMAF, PIREH)
Marine Bellot-Gurlet (ENS de Lyon, LARHRA)
Margot Garcin (Aix-Marseille University, TELEMME)
Emma Gendre (EHESS, IMAF)
Siga Maguiraga (European University Institute)
Luca Nelson-Gabin (Aix-Marseille University, IREMAM)
Clément Piquet (University of Bordeaux-Montaigne, CEMMC)
Angel Pellerej (EHESS, CERMES3)
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[1] <mail.google.com/mail/u/0/?ui=2&ik=8f5955a0c3&view=lg&permmsgid=msg-a:r-3134708506635862179#m_-7430032787289879177__ftnref1> Delphine Diaz, “Comparer Les Mobilités Contraintes”, *Hypothèses,* n°117, 2014, pp. 145–55.
[2] <mail.google.com/mail/u/0/?ui=2&ik=8f5955a0c3&view=lg&permmsgid=msg-a:r-3134708506635862179#m_-7430032787289879177__ftnref2> Sophie Dulucq et al., *Au cœur des empires – Destins individuels et logiques impériales, XVIe-XXIe siècle*, Paris, CNRS éditions, 2023.
[3] <mail.google.com/mail/u/0/?ui=2&ik=8f5955a0c3&view=lg&permmsgid=msg-a:r-3134708506635862179#m_-7430032787289879177__ftnref3> Mimi Sheller, « From spatial turn to mobilities turn », *Current Sociology*, n°65, pp. 23-639.
[4] <mail.google.com/mail/u/0/?ui=2&ik=8f5955a0c3&view=lg&permmsgid=msg-a:r-3134708506635862179#m_-7430032787289879177__ftnref4> Edward W. Soja, *Postmodern Geographies: The Reassertion of Space in Critical Social Theory,* London, Verso, 1989; Barney Warf & Santa Arias (eds.), *The Spatial Turn: Interdisciplinary Perspectives, *Abingdon Routledge, 2009.
[5] <mail.google.com/mail/u/0/?ui=2&ik=8f5955a0c3&view=lg&permmsgid=msg-a:r-3134708506635862179#m_-7430032787289879177__ftnref5> Robert Aldrich and Alan Lester, “Place and space in British imperial history writing”, *The Routledge History of Western Empire *(Abingdon, Routledge, 2014), pp. 300-314; Hélène Blais, *Mirages de la carte. The Invention of Colonial Algeria*, Paris, Fayard, 2014.
[6] <mail.google.com/mail/u/0/?ui=2&ik=8f5955a0c3&view=lg&permmsgid=msg-a:r-3134708506635862179#m_-7430032787289879177__ftnref6> Ann Laura Stoler and Frederick Cooper, *Tensions of Empire. Colonial Cultures in a Bourgeois World*, Berkley, University of California Press, 1997.
[7] <mail.google.com/mail/u/0/?ui=2&ik=8f5955a0c3&view=lg&permmsgid=msg-a:r-3134708506635862179#m_-7430032787289879177__ftnref7> Sanjay Subrahmanyam, “Par-delà l’incommensurabilité : pour une histoire connectée des empires aux temps modernes”, *Revue d’histoire moderne et contemporaine*, n° 54-4bis, 2007, pp. 34‑53.
[8] <mail.google.com/mail/u/0/?ui=2&ik=8f5955a0c3&view=lg&permmsgid=msg-a:r-3134708506635862179#m_-7430032787289879177__ftnref8> Mimi Sheller and John Urry, “The New Mobilities Paradigm”, in *Environment and Planning*, vol. 38, 2005, pp. 207-226.
[9] <mail.google.com/mail/u/0/?ui=2&ik=8f5955a0c3&view=lg&permmsgid=msg-a:r-3134708506635862179#m_-7430032787289879177__ftnref9> MWF Delhi, Summer School: Making and Un-Making Worlds of Coercion and Confinement, Max Weber Forum for South Asian Studies, 2022.
