Séminaire « Une histoire transnationale des écoles de cinéma au 20ème siècle » – 2025/2026
Chères et chers collègues, Veuillez trouver ci-dessous l’appel à contribution du séminaire mensuel « Une histoire transnationale des écoles de cinéma au 20e siècle » qui débutera en mars 2025 par une première session (mars-juin) et se poursuivra en 2025/2026. Le séminaire aura lieu en ligne et sera multilingue permettant ainsi de faire participer des collègues de différents pays. La date de remise des propositions est fixée au 14 février 2025 pour la première session puis au 1er juin 2025 pour la seconde. Ce séminaire a pour objectif de prolonger et étendre les échanges nés dans le contexte des ateliers trilatéraux« Les écoles de cinéma au 20ème siècle : circulationsartistiques, sociabilités politiques et réseaux professionnels » qui sesont tenus de 2021 à 2023 à la Villa Vigoni(www.chcsc.uvsq.fr/les-ecoles-de-cinema-au-xxe-siecle-circulations-artistiques-sociabilites-politiques-et-reseaux-professionnels-2).
N’hésitez pas à faire circuler,
Bien cordialement, Gabrielle Chomentowski (CHS / CNRS-Université Paris 1 Panthéon Sorbonne) pour l’équipe de coordination du séminaire
Présentation du séminaire Ce séminaire international propose de fédérer des chercheurset des chercheuses de tous les continents dont les travaux en histoire, enhistoire du cinéma et en études cinématographiques abordent la question de laformation aux métiers du cinéma. Si le VGIK, l’Institut d’Etat du cinémad’Union soviétique, créé à Moscou dès 1919, inspire les modèles pédagogiques enItalie (le Centro Sperimentale Cinematografia àRome en 1935) comme en France (l’IDHEC en 1943) ou sert de modèle à lacréation d’écoles de cinéma dans plusieurs pays socialistes pendant la guerrefroide (la FAMU à Prague, Łódź en Pologne etl’école de Potsdam-Babelsberg en RDA), chaque école de cinéma se distingue parl’affirmation d’une identité singulière, tout en entretenant des liens forts àla fois avec les professionnels du cinéma et avec les autres écoles etinstitutions. Lieux de formation, d’expérimentations et d’échangesartistiques aussi bien que politiques, les écoles de cinéma s’inscrivent à lapériphérie des industries du cinéma, tout en portant en germe lestransformations à venir du milieu cinématographique. Plusieurs travaux récentsrappellent toute la richesse et l’intérêt des films réalisés par les étudiantsde ces écoles – un intérêt que semble d’ailleurs confirmer la programmationrécente de certains de ces films dans le cadre de festivals, de rétrospectiveset d’exposition. Cette“redécouverte” et la valorisation de ces films d’étudiants mettent à jour denombreuses correspondances entre les écoles en soulignant la circulationd’images, d’idées et de personnes qu’elles initient. Cette circulation s’incarne àplusieurs niveaux. La circulation transnationale semble la plus immédiate avecl’accueil d’étudiants et d’intervenants étrangers dans les écoles de cinéma, oula diffusion dans ces écoles de films étrangers non programmés dans le réseaunational des salles. De manière plus spécifique à la période de ladécolonisation et à celle de la guerre froide, ces écoles soulèvent aussi laquestion de l’accueil et du rôle des étudiants originaires d’Afrique,d’Amérique Latine et d’Asie en Europe. Les échanges entre les écoles etl’industrie cinématographique et audiovisuelle constituent eux aussi un enjeurécurrent, qu’il soit question de la future trajectoire professionnelle des étudiants,de la contribution de professionnels en activité à la formation, ou de lasimple possibilité d’accéder à un lieu d’expérimentation et de réflexion. Laremise en circulation actuelle des films d’étudiants pose aussi question.Tandis que certaines écoles font désormais le choix de numériser les filmsréalisés entre leurs murs pour les partager plus facilement, d’autres manquentde moyens pour se pencher pleinement sur ces sources filmiques. Toutefois, leregain d’intérêt pour ces films, témoins du passé des écoles de cinéma, amène às’interroger sur leur patrimonialisation, certainement corrélée à lamultiplication des recherches sur ces établissements d’enseignement et à laconsolidation en tant qu’objet historiographique. En partant du constat de cettepluralité d’enjeux, le séminaire souhaite proposer de mettre en dialogue deschercheurs et des chercheuses qui s’intéressent à l’une ou l’autre de cesinterrogations et selon des perspectives disciplinaires diverses. Une attentionparticulière