Prog. 2024-2025 Séminaire EHESS « La catastrophe en “je”. Violences de masse et pratiques diaristes au XXe siècle » 2024-2025
Chères et chers collègues, chères et chers étudiants, Nous avons le plaisir de vous communiquer l’annonce et le programme du séminaire « La catastrophe en “je”. Violences de masse et pratiques diaristes au XXe siècle » qui a lieu à l’EHESS et qui est susceptible d’intéresser certains d’entre vous. La première séance se tiendra ce vendredi 8 novembre . Le séminaire aura lieu les 2e et 4e vendredis du mois de 14h30 à 16h30, au Centre de colloques du Campus Condorcet, salle 3.10. Il peut être validé par les étudiantes et étudiants des autres établissements d’enseignement du supérieur. Cordialement, Sarah Gruszka, Judith Lyon-Caen, Marie Moutier-Bitan [ https://enseignements.ehess.fr/2024-2025/ue/556 | https://enseignements.ehess.fr/2024-2025/ue/556 ]
Programme détaillé:
Vendredi 8 novembre 2024 : Introduction : définitions et approches du journal personnel en temps de catastrophe (Sarah Gruszka et Judith Lyon-Caen)
Vendredi 22 novembre 2024 : A telier diariste 1 : « Les journaux dans l’Histoire. Contexte historique et environnement d’écriture des membres de la famille W. » (Marie Moutier) Cette première séance de l’atelier a pour objectif de fournir un cadre historique et géographique à l’étude des 9 journaux personnels écrits par les membres d’une même famille. Le destin de cette famille de Français d’origine juive, habitant en région parisienne, est bouleversé par la guerre et la politique antisémite : mobilisation militaire, exode, spoliation, arrestations, déportations, fuite, cachette. Les journaux documentent directement ces événements, mais sont aussi les témoins des interstices dans lesquels se glissent une vie quotidienne, de nouveaux repères, la construction de nouvelles sociabilités et usages de l’espace. L’atelier permettra de poser les connaissances historiques nécessaires à la compréhension de ces enjeux présents dans les journaux.
Vendredi 6 décembre 2024 – salle 3.08 (attention date et salle modifiées) : « Selfless Witnessing? Ludwik Landau’s Chronicle of War and Occupation (1939-1944) and the Tradition of Polish Social Documentation » (Malgorzata Mazurek) Ludwik Landau’s wartime chronicle, written on the “Aryan Side” in ethnically segregated Warsaw, is one the most detailed (nearly 2000 pages in print) and yet elusive diaries created under the Nazi occupation. Its author, Ludwik Landau–Polish interwar economist-cum-historian and the co-creator (with Michał Kalecki) of Poland’s first national income account– documented daily events in Warsaw, Poland, and the world at large for the Polish Underground State’s civic institutions from October 1939 until his mysterious disappearance in February 1944. This talk discusses the narrator’s extreme self-effacement, which manifested in statistically-minded objectivism, even in his most personal writing. Facing horrors daily, Landau had turned to dry facts rather than to the expression of his own feelings. For his closest friends and contemporaries, the Chronicle felt like a “work […] written in “subdued style of factual dispatches” (Michał Kalecki) or “by a hand directed by the faceless mass, by a needle in a seismograph” (Gustaw Herling- Grudziński). This talk discusses the puzzle of Landau’s narrative self-effacement and the choice of the chronicle genre in the larger context of Poland’s tradition of social documentation, economic statistics, social history writing, and underground knowledge production.
Vendredi 10 janvier 2025, séance au Mémorial de la Shoah (13h30-16h30) : Atelier diariste 2 : Les journaux de la famille W. Trajectoire des écrits, de la rédaction à la conservation. L’atelier se déroulera au Mémorial de la Shoah, où sont conservés les journaux de la famille W. La présentation du fonds de journaux personnels et du fonds W. en particulier permettra de comprendre la trajectoire de l’écrit, sa matérialité, sa conservation, mais aussi d’expliciter les problématiques familiales qui souvent s’expriment dans les démarches (ou dans le refus de démarche) de partage ou de don de documents personnels. L’accent sera mis sur la tension entre source historique et caractère « intime » et privé de ces journaux, contrairement aux correspondances ou aux mémoires. Par ailleurs, nous affinerons les problématiques de recherche et répondrons aux premières interrogations des étudiants dans la prise de connaissance avec les journaux étudiés.
Vendredi 24 janvier 2025 : « L’importance de la matérialité des écrits dans les situations extrêmes. Une perspective d’anthropologie de l’écriture » (Pawel Rodak) La matérialité de l’écriture ne peut être analysée ni par les catégories structuralistes ni par les catégories herméneutiques, et cela vaut d’autant plus pour l’écriture dans des situations extrêmes telles que la prison, le goulag, le camp de concentration, le camp de l’extermination, le front et les tranchées, ou encore la ville occupée. La matérialité des écrits intéresse de nombreux chercheurs depuis un certain temps. Aujourd’hui, cependant, le temps est venu de franchir une nouvelle étape dans l’examen de la matérialité des documents et pratiques écrits, tels que les lettres ou les journaux intimes. Il s’agit de les « regarder » d’une manière totalement différente, de les examiner de plus près. En quoi consisterait ce nouveau regard ? Tout d’abord, en ne privilégiant pas l’approche textuelle par rapport aux autres. Les lettres ou les journaux intimes, surtout, y compris ceux écrits dans des situations extrêmes (dans un camp, dans le goulag, dans le ghetto, dans un bunker, dans une tranchée…), premièrement, ne doivent pas être analysés et interprétés uniquement à travers le processus de lecture ; deuxièmement, leur matérialité ne doit pas être « lue » comme un texte.