[10] <mail.google.com/mail/u/0/?ui=2&ik=8f5955a0c3&view=lg&permmsgid=msg-a:r-3134708506635862179#m_-7430032787289879177__ftnref10> Olivier Pétré-Grenouilleau, *Les traites négrières. Essai d’histoire globale*, Paris Gallimard, 2003. Herbert S. Klein, *The Atlantic Slave Trade*, Cambridge, Cambridge University Press, 2010.Markus Rediker, *À bord du négrier. **Une histoire atlantique de la traite*, Paris, Seuil, 2013. Caroline Le Mao (dir.), *Mémoire noire*, Bordeaux, Mollat, 2020.
[11] <mail.google.com/mail/u/0/?ui=2&ik=8f5955a0c3&view=lg&permmsgid=msg-a:r-3134708506635862179#m_-7430032787289879177__ftnref11> Chantal Antier, “Le recrutement dans l’empire colonial français, 1914-1918”, *Guerres mondiales et conflits contemporains,* n° 230, 2008, pp. 23-36. Laurent Dornel, “ L’appel à la main-d’œuvre étrangère et coloniale pendant la Grande Guerre: un tournant dans l’histoire de l’immigration ?”, *Migrations Société*, n° 156, 2014, pp. 51-68.
[12] <mail.google.com/mail/u/0/?ui=2&ik=8f5955a0c3&view=lg&permmsgid=msg-a:r-3134708506635862179#m_-7430032787289879177__ftnref12> Izumi Shimada (ed.), *The Inka Empire: A Multidisciplinary Approach*, Austin, University of Texas Press, 2015.
[13] <mail.google.com/mail/u/0/?ui=2&ik=8f5955a0c3&view=lg&permmsgid=msg-a:r-3134708506635862179#m_-7430032787289879177__ftnref13> Enrique Tandeter, *L’argent du Potosi. Coercition et marché dans l’Amérique coloniale*, Paris, Éditions de l’EHESS, 1997.
[14] <mail.google.com/mail/u/0/?ui=2&ik=8f5955a0c3&view=lg&permmsgid=msg-a:r-3134708506635862179#m_-7430032787289879177__ftnref14> Bernard Salvaing, “ Travail forcé dans les colonies européennes “, *Encyclopédie d’histoire numérique de l’Europe* [online], 2020.
[15] <mail.google.com/mail/u/0/?ui=2&ik=8f5955a0c3&view=lg&permmsgid=msg-a:r-3134708506635862179#m_-7430032787289879177__ftnref15>Zhanna Popova, “Exile as Imperial Practice: Western Siberia and the Russian Empire, 1879–1900”, *International Review of Social History*, no. S26, 2018, pp. 131–50.
[16] <mail.google.com/mail/u/0/?ui=2&ik=8f5955a0c3&view=lg&permmsgid=msg-a:r-3134708506635862179#m_-7430032787289879177__ftnref16> Robert Aldrich, *Banished potentates. Dethroning and exiling indigenous monarchs under British and French colonial rule, 1815-1955*, Manchester, Manchester University Press, 2017.
[17] <mail.google.com/mail/u/0/?ui=2&ik=8f5955a0c3&view=lg&permmsgid=msg-a:r-3134708506635862179#m_-7430032787289879177__ftnref17> Charles Frostin, “Du peuplement pénal de l’Amérique française aux XVIIe et XVIIIe siècles: hésitations et contradictions du pouvoir royal en matière de deportation”, *Annales de Bretagne et des pays de l’Ouest*, vol. 85, vol. 1, 1978, pp. 67-94.
[18] <mail.google.com/mail/u/0/?ui=2&ik=8f5955a0c3&view=lg&permmsgid=msg-a:r-3134708506635862179#m_-7430032787289879177__ftnref18> Jean-Lucien Sanchez, “Bagnes coloniaux (XIXe-XXe siècle) “, *Dictionnaire du fouet et de la fessée. Corriger et punir, *Paris, PUF, 2022, pp. 83‑86.
