Séminaire Genre et désindustrialisation (lien de connexion)
Chères et chers collègues,
La séance d’introduction du séminaire Genre et désindustrialisation (état des lieux et perspectives de recherche), se déroulera *ce jeudi 20 novembre à l’université d’Evry Paris -Saclay de 17h à 19h*, mais aussi en visioconférence. *Attention, le lien de connexion à distance a changé*, il restera normalement le même pour toutes les séances : meet.google.com/yff-nzze-odx
Le programme et tous les détails pour se connecter ou se rendre sur place sont disponibles sur la page de l’IDHES du séminaire : www.idhes.cnrs.fr/genre-et-desindustrialisation/ <www.idhes.cnrs.fr/genre-et-desindustrialisation/>
Vous trouverez un résumé du programme également ci-dessous.
Bien cordialement, Romain Castellesi (romain.castellesi@univ-littoral.fr) et Amandine Tabutaud (amandine.tabutaud@gmail.com)
——— Romain Castellesi Maître de conférences en histoire contemporaine Université du Littoral Côte d’Opale (ULCO) UR 4030, HLLI, Unité de Recherche sur l’Histoire, les Langues, les Littératures et l’Interculturel
Date
Du 20 novembre 2025 – 21 mai 2026. Le jeudi de 17 h – 19 h Lieu
Université d’Évry Paris-Saclay Salle MAU-02E16 à l’exception de la séance du 20 novembre qui aura lieu en salle MAU-02E05 23 boulevard François Mitterrand 91 000 Évry-Courcouronnes
– Comment venir ? <www.univ-evry.fr/universite/venir-a-luniversite.html> Visioconférence
meet.google.com/yff-nzze-odx Organisation
Romain Castellesi | Maître de conférences en histoire contemporaine à l’Université du Littoral Côte d’Opale
Amandine Tabutaud | Docteure en histoire contemporaine, chercheuse rattachée à l’IDHE.S et professeure d’histoire-géographie au lycée Uruguay-France d’Avon Présentation
Mineurs, sidérurgistes, ouvriers de l’industrie chimique ou automobile : la figure du travailleur viril, blanc, père de famille et hétérosexuel a longtemps prédominé dans les récits de la désindustrialisation, essentialisant ainsi ses actrices et acteurs. Le phénomène, « socialement compliqué, historiquement profond, géographiquement divers et politiquement embarrassant »[1] <www.idhes.cnrs.fr/genre-et-desindustrialisation/#_ftn1> est aussi vieux que l’industrie. Cet objet de sciences sociales aux dimensions multiples s’est imposé ces dernières années comme un vaste champ d’étude en France et dans le monde.
Si les fermetures d’usines sont considérées comme des menaces pour les masculinités, l’expérience vécue par les femmes apparait souvent en marge de la littérature. Face à la déstabilisation des sociabilités et pratiques des communautés industrielles, les regards se sont notamment portés sur l’exaltation d’une virilité des salariés en lutte – forme idéalisée et hégémonique des masculinités – lors des conflits de la dernière chance pour sauver les usines.
Pourtant, en première ligne des suppressions d’emplois, les femmes – particulièrement les ouvrières – sont exposées précocement à la désindustrialisation. Leurs résistances à la « perte de soi »[2] <www.idhes.cnrs.fr/genre-et-desindustrialisation/#_ftn2> que représentent les licenciements sont généralement présentées comme des luttes de femmes vulnérables, quand ces dernières ne sont pas invisibilisées dans l’analyse du phénomène.
L’envers de cette attitude, touchant à la déstabilisation des masculinités, a également retenu l’attention de nombreuses et nombreux chercheurs ayant montré à quel point le modèle du *male breadwinner *est entré en crise face à la disparition de l’emploi, avec des répercussions tant dans les relations sociales que dans l’intimité des couples, des familles mais aussi dans les liens amicaux, au travail et en-dehors. Outil de compréhension des identités sexuées et des rapports de pouvoir, le genre nous invite donc à dépasser la binarité des réactions à la désindustrialisation et élargir les approches du phénomène comme une expérience familiale, générationnelle, domestique, professionnelle mais aussi sanitaire et corporelle. Ce séminaire entend donc se faire l’écho des travaux en cours sur les dynamiques genrées de la désindustrialisation, pensées dans une perspective transnationale, comparative et transdisciplinaire. ——————————
[1] <www.idhes.cnrs.fr/genre-et-desindustrialisation/#_ftnref1> Jefferson Cowie et Joseph Heathcott (dir.), *Beyond the Ruins : The Meanings of Deindustrialization*, Ithaca, Cornell University Press, 2003, p. 2.
