Appel à Contribution jusqu’au 15 décembre : « Entre diplomatie et propagande : la musique espagnole dans les relations internationales au XXe s ».
Appel à contribution :
ENTRE DIPLOMATIE ET PROPAGANDE : LA MUSIQUE ESPAGNOLE DANS LES RELATIONS INTERNATIONALES AU XXe SIÈCLE CONGRÈS INTERNATIONAL
23 et 24 avril 2026 – Facultad de Geografía e Historia, Universidad Complutense de Madrid 9 et 10 novembre 2026 – Universidad del País Vasco / Euskal Herriko Unibertsitatea (Vitoria-Gasteiz)
APPEL À COMMUNICATIONS
Tout au long du XXe siècle, la musique espagnole a joué un rôle stratégique dans les relations internationales, en s’imposant comme un instrument clé de projection des identités culturelles et d’articulation des intérêts politiques, idéologiques et diplomatiques. En étroite concordance avec les transformations des régimes politiques en Espagne, et sous l’influence des dynamiques de l’ordre international, la musique espagnole — dans ses multiples dimensions : symphonique, lyrique, populaire et folklorique — s’est constituée comme un instrument de diplomatie et de propagande, mais aussi comme vecteur de résistance, d’expression symbolique et de médiation culturelle. Dans son interaction avec divers contextes de réception, elle a non seulement contribué à façonner l’image internationale du pays, mais également à la nuancer, la reformuler et, parfois, à remettre en question les discours officiels sur l’identité nationale. Ces processus ne se sont pas développés linéairement ni dans des circuits fermés. La présence de la musique espagnole dans les théâtres, festivals, institutions éducatives et forums diplomatiques — dans divers espaces géographiques — a favorisé à la fois la reconnaissance extérieure et le dialogue avec d’autres traditions musicales. Les interactions avec l’Amérique latine et l’Europe, en particulier, ont permis des échanges culturels, des coopérations artistiques et des hybridations qui ont généré de nouvelles interprétations du répertoire espagnol et de riches représentations croisées. Compositeurs, interprètes et médiateurs d’origines diverses ont joué un rôle décisif dans l’accueil, la réinterprétation, l’appropriation ou la diffusion de ces musiques, donnant naissance à des imaginaires transnationaux qui ont élargi leurs horizons esthétiques et repensé de nouvelles formes de compréhension de l’identité culturelle et de sa projection internationale. Dans ce contexte, les dynamiques d’exil et de migration, ainsi que la participation à des festivals, le développement de l’industrie discographique, les réseaux de publication et les programmes éducatifs internationaux ont favorisé la formation de circuits musicaux transnationaux. Ces plateformes, loin de se limiter à la reproduction d’un répertoire national, ont stimulé l’intégration de traditions et de pratiques innovantes issues de multiples contextes, favorisant ainsi des processus d’hybridation et de réappropriation qui ont redéfini le rôle de la musique espagnole sur les scènes mondiales et dans les disputes symboliques autour de la culture.
L’objectif de ce congrès international est d’analyser le rôle de la musique espagnole comme instrument de médiation culturelle et comme ressource politique dans le cadre des relations internationales au XXe siècle. Plus précisément, il s’agit de rassembler des contributions examinant l’usage, la circulation et la réception de la musique espagnole, tant dans des initiatives de projection extérieure promues par des agents officiels — espagnols ou étrangers — que dans des processus de représentation impulsés par des acteurs informels ou non gouvernementaux, tels que des artistes, entreprises culturelles, promoteurs, critiques, établissements éducatifs ou entités privées.
Axes thématiques (à titre indicatif) :
1. Diplomatie institutionnelle et politiques culturelles • Le rôle des institutions culturelles gouvernementales, ambassades et consulats dans la promotion de la musique espagnole à l’étranger. • Diplomatie culturelle et projection extérieure pendant la Seconde République : concerts, expositions et échanges. • Stratégies de légitimation internationale du régime franquiste à travers la musique et la danse. • Collaboration entre agents officiels et informels dans la diffusion de la musique espagnole : diplomates, entrepreneurs, compositeurs, interprètes, promoteurs, critiques, mécènes et autres médiateurs.
2. Conflits, exil et mémoire • Propagande et diplomatie musicale durant la Guerre civile espagnole. • La musique comme vecteur de dénonciation, de mémoire et de réconciliation en situations de répression, guerre, exil ou conflit international. • Pratiques musicales développées par les exilés politiques et les migrants comme forme de résistance et de médiation culturelle.