[19] <mail.google.com/mail/u/0/?ui=2&ik=8f5955a0c3&view=lg&permmsgid=msg-a:r-3134708506635862179#m_-7430032787289879177__ftnref19> Nathalie Kouamé, *Naissance et affirmation du Japon moderne (1392-1709). Relations internationales, Etat société, religion*, Paris, PUF, 2024, pp. 184.
[20] <mail.google.com/mail/u/0/?ui=2&ik=8f5955a0c3&view=lg&permmsgid=msg-a:r-3134708506635862179#m_-7430032787289879177__ftnref20> Ronnie-Gilles LeBlanc (dir.), *Du Grand Dérangement à la Déportation: nouvelles perspectives historiques,* Moncton, Chaire d’Études Acadiennes, 2005.
[21] <mail.google.com/mail/u/0/?ui=2&ik=8f5955a0c3&view=lg&permmsgid=msg-a:r-3134708506635862179#m_-7430032787289879177__ftnref21> Sylvie Thénault, “Une circulation transméditerranéenne forcée: l’internement d’Algériens en France au XIXe siècle”, *Criminocorpus *[online], 2015.
[22] <mail.google.com/mail/u/0/?ui=2&ik=8f5955a0c3&view=lg&permmsgid=msg-a:r-3134708506635862179#m_-7430032787289879177__ftnref22> Bruno Feitler, *Inquisition, juifs et nouveaux-chrétiens au Brésil. Le Nordeste, XVIIe et XVIIIe siècles*, Louvain, Leuven University Press, 2003.
[23] <mail.google.com/mail/u/0/?ui=2&ik=8f5955a0c3&view=lg&permmsgid=msg-a:r-3134708506635862179#m_-7430032787289879177__ftnref23> Frank Lestringant, “Genève et l’Amérique: le rêve du Refuge huguenot au temps des guerres de Religion (1555-1560)”, *Revue d’histoire des religions*, 1993, pp. 331-347. Mickaël Augeron, Bertrand Van Ruymbeke, Didier Poton, *Les Huguenots et l’Atlantique*, 2 t., Paris, PUPS-Indes Savantes, 2009.
[24] <mail.google.com/mail/u/0/?ui=2&ik=8f5955a0c3&view=lg&permmsgid=msg-a:r-3134708506635862179#m_-7430032787289879177__ftnref24> Odile Moreau, Pierre Vermeren, “Politique et confréries au Maghreb et en Afrique de l’Ouest”, *Journal d’Histoire du Soufisme*, n° 7, 2018.
[25] <mail.google.com/mail/u/0/?ui=2&ik=8f5955a0c3&view=lg&permmsgid=msg-a:r-3134708506635862179#m_-7430032787289879177__ftnref25> Dennis D. Cordell *et al*., “Des « réfugiés » dans l’Afrique précoloniale? L’exemple de la Centrafrique, 1850-1910”, *Politique africaine,* n° 85, 2002, pp. 16-28.
[26] <mail.google.com/mail/u/0/?ui=2&ik=8f5955a0c3&view=lg&permmsgid=msg-a:r-3134708506635862179#m_-7430032787289879177__ftnref26> Yann Scioldo-Zürcher, *Devenir Métropolitain. Politique d’intégration et parcours de rapatriés d’Algérie en métropole (1954-2005)*, Paris, EHESS, 2010.
[27] <mail.google.com/mail/u/0/?ui=2&ik=8f5955a0c3&view=lg&permmsgid=msg-a:r-3134708506635862179#m_-7430032787289879177__ftnref27> Elsa Peralta, Bruno Góis and Joana Oliveira (eds.), *Retornar. **Traços de Memória do Fim do Império*, Lisbon, Edições 70, 2017. Morgane Delaunay, *Les retornados*. Rennes, PUR, 2024.
[28] <mail.google.com/mail/u/0/?ui=2&ik=8f5955a0c3&view=lg&permmsgid=msg-a:r-3134708506635862179#m_-7430032787289879177__ftnref28> Marc Ferro, *Histoire des colonisations,* Paris, Seuil, 1996; Frédéric Cooper, Jane Burbank, *Empires, From Ancient China to the Present Day, *Paris, Payot, 2011.
