Soutenance de thèse Blaise Truong-Loï
Chères et chers collègues,
C’est avec grand plaisir que je vous annonce ma soutenance de thèse, qui aura lieu dans les grands salons scientifiques de Sciences Po, 1 place St Thomas, 75007, le 9 décembre 2024 à 14h30.
La thèse s’intitule « (Re)donner vie au capital. Une histoire des institutions de contrôle financier international entre souverainetés, impérialismes et mondialisation capitaliste (1870-1914) ». Vous en trouverez un résumé ci-dessous en fin de mail. Le jury sera composé de : – Alexia Yates, Professor, Institut Universitaire Européen de Florence (rapp.), – Matthieu de Oliveira, professeur des universités, Université de Lille (rapp.), – Claire Lemercier, directrice de recherche CNRS (CNRS-CSO) – Olivier Bouquet, professeur des universités, Université Paris Cité – Jamie Martin, Assistant Professor, Harvard University – Nicolas Delalande, Associate Professor, Sciences Po (dir.)
Si vous souhaitez assister à la soutenance ou prendre part au pot qui suivra, je vous remercie de vous inscrire via le formulaire suivant avant le mercredi 27 novembre 2024: docs.google.com/forms/u/1/d/e/1FAIpQLSdXRbxIguley3jQhiyjP0ogh69tDQbNFRh_U5fjg8KABvP42w/viewform?usp=sf_link
En m’excusant par avance des doublons causés par l’envoi de ce mail à plusieurs listes de diffusion, bien cordialement,
Blaise Truong-Loï Doctorant au Centre d’histoire de Sciences Po – ATER à l’Université Paris Nanterre.
*Résumé de la thèse*
Les contrôles financiers internationaux (CFI) sont des institutions qui s’approprient, pour le compte de créanciers étrangers, les revenus de certains États endettés. Cette thèse retrace le développement de ce dispositif depuis son apparition en Tunisie en 1870 jusqu’à son apogée dans les années qui précèdent la Grande Guerre, quand des CFI existent dans une dizaine de pays.
Mettant au jour les similitudes morphologiques ainsi que les circulations de personnel et de pratiques administratives qui concourent à l’unité de cette catégorie d’institutions, elle montre que les CFI constituent, à partir des années 1890-1900, une forme routinisée et bien identifiée d’atteinte à la souveraineté des États. Bien qu’utilisée par les gouvernements occidentaux à des fins d’expansion impériale et d’influence nationale, celle-ci sert aussi le projet porté par des militants de la rente soucieux de protéger l’économique de toute interférence politique. À leurs yeux, les CFI sont une forme de gouvernance économique mondiale bâtie autour de la globalisation d’un ordre propriétaire et capitaliste.
Pour comprendre ce qu’un tel projet, prélude à des dynamiques clés du XXe siècle, entraîne dans les pays contrôlés, cette thèse explore le fonctionnement quotidien de certains CFI. Elle procède à une histoire sociale, matérielle et environnementale de la Commission financière tunisienne, de l’Administration de la dette publique ottomane et du Contrôle de la dette marocaine. Elle montre que, incapables de renforcer les États sous tutelle comme elles le prétendent, ces institutions ont des effets profondément déstabilisateurs sur les administrations et les sociétés sur lesquelles elles se greffent.
C’est avec grand plaisir que je vous annonce ma soutenance de thèse, qui aura lieu dans les grands salons scientifiques de Sciences Po, 1 place St Thomas, 75007, le 9 décembre 2024 à 14h30.
La thèse s’intitule « (Re)donner vie au capital. Une histoire des institutions de contrôle financier international entre souverainetés, impérialismes et mondialisation capitaliste (1870-1914) ». Vous en trouverez un résumé ci-dessous en fin de mail. Le jury sera composé de : – Alexia Yates, Professor, Institut Universitaire Européen de Florence (rapp.), – Matthieu de Oliveira, professeur des universités, Université de Lille (rapp.), – Claire Lemercier, directrice de recherche CNRS (CNRS-CSO) – Olivier Bouquet, professeur des universités, Université Paris Cité – Jamie Martin, Assistant Professor, Harvard University – Nicolas Delalande, Associate Professor, Sciences Po (dir.)
Si vous souhaitez assister à la soutenance ou prendre part au pot qui suivra, je vous remercie de vous inscrire via le formulaire suivant avant le mercredi 27 novembre 2024: docs.google.com/forms/u/1/d/e/1FAIpQLSdXRbxIguley3jQhiyjP0ogh69tDQbNFRh_U5fjg8KABvP42w/viewform?usp=sf_link
En m’excusant par avance des doublons causés par l’envoi de ce mail à plusieurs listes de diffusion, bien cordialement,
Blaise Truong-Loï Doctorant au Centre d’histoire de Sciences Po – ATER à l’Université Paris Nanterre.
*Résumé de la thèse*
Les contrôles financiers internationaux (CFI) sont des institutions qui s’approprient, pour le compte de créanciers étrangers, les revenus de certains États endettés. Cette thèse retrace le développement de ce dispositif depuis son apparition en Tunisie en 1870 jusqu’à son apogée dans les années qui précèdent la Grande Guerre, quand des CFI existent dans une dizaine de pays.
Mettant au jour les similitudes morphologiques ainsi que les circulations de personnel et de pratiques administratives qui concourent à l’unité de cette catégorie d’institutions, elle montre que les CFI constituent, à partir des années 1890-1900, une forme routinisée et bien identifiée d’atteinte à la souveraineté des États. Bien qu’utilisée par les gouvernements occidentaux à des fins d’expansion impériale et d’influence nationale, celle-ci sert aussi le projet porté par des militants de la rente soucieux de protéger l’économique de toute interférence politique. À leurs yeux, les CFI sont une forme de gouvernance économique mondiale bâtie autour de la globalisation d’un ordre propriétaire et capitaliste.
Pour comprendre ce qu’un tel projet, prélude à des dynamiques clés du XXe siècle, entraîne dans les pays contrôlés, cette thèse explore le fonctionnement quotidien de certains CFI. Elle procède à une histoire sociale, matérielle et environnementale de la Commission financière tunisienne, de l’Administration de la dette publique ottomane et du Contrôle de la dette marocaine. Elle montre que, incapables de renforcer les États sous tutelle comme elles le prétendent, ces institutions ont des effets profondément déstabilisateurs sur les administrations et les sociétés sur lesquelles elles se greffent.