[2] <www.idhes.cnrs.fr/genre-et-desindustrialisation/#_ftnref2> Danièle Linhart, *Perte d’emploi, perte de soi*, Paris, Eres, 2002. ProgrammeJeudi 20 novembre 2025
Romain Castellesi | Université du Littoral Côte d’Opale Amandine Tabutaud | Université Paris-Saclay
*Introduction. Genre et désindustrialisation : état des lieux et perspectives de recherche.* Jeudi 18 décembre 2025
Nicolas Renahy | INRAE
*La matrice féministe des années 68 en milieu ouvrier à l’épreuve du temps* Jeudi 22 janvier 2026
Fanny Gallot | Université Paris-Est Créteil Rose Feinte | Université Paris-Est Créteil
*Travail reproductif et désindustrialisation* Jeudi 12 février 2026
Liam Devitt | Université Concordia de Montréal
*Reopening the gay steel mill : queer histories of deindustrialization* *Rouvrir l’aciérie gay : histoires queers de la désindustrialisation* Jeudi 19 mars 2026
Marion Henry | Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne
*« Entre hommes » : pratiques récréatives et (re)construction des masculinités au sein des bassins miniers britanniques (années 1950 – années 1980)* Jeudi 16 avril 2026
Juliette Ronsin | École des Hautes Études en Sciences sociales/MUCEM
*Parentés et sociabilités en contexte de désindustrialisation, le cas de l’immigration yougoslave à Belfort-Montbéliard* Jeudi 21 mai 2026
Jackie Clarke | Université de Glasgow
*Désindustrialisation et travail à domicile*
La séance d’introduction du séminaire Genre et désindustrialisation (état des lieux et perspectives de recherche), se déroulera *ce jeudi 20 novembre à l’université d’Evry Paris -Saclay de 17h à 19h*, mais aussi en visioconférence. *Attention, le lien de connexion à distance a changé*, il restera normalement le même pour toutes les séances : meet.google.com/yff-nzze-odx
Le programme et tous les détails pour se connecter ou se rendre sur place sont disponibles sur la page de l’IDHES du séminaire : www.idhes.cnrs.fr/genre-et-desindustrialisation/ <www.idhes.cnrs.fr/genre-et-desindustrialisation/>
Vous trouverez un résumé du programme également ci-dessous.
Bien cordialement, Romain Castellesi (romain.castellesi@univ-littoral.fr) et Amandine Tabutaud (amandine.tabutaud@gmail.com)
——— Romain Castellesi Maître de conférences en histoire contemporaine Université du Littoral Côte d’Opale (ULCO) UR 4030, HLLI, Unité de Recherche sur l’Histoire, les Langues, les Littératures et l’Interculturel
Date
Du 20 novembre 2025 – 21 mai 2026. Le jeudi de 17 h – 19 h Lieu
Université d’Évry Paris-Saclay Salle MAU-02E16 à l’exception de la séance du 20 novembre qui aura lieu en salle MAU-02E05 23 boulevard François Mitterrand 91 000 Évry-Courcouronnes
– Comment venir ? <www.univ-evry.fr/universite/venir-a-luniversite.html> Visioconférence
meet.google.com/yff-nzze-odx Organisation
Romain Castellesi | Maître de conférences en histoire contemporaine à l’Université du Littoral Côte d’Opale
Amandine Tabutaud | Docteure en histoire contemporaine, chercheuse rattachée à l’IDHE.S et professeure d’histoire-géographie au lycée Uruguay-France d’Avon Présentation
Mineurs, sidérurgistes, ouvriers de l’industrie chimique ou automobile : la figure du travailleur viril, blanc, père de famille et hétérosexuel a longtemps prédominé dans les récits de la désindustrialisation, essentialisant ainsi ses actrices et acteurs. Le phénomène, « socialement compliqué, historiquement profond, géographiquement divers et politiquement embarrassant »[1] <www.idhes.cnrs.fr/genre-et-desindustrialisation/#_ftn1> est aussi vieux que l’industrie. Cet objet de sciences sociales aux dimensions multiples s’est imposé ces dernières années comme un vaste champ d’étude en France et dans le monde.
