AAC – Mémoire(s) de la Seconde Guerre mondiale (english below))
Appel à communications. Mémoire(s) de la Seconde Guerre mondiale
Lieu : Paris Date : 6-7 novembre 2025 Date limite pour soumettre une candidature : 30 juin 2025
Le Conseil scientifique et d’orientation de la Mission du 80ème anniversaire de la Libération organise un colloque consacré aux mémoires de la Seconde Guerre mondiale et à leurs évolutions, depuis la sortie de guerre jusqu’à aujourd’hui. Alors que le cycle commémoratif 2024/2025 touche à sa fin, il s’agit de faire un état de l’art et de proposer de nouvelles pistes de recherches sur les multiples mémoires de cette guerre, qui se déclinent différemment selon les États, localités, groupes sociaux et individus concernés. Les communications pourront venir de chercheuses et de chercheurs comme de témoins ayant contribué à façonner les mémoires collectives par le biais de politiques, d’associations, de productions artistiques… consacrées aux événements.
80 ans après la fin du conflit, ce colloque entend donc interroger les mémoires divergentes et parfois concurrentielles qui en sont nées, dans une perspective résolument internationale et pluridisciplinaire. La comparaison entre les mémoires construites par et au sein des Etats belligérants – qu’il s’agisse des métropoles ou de leurs empires – apparaît ainsi comme une piste fructueuse : quelles sont les principales dates et événements commémorés ? Quand et comment chaque Etat commémore-t-il par exemple la fin de la guerre ? Quels sont les figures ou groupes dont le souvenir s’est imposé au fil du temps ou a au contraire été effacé ? De même, l’étude et les témoignages des actrices et acteurs de la mémoire auront toute leur place dans les échanges : quels individus, associations, institutions ont façonné au fil du temps les mémoires collectives ? Comment ? Pourquoi certaines interprétations mémorielles l’ont-elles emporté sur d’autres ? La complexité des phénomènes mémoriels, de leurs construction, reconstruction et déconstruction, invite au dialogue entre disciplines, qui en proposent des explications complémentaires. Dans ce cadre pluridisciplinaire, une attention particulière sera accordée aux traumatismes individuels, collectifs et/ou intergénérationnels générés par les violences de la période. Enfin, si on souhaite apporter un éclairage sur la France, les comparaisons internationales sont également bienvenues, que ce soit pour rendre compte de la situation dans tel ou tel pays, ou dans une approche comparative.
Le comité d’organisation propose trois axes de réflexion indicatifs, mais demeure ouvert à d’autres propositions. Il entend d’abord réfléchir aux régimes mémoriels qui président à la construction et à l’évolution des mémoires depuis la fin du conflit, en France et dans le monde, y compris dans leur dimension parfois transnationale : quelles politiques mémorielles, quelles productions et représentations, quels contextes spécifiques et quelles réinterprétations ont structuré les mémoires collectives ? Les vecteurs politiques, médiatiques, artistiques de la mémoire représentent un second axe – autant dans leur dimension symbolique que dans leur dimension matérielle : quelles images font et défont la mémoire au fil du temps ? Quels sont les usages des termes renvoyant à la Seconde Guerre mondiale dans la sphère publique et politique ? Quelle est l’inscription matérielle de ces mémoires dans l’espace public ? Enfin, la question de la transmission des mémoires au sein des familles aussi bien qu’à l’école par exemple apparaît comme cruciale, à l’heure de la disparition des derniers témoins : les discours officiels autant que les recherches familiales et privées sont concernés. L’approche par échelles est bienvenue (la mémoire ne traverse pas le temps de la même façon pour les individus, les associations, les collectivités territoriales ou la nation) de même que la comparaison entre territoires (l’adhésion à l’acte commémoratif, par exemple, n’est pas la même dans un village où la transmission est familiale que dans une métropole où la célébration est désincarnée pour la plupart des participants). Cette comparaison peut s’exprimer aussi bien dans l’organisation des commémorations que dans les rapports que les populations entretiennent aux mémoires de la guerre.
Le colloque sera, enfin, l’occasion de revenir sur les commémorations de 2024 et de 2025 et de dresser un bilan des manifestations menées et/ou soutenues par la Mission Libération, en particulier auprès des jeunes, des associatifs et des collectivités territoriales.