[29] <mail.google.com/mail/u/0/?ui=2&ik=8f5955a0c3&view=lg&permmsgid=msg-a:r-3134708506635862179#m_-7430032787289879177__ftnref29> Romy Sánchez, “Expulser les étrangers d’outre-mer : le cas de Cuba, 1840-1880”, *Diasporas*, n° 33, 2019, pp. 105-115.
[30] <mail.google.com/mail/u/0/?ui=2&ik=8f5955a0c3&view=lg&permmsgid=msg-a:r-3134708506635862179#m_-7430032787289879177__ftnref30>Sirui Dao, “The Forced Resettlement of Tai People During the Reign of the Qianlong Emperor (1735–1796)”, *Journal of the Siam Society, *vol. 110, 2022, pp. 85–112.
[31] <mail.google.com/mail/u/0/?ui=2&ik=8f5955a0c3&view=lg&permmsgid=msg-a:r-3134708506635862179#m_-7430032787289879177__ftnref31> Isabelle Merle, Adrian Muckle, *L’Indigénat. Genèses dans l’empire français. Pratiques en Nouvelle-Calédonie,* Paris, CNRS Éditions, 2019.
[32] <mail.google.com/mail/u/0/?ui=2&ik=8f5955a0c3&view=lg&permmsgid=msg-a:r-3134708506635862179#m_-7430032787289879177__ftnref32> Romain Tiquet, “Travail forcé (Afrique occidentale française, XXe siècle) », *Dictionnaire du fouet et de la fessée Corriger et punir*, Paris, Presses Universitaires de France, 2022, pp. 691-694.
[33] <mail.google.com/mail/u/0/?ui=2&ik=8f5955a0c3&view=lg&permmsgid=msg-a:r-3134708506635862179#m_-7430032787289879177__ftnref33> Laurent Vidal, *Mazagão. La ville qui traversa l’Atlantique du Maroc à l’Amazonie (1769-1783)*, Paris, Aubier, 2005.
[34] <mail.google.com/mail/u/0/?ui=2&ik=8f5955a0c3&view=lg&permmsgid=msg-a:r-3134708506635862179#m_-7430032787289879177__ftnref34> Aline Helg, *Plus jamais esclaves ! De l’insoumission à la révolte, le grand récit d’une émancipation (1492-1838)*, Paris, La Découverte, 2016.
[35] <mail.google.com/mail/u/0/?ui=2&ik=8f5955a0c3&view=lg&permmsgid=msg-a:r-3134708506635862179#m_-7430032787289879177__ftnref35>Abdou K. Tandjigora, “Fiscalité coloniale et souffrance sociale dans les territoires protégés de la colonie du Sénégal au lendemain de la Première Guerre Mondiale”, *in *Frédéric Chauvaud (ed.) *Histoires de la souffrance sociale*, Rennes, PUR, 2007, pp. 213-226.
[36] <mail.google.com/mail/u/0/?ui=2&ik=8f5955a0c3&view=lg&permmsgid=msg-a:r-3134708506635862179#m_-7430032787289879177__ftnref36> Florian Bobin, “Omar Blondin Diop”, Maitron biographical notice, 2021.
[37] <mail.google.com/mail/u/0/?ui=2&ik=8f5955a0c3&view=lg&permmsgid=msg-a:r-3134708506635862179#m_-7430032787289879177__ftnref37> Daniel R. Headrick, *The Tools of Empire: Technology and European Imperialism in the Nineteenth Century*, New York: Oxford University Press, 1981.
[38] <mail.google.com/mail/u/0/?ui=2&ik=8f5955a0c3&view=lg&permmsgid=msg-a:r-3134708506635862179#m_-7430032787289879177__ftnref38> Catherine Denys, “Écritures policières coloniales et circulations impériales : le bureau de police de Port-Louis à l’Isle de France (Maurice), 1766-1783”, *Revue d’histoire moderne et contemporaine*, 2019/4, n° 66, pp. 32-52. Erick Noël, *Être noir en France au XVIIIe siècle*, Paris, Tallandier, 2006.