Si les fermetures d’usines sont considérées comme des menaces pour les masculinités, l’expérience vécue par les femmes apparait souvent en marge de la littérature. Face à la déstabilisation des sociabilités et pratiques des communautés industrielles, les regards se sont notamment portés sur l’exaltation d’une virilité des salariés en lutte – forme idéalisée et hégémonique des masculinités – lors des conflits de la dernière chance pour sauver les usines.
Pourtant, en première ligne des suppressions d’emplois, les femmes – particulièrement les ouvrières – sont exposées précocement à la désindustrialisation. Leurs résistances à la « perte de soi »[2] <www.idhes.cnrs.fr/genre-et-desindustrialisation/#_ftn2> que représentent les licenciements sont généralement présentées comme des luttes de femmes vulnérables, quand ces dernières ne sont pas invisibilisées dans l’analyse du phénomène.
L’envers de cette attitude, touchant à la déstabilisation des masculinités, a également retenu l’attention de nombreuses et nombreux chercheurs ayant montré à quel point le modèle du *male breadwinner *est entré en crise face à la disparition de l’emploi, avec des répercussions tant dans les relations sociales que dans l’intimité des couples, des familles mais aussi dans les liens amicaux, au travail et en-dehors. Outil de compréhension des identités sexuées et des rapports de pouvoir, le genre nous invite donc à dépasser la binarité des réactions à la désindustrialisation et élargir les approches du phénomène comme une expérience familiale, générationnelle, domestique, professionnelle mais aussi sanitaire et corporelle. Ce séminaire entend donc se faire l’écho des travaux en cours sur les dynamiques genrées de la désindustrialisation, pensées dans une perspective transnationale, comparative et transdisciplinaire. ——————————
[1] <www.idhes.cnrs.fr/genre-et-desindustrialisation/#_ftnref1> Jefferson Cowie et Joseph Heathcott (dir.), *Beyond the Ruins : The Meanings of Deindustrialization*, Ithaca, Cornell University Press, 2003, p. 2.
[2] <www.idhes.cnrs.fr/genre-et-desindustrialisation/#_ftnref2> Danièle Linhart, *Perte d’emploi, perte de soi*, Paris, Eres, 2002. ProgrammeJeudi 20 novembre 2025
Romain Castellesi | Université du Littoral Côte d’Opale Amandine Tabutaud | Université Paris-Saclay
*Introduction. Genre et désindustrialisation : état des lieux et perspectives de recherche.* Jeudi 18 décembre 2025
Nicolas Renahy | INRAE
*La matrice féministe des années 68 en milieu ouvrier à l’épreuve du temps* Jeudi 22 janvier 2026
Fanny Gallot | Université Paris-Est Créteil Rose Feinte | Université Paris-Est Créteil
*Travail reproductif et désindustrialisation* Jeudi 12 février 2026
Liam Devitt | Université Concordia de Montréal
*Reopening the gay steel mill : queer histories of deindustrialization* *Rouvrir l’aciérie gay : histoires queers de la désindustrialisation* Jeudi 19 mars 2026
Marion Henry | Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne
*« Entre hommes » : pratiques récréatives et (re)construction des masculinités au sein des bassins miniers britanniques (années 1950 – années 1980)* Jeudi 16 avril 2026
Juliette Ronsin | École des Hautes Études en Sciences sociales/MUCEM
*Parentés et sociabilités en contexte de désindustrialisation, le cas de l’immigration yougoslave à Belfort-Montbéliard* Jeudi 21 mai 2026
Jackie Clarke | Université de Glasgow
*Désindustrialisation et travail à domicile*