Modalités et calendrier de candidature Les candidatures doivent être adressées à l’adresse colloque.memoires@missionliberation.fr, accompagnées d’un argument de 1500/2000 signes, avant le 30 juin 2025. Comité d’organisation Claire Andrieu, Centre d’Histoire de Sciences Po Raphaële Balu, Sorbonne Université Nicolas Buat, Mission Libération Claire Feniger, Mission Libération Thomas Fontaine, Mémorial national des femmes en résistance et en déportation Lysiane Le Bihan Buannec, Mission Libération Léa Lepez, Mission Libération Jean-François Muracciole, Université Montpellier 3 Denis Peschanski, CNRS Renée Poznanski, Université Ben Gourion, Israël Olivier Wieviorka, ENS Paris-Saclay Sylvie Zaidman, Musée de la Libération de Paris —————————————————————————————– Call for papers. Remembrances and memory of the Second World War
Location: Paris Date: November 6-7 Deadline to submit a paper: June 30th
The Conseil scientifique et d’orientation de la Mission du 80ème anniversaire de la Libération is organizing a conference devoted to memories of the Second World War and their evolution, from the end of the war to the present day. As the 2024/2025 commemorative cycle draws to a close, the aim is to take stock of the state of the art and propose new paths for research into the multiple memories of this war, which vary according to the states, localities, social groups and individuals involved. Papers may be submitted by researchers or witnesses who have contributed to shaping collective memories through policies, associations, artistic productions, etc. devoted to the events.
80 years on from the end of the conflict, this conference will examine the divergent and sometimes competing memories that have emerged, with a resolutely international and multi-disciplinary perspective. A comparison between the memories constructed by and within the belligerent states – whether metropolises or their empires – thus appears to be a fruitful avenue: what are the main dates and events commemorated? When and how does each state commemorate the end of the war, for example? Which figures or groups have been remembered over time, or on the contrary, have been erased? Similarly, the study and testimonies of those involved in remembrance will play a key role in the discussions: which individuals, associations and institutions have shaped collective memories over time? How have they done so? Why have certain interpretations of memory prevailed over others? The complexity of remembrance and memory, their construction, reconstruction and deconstruction, calls for dialogue between disciplines, which offer complementary explanations. Within this multidisciplinary framework, particular attention will be paid to the individual, collective and/or intergenerational traumas generated by the violence of the period. Finally, if we are to shed light on France, international comparisons are also welcome, whether to report on the situation in a particular country, or as part of a comparative approach.
The organizing committee is suggesting three main themes for consideration, but remains open to other proposals. Firstly, the committee intends to reflect on the memory regimes that have governed the construction and evolution of memories since the end of the conflict, in France and throughout the world, including in their sometimes transnational dimension: what memory policies, what productions and representations, what specific contexts and what reinterpretations have structured collective memories? The political, media and artistic vectors of memory represent a second axis – as much in their symbolic dimension as in their material dimension: what images make and unmake memory over time? How are terms referring to the Second World War used in the public and political spheres? How do they transpire in the public space? Finally, the question of the transmission of memories within families and at school, for example, appears to be crucial, at a time when the last witnesses are disappearing: official speeches as much as family and private research are concerned. A scale-based approach is welcome (memory does not travel through time in the same way for individuals, associations, local authorities or the nation), as is comparison between territories (adherence to the act of commemoration, for example, is not the same in a village where transmission is family-based as in a metropolis where the celebration is disembodied for most participants). This comparison can be seen both in the way commemorations are organized, and in the way people relate to the memories of the conflict.
Application procedures and timetable Applications must be sent to colloque.memoires@missionliberation.fr, together with an argument of 1500/2000 characters, by June 30, 2025. Organization committee: Claire Andrieu, Centre d’Histoire de Sciences Po Raphaële Balu, Sorbonne Université Nicolas Buat, Mission Libération Claire Feniger, Mission Libération Thomas Fontaine, Mémorial national des femmes en résistance et en déportation Lysiane Le Bihan Buannec, Mission Libération Léa Lepez, Mission Libération Jean-François Muracciole, Université Montpellier 3 Denis Peschanski, CNRS Renée Poznanski, Université Ben Gourion, Israël Olivier Wieviorka, ENS Paris-Saclay Sylvie Zaidman, Musée de la Libération de Paris
Claire FENIGER Chargée de mission auprès du Conseil scientifique et d’orientation
Mission du 80ème anniversaire des débarquements, de la Libération de la France et de la Victoire
109, bd Malesherbes – 75008 Paris P : +33 (0)6 04 45 83 91 claire.feniger@missionliberation.fr
Lieu : Paris Date : 6-7 novembre 2025 Date limite pour soumettre une candidature : 30 juin 2025
Le Conseil scientifique et d’orientation de la Mission du 80ème anniversaire de la Libération organise un colloque consacré aux mémoires de la Seconde Guerre mondiale et à leurs évolutions, depuis la sortie de guerre jusqu’à aujourd’hui. Alors que le cycle commémoratif 2024/2025 touche à sa fin, il s’agit de faire un état de l’art et de proposer de nouvelles pistes de recherches sur les multiples mémoires de cette guerre, qui se déclinent différemment selon les États, localités, groupes sociaux et individus concernés. Les communications pourront venir de chercheuses et de chercheurs comme de témoins ayant contribué à façonner les mémoires collectives par le biais de politiques, d’associations, de productions artistiques… consacrées aux événements.