sera accordée aux propositions venues de chercheur·ses d’Afrique,d’Amérique du Nord, d’Amérique Latine, d’Asie et d’Océanie avec lesquels nousaimerions dialoguer. Nous accueillerons autant les recherches abouties que destravaux en cours, d’universitaires, chercheur·ses indépendant·es, jeuneschercheur·ses et doctorant·es, puisqu’il s’agit également d’échanger autour desquestions de méthodologie. Nous mobiliserons des outils numériques detranscription et traduction automatique : les participant·es qui ne seraientpas à l’aise en français ou en anglais (langues principales du séminaire)seront donc bienvenu·es. Les propositions d’interventionpourront s’inscrire dans l’un des trois axes de réflexion suivant : Une histoire transnationale des acteurs sociaux des écolesde cinéma – Quelles trajectoires pour cesétudiant·es et enseignant·es, entre plusieurs écoles, plusieurs pays et/ouplusieurs rôles ? – Quelle composition sociale, ethniqueou de genre au sein de ces écoles ; quelle évolution dans le temps ? – Quelles sources produisons-nous surcette histoire en collectant des entretiens (histoire orale) ? Une histoire transnationale sur le plan institutionnel : – Comment s’inscrivent les enjeuxpédagogiques et artistiques, mais aussi politiques et économiques des écoles decinéma dans une dimension transnationale (rôle par exemple du CILECT) ? – Quelles sont les interactions desécoles de cinéma avec le milieu professionnel ou avec d’autres lieux deformation? Penser les films d’étudiantes et étudiants comme objetsartistiques et sources historiques : – Comment accéder aux sources film etnon-film pour écrire une histoire transnationale des écoles de cinéma ? – Que nous disent ces films de la viede ces étudiants et, pour les étudiants étrangers, des sociétés qui les ontaccueillis ? – Qu’en est-il du statut patrimonialdes films d’étudiants: est-il à repenser sur le plan de sa conservation, de savalorisation et de sa circulation dans le cadre de réflexion portant sur lesenjeux d’ordre géopolitique qui ont bouleversé le second 20ème siècle(décolonisation, guerre froide) ? – Quels sont les questionnementséthiques liés à la restitution de leurs films aux anciens étudiant·es qui lesréalisèrent, ou aux pays dont ces étudiant.e.s seraient originaires Les propositions de communication, d’environ 500 mots,préciseront les sources et archives mobilisées ainsi que les principalesréférences bibliographiques. Accompagnées d’une courte biographie, elles sont àenvoyer d’ici le 14 février 2025 pour la session de mars à juin 2025, et d’icile 1er juin 2025 pour la session de septembre 2025 à juin 2026, aux 3 adresses suivantes : gabrielle.chomentowski@univ-paris1.fr m.pierre.bouthier@u-picardie.fr perrine.val@univ-montp3.fr .
N’hésitez pas à faire circuler,
Bien cordialement, Gabrielle Chomentowski (CHS / CNRS-Université Paris 1 Panthéon Sorbonne) pour l’équipe de coordination du séminaire
Présentation du séminaire Ce séminaire international propose de fédérer des chercheurset des chercheuses de tous les continents dont les travaux en histoire, enhistoire du cinéma et en études cinématographiques abordent la question de laformation aux métiers du cinéma. Si le VGIK, l’Institut d’Etat du cinémad’Union soviétique, créé à Moscou dès 1919, inspire les modèles pédagogiques enItalie (le Centro Sperimentale Cinematografia àRome en 1935) comme en France (l’IDHEC en 1943) ou sert de modèle à lacréation d’écoles de cinéma dans plusieurs pays socialistes pendant la guerrefroide (la FAMU à Prague, Łódź en Pologne etl’école de Potsdam-Babelsberg en RDA), chaque école de cinéma se distingue parl’affirmation d’une identité singulière, tout en entretenant des liens forts àla fois avec les professionnels du cinéma et avec les autres écoles etinstitutions. Lieux de formation, d’expérimentations et d’échangesartistiques aussi bien que politiques, les écoles de cinéma s’inscrivent à lapériphérie des industries du cinéma, tout en portant en germe lestransformations à venir du milieu cinématographique. Plusieurs travaux récentsrappellent toute la richesse et l’intérêt des films réalisés par les étudiantsde ces écoles – un intérêt que semble d’ailleurs confirmer la programmationrécente de certains de ces films dans le cadre de festivals, de rétrospectiveset d’exposition. Cette“redécouverte” et la valorisation de ces films d’étudiants mettent à jour denombreuses correspondances entre les écoles en soulignant la circulationd’images, d’idées et de