Nouvelle parution en libre accès : numéros 50/2024 & 51/2025

Chèr·e·s collègues,
Nous avons le plaisir de vous annoncer la mise en ligne, en libre accès, des numéros 50/2024 et 51/2025 sur OpenEdition.

Numéro 50 / 2024 – *« **Sociologies de l’éducation et de l’enfance en anthropocène. Les limites de la conversion écologique des enfants **»* Dirigé par Ghislain Leroy et Charlotte Le Corre. 👉  journals.openedition.org/emulations/3840
Depuis peu, la sociologie s’est saisie des questions environnementales notamment en montrant les liens entre conditions écologiques et classes sociales. Pourtant, du côté des sociologies de l’éducation et de l’enfance, les travaux sur ces sujets sont encore rares. Dans cette introduction, nous identifions des pistes possibles de rencontre entre ces champs et le contexte actuel d’anthropocène et de dégradation environnementale. Au-delà de représentations messianiques et romantisées d’une génération émergente d’enfants prêts à se saisir de cette question, il s’agit d’étudier les parcours de socialisation enfantine sur ces enjeux, en interrogeant le rôle des familles et des institutions éducatives, dont l’école, dans la fabrique d’enfants perpétuant ou non les rapports actuels à l’environnement.

Numéro 51 / 2025 – *« **Des privilèges précaires. Des classes moyennes et supérieures en circulation transnationale face aux déclassements** »* Dirigé par Maxime Behar et Anne‑Sophie Delval. 👉  journals.openedition.org/emulations/4296
Ce numéro spécial propose une relecture originale des processus de précarisation des privilèges dans les contextes de mobilité internationale. En déplaçant le regard de la précarité des classes populaires vers celle des classes moyennes et supérieures, il met en lumière des trajectoires marquées par des tensions entre pertes, affaiblissements et reconversions de ressources sociales, économiques, culturelles et symboliques. Les contributions abordent une diversité de groupes en situation de mobilité – étudiant·es du Sud global, titulaires de visas qualifiés, intellectuel·les en exil, expatrié·es humanitaires, néo-ruraux internationaux ou milliardaires russes – pour interroger les formes multiples de précarité, d’ambivalence statutaire et de déclassement vécues. À travers une approche à la fois transnationale et intersectionnelle, le numéro démontre que la mobilité ne garantit ni ascension, ni reproduction sociale linéaire pour les groupes privilégiés, mais peut au contraire exposer à des déclassements différenciés selon les capitaux détenus, le genre, la race ou les ressources symboliques mobilisables. Le concept de privilège précaire se révèle ici particulièrement heuristique pour dépasser une vision statique des classes moyennes et supérieures. En croisant analyse des capitaux et des stratégies discursives face à l’érosion des privilèges, ce numéro propose une lecture dynamique et relationnelle des hiérarchies sociales dans un monde globalisé.
Bien cordialement,
Le comité éditorial d’Émulations ——————————