80 ans après la fin du conflit, ce colloque entend donc interroger les mémoires divergentes et parfois concurrentielles qui en sont nées, dans une perspective résolument internationale et pluridisciplinaire. La comparaison entre les mémoires construites par et au sein des Etats belligérants – qu’il s’agisse des métropoles ou de leurs empires – apparaît ainsi comme une piste fructueuse : quelles sont les principales dates et événements commémorés ? Quand et comment chaque Etat commémore-t-il par exemple la fin de la guerre ? Quels sont les figures ou groupes dont le souvenir s’est imposé au fil du temps ou a au contraire été effacé ? De même, l’étude et les témoignages des actrices et acteurs de la mémoire auront toute leur place dans les échanges : quels individus, associations, institutions ont façonné au fil du temps les mémoires collectives ? Comment ? Pourquoi certaines interprétations mémorielles l’ont-elles emporté sur d’autres ? La complexité des phénomènes mémoriels, de leurs construction, reconstruction et déconstruction, invite au dialogue entre disciplines, qui en proposent des explications complémentaires. Dans ce cadre pluridisciplinaire, une attention particulière sera accordée aux traumatismes individuels, collectifs et/ou intergénérationnels générés par les violences de la période. Enfin, si on souhaite apporter un éclairage sur la France, les comparaisons internationales sont également bienvenues, que ce soit pour rendre compte de la situation dans tel ou tel pays, ou dans une approche comparative.
Le comité d’organisation propose trois axes de réflexion indicatifs, mais demeure ouvert à d’autres propositions. Il entend d’abord réfléchir aux régimes mémoriels qui président à la construction et à l’évolution des mémoires depuis la fin du conflit, en France et dans le monde, y compris dans leur dimension parfois transnationale : quelles politiques mémorielles, quelles productions et représentations, quels contextes spécifiques et quelles réinterprétations ont structuré les mémoires collectives ? Les vecteurs politiques, médiatiques, artistiques de la mémoire représentent un second axe – autant dans leur dimension symbolique que dans leur dimension matérielle : quelles images font et défont la mémoire au fil du temps ? Quels sont les usages des termes renvoyant à la Seconde Guerre mondiale dans la sphère publique et politique ? Quelle est l’inscription matérielle de ces mémoires dans l’espace public ? Enfin, la question de la transmission des mémoires au sein des familles aussi bien qu’à l’école par exemple apparaît comme cruciale, à l’heure de la disparition des derniers témoins : les discours officiels autant que les recherches familiales et privées sont concernés. L’approche par échelles est bienvenue (la mémoire ne traverse pas le temps de la même façon pour les individus, les associations, les collectivités territoriales ou la nation) de même que la comparaison entre territoires (l’adhésion à l’acte commémoratif, par exemple, n’est pas la même dans un village où la transmission est familiale que dans une métropole où la célébration est désincarnée pour la plupart des participants). Cette comparaison peut s’exprimer aussi bien dans l’organisation des commémorations que dans les rapports que les populations entretiennent aux mémoires de la guerre.
Le colloque sera, enfin, l’occasion de revenir sur les commémorations de 2024 et de 2025 et de dresser un bilan des manifestations menées et/ou soutenues par la Mission Libération, en particulier auprès des jeunes, des associatifs et des collectivités territoriales.