3. Circulations transnationales, éducation et réseaux culturels • Échanges pédagogiques et projets éducatifs internationaux : études à l’étranger, bourses et réseaux académiques. • Formation d’un « canon espagnol » hors d’Espagne : processus de sélection, appropriation, réinterprétation et résistances. • Ruptures et continuités : perceptions de la musique espagnole à l’étranger pendant et après le franquisme.
4. Festivals, forums internationaux et tourisme musical • La musique espagnole dans les festivals internationaux. • Participation espagnole aux expositions universelles et internationales. • Tourisme culturel et musique populaire : flamenco, copla et d’autres genres dans la construction d’une image internationale de l’Espagne.
5. Médias, technologie et projection médiatique • Rôle de l’industrie musicale, de l’édition, de la radio et de la télévision dans la diffusion de la musique espagnole à l’échelle mondiale. • Musique et cinéma comme dispositifs de projection internationale : adaptations musicales, synergies sonores et audiovisuelles, et leur relation avec la diplomatie, la propagande et l’identité culturelle.
6. Esthétiques, identités et représentations culturelles • Projection extérieure des courants d’avant-garde, du modernisme et des dialogues esthétiques avec les musiques européennes. • Musique et identité : nationalismes musicaux, constructions régionales, discours centre-périphérie et représentations transnationales. • Musiques et danse dans la projection culturelle internationale : analyse de l’articulation entre la musique et la danse dans la construction des imaginaires internationaux de l’Espagne ; expériences transnationales, collaborations et discours identitaires liés à la danse espagnole et à sa réceptio internationale. • Femmes et diplomatie musicale : créatrices, interprètes et médiatrices dans des contextes internationaux. • Littérature et musique dans une perspective internationale : dialogues, collaborations et influences croisées de la projection culturelle.
Les communications sélectionnées lors des deux parties du congrès — Madrid et Vitoria-Gasteiz — seront publiées dans un ouvrage collectif.
RÉCEPTION DES PROPOSITIONS Les propositions (en français, anglais ou espagnol) devront être envoyées par mail à Asier Odriozola Otamendi (asier.odriozola@ehu.eus) et Tatiana Aráez Santiago (tarez.santiago@ucm.es).
Les informations suivantes devront y figurer : – Nom et prénom, affiliation et coordonnées (adresse postale, e-mail et téléphone). – Titre et résumé. – Matériel audiovisuel nécessaire. – Brève biobibliographie ne dépassant pas 500 mots.
Date limite de réception des propositions pour le premier congrès à l’Université Complutense de Madrid : 15 décembre 2025. Les candidats seront informés du résultat en janvier 2026.
Nous prévoyons des communications de 20 minutes, suivies de 10 minutes de débat.
L’appel à communications pour le deuxième congrès à l’Université du Pays Basque / Euskal Herriko Unibertsitatea (prévu les 9 et 10 novembre 2026) sera publié après la première rencontre. Pour toute information supplémentaire, veuillez contacter : mulicoproject@gmail.com
DIRECTION Tatiana Aráez Santiago (Universidad Complutense de Madrid) Asier Odriozola Otamendi (Universidad del País Vasco / Euskal Herriko Unibertsitatea)
COMITÉ SCIENTIFIQUE Tatiana Aráez Santiago (Universidad Complutense de Madrid) Esteban Buch (École des hautes études en sciences sociales, Paris) Emilio Casares Rodicio (Universidad Complutense de Madrid) Igor Contreras Zubillaga (Consejo Superior de Investigaciones Científicas) Victoria Eli Rodríguez (Universidad Complutense de Madrid) Constance Frei (Université de Lausanne) Juan Pablo González (Instituto Tecnológico Metropolitano de Medellín, ITM) Carol A. Hess (University of California, Davis) Beatriz Martínez del Fresno (Universidad de Oviedo) Yvan Nommick (Université Paul Valéry, Montpellier) Asier Odriozola Otamendi (Universidad del País Vasco/Euskal Herriko Unibertsitatea) Elena Torres Clemente (Universidad Complutense de Madrid) Belén Vega Pichaco (Universidad de La Rioja)
SECRÉTARIAT Amanda Sierra Martínez (Universidad Complutense de Madrid)
COMITÉ D’ORGANISATION Bárbara Ballesteros (Universidad Complutense de Madrid) Carmen Rivate Alvarado (Universidad Complutense de Madrid) Laura Yesireth Ramírez Chacón (Universidad Complutense de Madrid)
PARTENAIRES Universidad Complutense de Madrid Universidad del País Vasco/Euskal Herriko Unibertsitatea – Instituto de Historia Social Valentín de Foronda Proyecto I+D «Correspondencias entre la música y la literatura en la Edad de Plata» (MULICO2) (PID2022- 139688NB-I00). Ministerio de Ciencia e Innovación Proyecto I+D «Creadoras de la escena musical madrileña en la Edad de Plata» (CREAMUS) (Q2818014I). Comunidad de Madrid
ENTRE DIPLOMATIE ET PROPAGANDE : LA MUSIQUE ESPAGNOLE DANS LES RELATIONS INTERNATIONALES AU XXe SIÈCLE CONGRÈS INTERNATIONAL