personnes qu’elles initient. Cette circulation s’incarne àplusieurs niveaux. La circulation transnationale semble la plus immédiate avecl’accueil d’étudiants et d’intervenants étrangers dans les écoles de cinéma, oula diffusion dans ces écoles de films étrangers non programmés dans le réseaunational des salles. De manière plus spécifique à la période de ladécolonisation et à celle de la guerre froide, ces écoles soulèvent aussi laquestion de l’accueil et du rôle des étudiants originaires d’Afrique,d’Amérique Latine et d’Asie en Europe. Les échanges entre les écoles etl’industrie cinématographique et audiovisuelle constituent eux aussi un enjeurécurrent, qu’il soit question de la future trajectoire professionnelle des étudiants,de la contribution de professionnels en activité à la formation, ou de lasimple possibilité d’accéder à un lieu d’expérimentation et de réflexion. Laremise en circulation actuelle des films d’étudiants pose aussi question.Tandis que certaines écoles font désormais le choix de numériser les filmsréalisés entre leurs murs pour les partager plus facilement, d’autres manquentde moyens pour se pencher pleinement sur ces sources filmiques. Toutefois, leregain d’intérêt pour ces films, témoins du passé des écoles de cinéma, amène às’interroger sur leur patrimonialisation, certainement corrélée à lamultiplication des recherches sur ces établissements d’enseignement et à laconsolidation en tant qu’objet historiographique. En partant du constat de cettepluralité d’enjeux, le séminaire souhaite proposer de mettre en dialogue deschercheurs et des chercheuses qui s’intéressent à l’une ou l’autre de cesinterrogations et selon des perspectives disciplinaires diverses. Une attentionparticulière sera accordée aux propositions venues de chercheur·ses d’Afrique,d’Amérique du Nord, d’Amérique Latine, d’Asie et d’Océanie avec lesquels nousaimerions dialoguer. Nous accueillerons autant les recherches abouties que destravaux en cours, d’universitaires, chercheur·ses indépendant·es, jeuneschercheur·ses et doctorant·es, puisqu’il s’agit également d’échanger autour desquestions de méthodologie. Nous mobiliserons des outils numériques detranscription et traduction automatique : les participant·es qui ne seraientpas à l’aise en français ou en anglais (langues principales du séminaire)seront donc bienvenu·es. Les propositions d’interventionpourront s’inscrire dans l’un des trois axes de réflexion suivant : Une histoire transnationale des acteurs sociaux des écolesde cinéma – Quelles trajectoires pour cesétudiant·es et enseignant·es, entre plusieurs écoles, plusieurs pays et/ouplusieurs rôles ? – Quelle composition sociale, ethniqueou de genre au sein de ces écoles ; quelle évolution dans le temps ? – Quelles sources produisons-nous surcette histoire en collectant des entretiens (histoire orale) ? Une histoire transnationale sur le plan institutionnel : – Comment s’inscrivent les enjeuxpédagogiques et artistiques, mais aussi politiques et économiques des écoles decinéma dans une dimension transnationale (rôle par exemple du CILECT) ? – Quelles sont les interactions desécoles de cinéma avec le milieu professionnel ou avec d’autres lieux deformation? Penser les films d’étudiantes et étudiants comme objetsartistiques et sources historiques : – Comment accéder aux sources film etnon-film pour écrire une histoire transnationale des écoles de cinéma ? – Que nous disent ces films de la viede ces étudiants et, pour les étudiants étrangers, des sociétés qui les ontaccueillis ? – Qu’en est-il du statut patrimonialdes films d’étudiants: est-il à repenser sur le plan de sa conservation, de savalorisation et de sa circulation dans le cadre de réflexion portant sur lesenjeux d’ordre géopolitique qui ont bouleversé le second 20ème siècle(décolonisation, guerre froide) ? – Quels sont les questionnementséthiques liés à la restitution de leurs films aux anciens étudiant·es qui lesréalisèrent, ou aux pays dont ces étudiant.e.s seraient originaires Les propositions de communication, d’environ 500 mots,préciseront les sources et archives mobilisées ainsi que les principalesréférences bibliographiques. Accompagnées d’une courte biographie, elles sont àenvoyer d’ici le 14 février 2025 pour la session de mars à juin 2025, et d’icile 1er juin 2025 pour la session de septembre 2025 à juin 2026, aux 3 adresses suivantes : gabrielle.chomentowski@univ-paris1.fr m.pierre.bouthier@u-picardie.fr perrine.val@univ-montp3.fr .