Modalités et calendrier de candidature Les candidatures doivent être adressées à l’adresse colloque.memoires@missionliberation.fr, accompagnées d’un argument de 1500/2000 signes, avant le 30 juin 2025. Comité d’organisation Claire Andrieu, Centre d’Histoire de Sciences Po Raphaële Balu, Sorbonne Université Nicolas Buat, Mission Libération Claire Feniger, Mission Libération Thomas Fontaine, Mémorial national des femmes en résistance et en déportation Lysiane Le Bihan Buannec, Mission Libération Léa Lepez, Mission Libération Jean-François Muracciole, Université Montpellier 3 Denis Peschanski, CNRS Renée Poznanski, Université Ben Gourion, Israël Olivier Wieviorka, ENS Paris-Saclay Sylvie Zaidman, Musée de la Libération de Paris —————————————————————————————– Call for papers. Remembrances and memory of the Second World War
Location: Paris Date: November 6-7 Deadline to submit a paper: June 30th
The Conseil scientifique et d’orientation de la Mission du 80ème anniversaire de la Libération is organizing a conference devoted to memories of the Second World War and their evolution, from the end of the war to the present day. As the 2024/2025 commemorative cycle draws to a close, the aim is to take stock of the state of the art and propose new paths for research into the multiple memories of this war, which vary according to the states, localities, social groups and individuals involved. Papers may be submitted by researchers or witnesses who have contributed to shaping collective memories through policies, associations, artistic productions, etc. devoted to the events.
80 years on from the end of the conflict, this conference will examine the divergent and sometimes competing memories that have emerged, with a resolutely international and multi-disciplinary perspective. A comparison between the memories constructed by and within the belligerent states – whether metropolises or their empires – thus appears to be a fruitful avenue: what are the main dates and events commemorated? When and how does each state commemorate the end of the war, for example? Which figures or groups have been remembered over time, or on the contrary, have been erased? Similarly, the study and testimonies of those involved in remembrance will play a key role in the discussions: which individuals, associations and institutions have shaped collective memories over time? How have they done so? Why have certain interpretations of memory prevailed over others? The complexity of remembrance and memory, their construction, reconstruction and deconstruction, calls for dialogue between disciplines, which offer complementary explanations. Within this multidisciplinary framework, particular attention will be paid to the individual, collective and/or intergenerational traumas generated by the violence of the period. Finally, if we are to shed light on France, international comparisons are also welcome, whether to report on the situation in a particular country, or as part of a comparative approach.
The organizing committee is suggesting three main themes for consideration, but remains open to other proposals. Firstly, the committee intends to reflect on the memory regimes that have governed the construction and evolution of memories since the end of the conflict, in France and throughout the world, including in their sometimes transnational dimension: what memory policies, what productions and representations, what specific contexts and what reinterpretations have structured collective memories? The political, media and artistic vectors of memory represent a second axis – as much in their symbolic dimension as in their material dimension: what images make and unmake memory over time? How are terms referring to the Second World War used in the public and political spheres? How do they transpire in the public space? Finally, the question of the transmission of memories within families and at school, for example, appears to be crucial, at a time when the last witnesses are disappearing: official speeches as much as family and private research are concerned. A scale-based approach is welcome (memory does not travel through time in the same way for individuals, associations, local authorities or the nation), as is comparison between territories (adherence to the act of commemoration, for example, is not the same in a village where transmission is family-based as in a metropolis where the celebration is disembodied for most participants). This comparison can be seen both in the way commemorations are organized, and in the way people relate to the memories of the conflict.
Application procedures and timetable Applications must be sent to colloque.memoires@missionliberation.fr, together with an argument of 1500/2000 characters, by June 30, 2025. Organization committee: Claire Andrieu, Centre d’Histoire de Sciences Po Raphaële Balu, Sorbonne Université Nicolas Buat, Mission Libération Claire Feniger, Mission Libération Thomas Fontaine, Mémorial national des femmes en résistance et en déportation Lysiane Le Bihan Buannec, Mission Libération Léa Lepez, Mission Libération Jean-François Muracciole, Université Montpellier 3 Denis Peschanski, CNRS Renée Poznanski, Université Ben Gourion, Israël Olivier Wieviorka, ENS Paris-Saclay Sylvie Zaidman, Musée de la Libération de Paris
Claire FENIGER Chargée de mission auprès du Conseil scientifique et d’orientation
Mission du 80ème anniversaire des débarquements, de la Libération de la France et de la Victoire
109, bd Malesherbes – 75008 Paris P : +33 (0)6 04 45 83 91 claire.feniger@missionliberation.fr