[39] <mail.google.com/mail/u/0/?ui=2&ik=8f5955a0c3&view=lg&permmsgid=msg-a:r-3134708506635862179#m_-7430032787289879177__ftnref39> Marcus Rediker, *À bord du négrier. Une histoire atlantique de la traite*, Paris, Seuil, 2013.
[40] <mail.google.com/mail/u/0/?ui=2&ik=8f5955a0c3&view=lg&permmsgid=msg-a:r-3134708506635862179#m_-7430032787289879177__ftnref40> Daniel Foliard,* Combattre, punir, photographier. Empires coloniaux, 1890-1914*, Paris, La Découverte, 2020.
[41] <mail.google.com/mail/u/0/?ui=2&ik=8f5955a0c3&view=lg&permmsgid=msg-a:r-3134708506635862179#m_-7430032787289879177__ftnref41> Linda Guerry* et al.*, “Femmes et genre en migration”, *Clio. Femmes, Genre, Histoire*, n° 51, 2020, pp. 19-32.
[42] <mail.google.com/mail/u/0/?ui=2&ik=8f5955a0c3&view=lg&permmsgid=msg-a:r-3134708506635862179#m_-7430032787289879177__ftnref42>Sarah J. Zimmerman, *Militarizing Marriage: West African Soldiers’ Conjugal Traditions in Modern French Empire*, Athens, OH: Ohio University Press, 2020.
[43] <mail.google.com/mail/u/0/?ui=2&ik=8f5955a0c3&view=lg&permmsgid=msg-a:r-3134708506635862179#m_-7430032787289879177__ftnref43> Camille Duparc, “ Le genre à l’épreuve de l’empire et des armes: les femmes des tirailleurs sénégalais (1857-post-indépendances)”, *Revue Historique des Armées*, vol. 306, n°3, Service Historique de la Défense, 28 October 2022, pp. 9-19.
[44] <mail.google.com/mail/u/0/?ui=2&ik=8f5955a0c3&view=lg&permmsgid=msg-a:r-3134708506635862179#m_-7430032787289879177__ftnref44> Magali Bigaud, “ « Rapatrier » les enfants métis du Cambodge : un élément de la relation postcoloniale franco-cambodgienne “, *Revue d’histoire de l’enfance « irrégulière »*, n° 22, 2020, pp. 67-83.
[45] <mail.google.com/mail/u/0/?ui=2&ik=8f5955a0c3&view=lg&permmsgid=msg-a:r-3134708506635862179#m_-7430032787289879177__ftnref45>Annie Jisun Bae, “ De la responsabilité historique des États : le cas des « femmes de réconfort »” ,* Nouvelles Questions Féministes*, vol. 36, 2017, pp. 100-113.
[46] <mail.google.com/mail/u/0/?ui=2&ik=8f5955a0c3&view=lg&permmsgid=msg-a:r-3134708506635862179#m_-7430032787289879177__ftnref46> Delphine Diaz* et al*., “Introduction. L’exil intime. Familles, couples et enfants à l’épreuve de la migration contrainte au XIXe siècle”, *Revue d’histoire du XIXe siècle,* 61, no. 2, 2020, pp. 8–26 ; Joseph Hivert, ““ Un bonheur paradoxal ” : Les femmes de prisonniers politiques face à la violence au Maroc (1970-1990)” , *20 & 21. **Revue d’histoire*, 2021, n° 151, pp. 79‑94.
<www.avast.com/sig-email?utm_medium=email&utm_source=link&utm_campaign=sig-email&utm_content=webmail> Sans virus.www.avast.com <www.avast.com/sig-email?utm_medium=email&utm_source=link&utm_campaign=sig-email&utm_content=webmail> <#DAB4FAD8-2DD7-40BB-A1B8-4E2AA1F9FDF2>