23 et 24 avril 2026 – Facultad de Geografía e Historia, Universidad Complutense de Madrid 9 et 10 novembre 2026 – Universidad del País Vasco / Euskal Herriko Unibertsitatea (Vitoria-Gasteiz)
APPEL À COMMUNICATIONS
Tout au long du XXe siècle, la musique espagnole a joué un rôle stratégique dans les relations internationales, en s’imposant comme un instrument clé de projection des identités culturelles et d’articulation des intérêts politiques, idéologiques et diplomatiques. En étroite concordance avec les transformations des régimes politiques en Espagne, et sous l’influence des dynamiques de l’ordre international, la musique espagnole — dans ses multiples dimensions : symphonique, lyrique, populaire et folklorique — s’est constituée comme un instrument de diplomatie et de propagande, mais aussi comme vecteur de résistance, d’expression symbolique et de médiation culturelle. Dans son interaction avec divers contextes de réception, elle a non seulement contribué à façonner l’image internationale du pays, mais également à la nuancer, la reformuler et, parfois, à remettre en question les discours officiels sur l’identité nationale. Ces processus ne se sont pas développés linéairement ni dans des circuits fermés. La présence de la musique espagnole dans les théâtres, festivals, institutions éducatives et forums diplomatiques — dans divers espaces géographiques — a favorisé à la fois la reconnaissance extérieure et le dialogue avec d’autres traditions musicales. Les interactions avec l’Amérique latine et l’Europe, en particulier, ont permis des échanges culturels, des coopérations artistiques et des hybridations qui ont généré de nouvelles interprétations du répertoire espagnol et de riches représentations croisées. Compositeurs, interprètes et médiateurs d’origines diverses ont joué un rôle décisif dans l’accueil, la réinterprétation, l’appropriation ou la diffusion de ces musiques, donnant naissance à des imaginaires transnationaux qui ont élargi leurs horizons esthétiques et repensé de nouvelles formes de compréhension de l’identité culturelle et de sa projection internationale. Dans ce contexte, les dynamiques d’exil et de migration, ainsi que la participation à des festivals, le développement de l’industrie discographique, les réseaux de publication et les programmes éducatifs internationaux ont favorisé la formation de circuits musicaux transnationaux. Ces plateformes, loin de se limiter à la reproduction d’un répertoire national, ont stimulé l’intégration de traditions et de pratiques innovantes issues de multiples contextes, favorisant ainsi des processus d’hybridation et de réappropriation qui ont redéfini le rôle de la musique espagnole sur les scènes mondiales et dans les disputes symboliques autour de la culture.
L’objectif de ce congrès international est d’analyser le rôle de la musique espagnole comme instrument de médiation culturelle et comme ressource politique dans le cadre des relations internationales au XXe siècle. Plus précisément, il s’agit de rassembler des contributions examinant l’usage, la circulation et la réception de la musique espagnole, tant dans des initiatives de projection extérieure promues par des agents officiels — espagnols ou étrangers — que dans des processus de représentation impulsés par des acteurs informels ou non gouvernementaux, tels que des artistes, entreprises culturelles, promoteurs, critiques, établissements éducatifs ou entités privées.
Axes thématiques (à titre indicatif) :
1. Diplomatie institutionnelle et politiques culturelles • Le rôle des institutions culturelles gouvernementales, ambassades et consulats dans la promotion de la musique espagnole à l’étranger. • Diplomatie culturelle et projection extérieure pendant la Seconde République : concerts, expositions et échanges. • Stratégies de légitimation internationale du régime franquiste à travers la musique et la danse. • Collaboration entre agents officiels et informels dans la diffusion de la musique espagnole : diplomates, entrepreneurs, compositeurs, interprètes, promoteurs, critiques, mécènes et autres médiateurs.
2. Conflits, exil et mémoire • Propagande et diplomatie musicale durant la Guerre civile espagnole. • La musique comme vecteur de dénonciation, de mémoire et de réconciliation en situations de répression, guerre, exil ou conflit international. • Pratiques musicales développées par les exilés politiques et les migrants comme forme de résistance et de médiation culturelle.
3. Circulations transnationales, éducation et réseaux culturels • Échanges pédagogiques et projets éducatifs internationaux : études à l’étranger, bourses et réseaux académiques. • Formation d’un « canon espagnol » hors d’Espagne : processus de sélection, appropriation, réinterprétation et résistances. • Ruptures et continuités : perceptions de la musique espagnole à l’étranger pendant et après le franquisme.
