Parution La Résistance pionnière en France au prisme des archives de la répressio
J’ai le plaisir de vous annoncer la sortie aux Presses Universitaires de Rennes, avec le soutien de l’université de Caen et de la Fondation de la résistance, du livre que j’ai co-dirigé avec Fabrice Grenard: La Résistance pionnière en France au prisme des archives de la répression. Été 1940-été 1941 (pur-editions.fr/product/10249/la-resistance-pionniere-en-france-au-prisme-des-archives-de-la-repression <pur-editions.fr/product/10249/la-resistance-pionniere-en-france-au-prisme-des-archives-de-la-repression>)
En voici la quatrième de couverture : La phase initiale de la Résistance en France, souvent réduite à une forme de préhistoire du phénomène, reste peu étudiée par les historiens comparée à la période ultérieure, celle qui voit se mettre en place à partir de 1942 un processus de structuration et d’unification. Cette Résistance pionnière continue également de donner lieu à de nombreuses idées reçues comme le fait que les premiers résistants étaient très peu nombreux, souvent des marginaux très isolés, décalés du reste de la société qui acceptait passivement l’occupation. L’ouverture de l’ensemble des archives de la période depuis un décret de décembre 2015 permet de rouvrir ces questions à nouveaux frais. Cet ouvrage propose d’étudier les débuts de la Résistance en France au prisme des archives dites de « la répression », à savoir les rapports de police ou de gendarmerie, les synthèses des renseignements généraux, les enquêtes judiciaires pour ce qui concerne le régime de Vichy, mais aussi les archives de la répression allemande. Si ces fonds d’archives doivent être utilisés avec certaines précautions du fait de leur nature particulière, ils n’en apparaissent pas moins incontournables pour qui veut étudier de façon scientifique les débuts de la Résistance. Ils permettent de combler le manque de sources produit par les Résistants eux-mêmes pour cette période. L’usage de ces archives permet de repérer des traces précises des premières formes de résistance qui se sont développées au cours de la première année de l’Occupation (été 1940-début 1941), d’examiner comment l’Occupant et le régime de Vichy les a appréhendées et de les replacer dans leur contexte en fonction des différents territoires concernés, dès lors que la France se trouve divisée en différentes zones au lendemain de sa défaite face à l’Allemagne.
Bien cordialement,
Gaël Eismann Professeure d’histoire contemporaine à l’université de Caen-Normandie HisTeMé-UR 7455 – Unicaen – Codirection de l’Axe 3 « Paix, conflits et violences » UFR Humanités Sciences Sociales – Responsable pédagogique de la Licence 3 (histoire) Mél: gael.eismann@unicaen.fr <mailto:gael.eismann@unicaen.fr> cv.archives-ouvertes.fr/gael-eismann <cv.archives-ouvertes.fr/gael-eismann> sgm.hypotheses.org/ <sgm.hypotheses.org/> histeme.unicaen.fr <histeme.unicaen.fr/>
Publié récemment : – avec Fabrice Grenard (dir.), La Résistance pionnière en France au prisme des archives de la répression (été 1940-été 1941), Rennes, Presses universitaires de Rennes, Collection « Histoire », 2025. – « Les femmes condamnées à mort par les tribunaux militaires allemands en France occupée (1940-1944). Un phénomène genré minoritaire mais un fait social et politique majeur », 20 & 21. Revue d’histoire, 2023/4 (N° 160), p. 49-71. – « Hommage à Manfred Messerschmidt, précurseur de l’histoire critique de la Wehrmacht et de sa justice militaire », Francia. Forschungen zur westeuropäischen Geschichte, Ostfildern (Thorbecke), 50 (2023), p. 613-617.