4. Festivals, forums internationaux et tourisme musical • La musique espagnole dans les festivals internationaux. • Participation espagnole aux expositions universelles et internationales. • Tourisme culturel et musique populaire : flamenco, copla et d’autres genres dans la construction d’une image internationale de l’Espagne.
5. Médias, technologie et projection médiatique • Rôle de l’industrie musicale, de l’édition, de la radio et de la télévision dans la diffusion de la musique espagnole à l’échelle mondiale. • Musique et cinéma comme dispositifs de projection internationale : adaptations musicales, synergies sonores et audiovisuelles, et leur relation avec la diplomatie, la propagande et l’identité culturelle.
6. Esthétiques, identités et représentations culturelles • Projection extérieure des courants d’avant-garde, du modernisme et des dialogues esthétiques avec les musiques européennes. • Musique et identité : nationalismes musicaux, constructions régionales, discours centre-périphérie et représentations transnationales. • Musiques et danse dans la projection culturelle internationale : analyse de l’articulation entre la musique et la danse dans la construction des imaginaires internationaux de l’Espagne ; expériences transnationales, collaborations et discours identitaires liés à la danse espagnole et à sa réceptio internationale. • Femmes et diplomatie musicale : créatrices, interprètes et médiatrices dans des contextes internationaux. • Littérature et musique dans une perspective internationale : dialogues, collaborations et influences croisées de la projection culturelle.
Les communications sélectionnées lors des deux parties du congrès — Madrid et Vitoria-Gasteiz — seront publiées dans un ouvrage collectif.
RÉCEPTION DES PROPOSITIONS Les propositions (en français, anglais ou espagnol) devront être envoyées par mail à Asier Odriozola Otamendi (asier.odriozola@ehu.eus) et Tatiana Aráez Santiago (tarez.santiago@ucm.es).
Les informations suivantes devront y figurer : – Nom et prénom, affiliation et coordonnées (adresse postale, e-mail et téléphone). – Titre et résumé. – Matériel audiovisuel nécessaire. – Brève biobibliographie ne dépassant pas 500 mots.
Date limite de réception des propositions pour le premier congrès à l’Université Complutense de Madrid : 15 décembre 2025. Les candidats seront informés du résultat en janvier 2026.
Nous prévoyons des communications de 20 minutes, suivies de 10 minutes de débat.
L’appel à communications pour le deuxième congrès à l’Université du Pays Basque / Euskal Herriko Unibertsitatea (prévu les 9 et 10 novembre 2026) sera publié après la première rencontre. Pour toute information supplémentaire, veuillez contacter : mulicoproject@gmail.com
DIRECTION Tatiana Aráez Santiago (Universidad Complutense de Madrid) Asier Odriozola Otamendi (Universidad del País Vasco / Euskal Herriko Unibertsitatea)
COMITÉ SCIENTIFIQUE Tatiana Aráez Santiago (Universidad Complutense de Madrid) Esteban Buch (École des hautes études en sciences sociales, Paris) Emilio Casares Rodicio (Universidad Complutense de Madrid) Igor Contreras Zubillaga (Consejo Superior de Investigaciones Científicas) Victoria Eli Rodríguez (Universidad Complutense de Madrid) Constance Frei (Université de Lausanne) Juan Pablo González (Instituto Tecnológico Metropolitano de Medellín, ITM) Carol A. Hess (University of California, Davis) Beatriz Martínez del Fresno (Universidad de Oviedo) Yvan Nommick (Université Paul Valéry, Montpellier) Asier Odriozola Otamendi (Universidad del País Vasco/Euskal Herriko Unibertsitatea) Elena Torres Clemente (Universidad Complutense de Madrid) Belén Vega Pichaco (Universidad de La Rioja)
SECRÉTARIAT Amanda Sierra Martínez (Universidad Complutense de Madrid)
COMITÉ D’ORGANISATION Bárbara Ballesteros (Universidad Complutense de Madrid) Carmen Rivate Alvarado (Universidad Complutense de Madrid) Laura Yesireth Ramírez Chacón (Universidad Complutense de Madrid)
PARTENAIRES Universidad Complutense de Madrid Universidad del País Vasco/Euskal Herriko Unibertsitatea – Instituto de Historia Social Valentín de Foronda Proyecto I+D «Correspondencias entre la música y la literatura en la Edad de Plata» (MULICO2) (PID2022- 139688NB-I00). Ministerio de Ciencia e Innovación Proyecto I+D «Creadoras de la escena musical madrileña en la Edad de Plata» (CREAMUS) (Q2818014I). Comunidad de Madrid