Vendredi 28 février 2025 (séance double, 14h30-17h30) : « Pratiques et productions diaristiques de correspondants de guerre soviétiques sur les fronts de la Seconde Guerre mondiale » (Emilia Koustova) À travers une série de textes inédits ou publiés, nous évoquerons les diverses formes prises par l’écriture diaristique de journalistes et écrivains soviétiques mobilisés comme correspondants de guerre, entre le « je » et le « nous », l’intime et la médiatisation. Tout en interrogeant l’inscription de cette pratique dans les traditions diaristiques, littéraires et journalistiques russes et soviétiques, nous nous intéresserons également aux destins de textes ainsi produits, en interrogeant notamment leur place dans la construction de la mémoire du conflit en URSS et en Russie. « L’apport des écrits personnels à l’étude de la libération des camps nazis par l’Armée rouge » (Marina Goussev) Cette présentation s’inscrit dans le cadre d’une thèse consacrée à la mémoire soviétique de la libération des camps nazis par l’Armée rouge. En se fondant sur des sources produites par divers acteurs (la presse, les autorités militaires, les enquêteurs, les témoins oculaires et les historiens), elle a pour but de mettre au jour la façon dont cet événement a été perçu et mis en récit par les contemporains et par la suite mémorialisé en URSS. La présente intervention prendra la forme d’une réflexion sur l’intérêt que présentent les journaux personnels des libérateurs soviétiques (combattants, journalistes, soignants) pour l’étude de la découverte des camps nazis. Après avoir décrit le corpus de sources identifiées, il s’agira de dégager leur spécificité par rapport à d’autres types de témoignages (lettres, récits de témoins publiés dans la presse, témoignages en justice, mémoires et entretiens réalisés des décennies plus tard), d’exposer les problématiques de recherche qu’ils permettent d’aborder et la méthode choisie pour les analyser. Il sera également question des difficultés liées à l’usage de ces documents en tant que sources, notamment en ce qui concerne le problème de l’accès aux archives russes et les processus d’édition et de réécriture auxquels ont été soumis les journaux publiés en URSS.
Vendredi 14 mars 2025 : « La spoliation au jour le jour : le pillage de la Bibliothèque arménienne de Paris dans le journal manuscrit d’Aram Andonian » (Boris Adjémian) Fondée à l’initiative de Boghos Nubar en 1927 et constituée de toute pièce par Aram Andonian, un intellectuel arménien survivant du génocide, la Bibliothèque arménienne de Paris fait partie des nombreuses cibles des spoliations allemandes en 1941. Fait rare, le bibliothécaire tient durant trois mois un journal de ces événements, resté inédit. Le texte et sa traduction mettent en évidence les procédés concrets de la spoliation, mais aussi l’importance acquise par ces livres en exil pour des survivants comme Andonian et des organisations arméniennes de la diaspora. Une lecture critique du manuscrit permet d’interroger les enjeux d’écriture et de réécriture de cette chronique d’un pillage.
Vendredi 28 mars 2025 : « L’expression de la violence dans les journaux personnels déposés à l’Association pour l’Autobiographie et le Patrimoine autobiographique » (Claudine Krishnan) Il s’agira de présenter la collection des journaux de guerre (guerres mondiales, guerres coloniales) déposés à l’APA. Nous nous interrogerons sur les fonctions de la pratique diariste – écrire un journal pour témoigner, résister, survivre, transmettre ? Que nous apprennent, par leur diversité et leur singularité, les journaux personnels sur le retentissement intime des violences collectives ?
Vendredi 11 avril 2025 : « Écrire sa Grande Guerre sous occupation militaire » (Emmanuel Debruyne) De l’autre côté des tranchées de 14-18 survivent des millions d’occupés, en France, en Belgique et dans d’autres pays européens. Enfermés dans un interminable isolement, de nombreux occupés tiennent un journal. Plusieurs centaines d’entre eux nous sont parvenus, qui constituent un matériau précieux pour l’historien, tant par leur singularité que par leur masse. Cette communication se propose de donner un aperçu de cette écriture de soi sous la première occupation, mais aussi d’explorer quelques possibilités de recherche offertes par la masse documentaire que constituent ces journaux.
Vendredi 23 mai 2025 : Atelier diariste 3 : Restitution des travaux au Mémorial de la Shoah (en présence de Karen Taïeb, la responsable des archives)
Programme détaillé:
Vendredi 8 novembre 2024 : Introduction : définitions et approches du journal personnel en temps de catastrophe (Sarah Gruszka et Judith Lyon-Caen)
Vendredi 22 novembre 2024 : A telier diariste 1 : « Les journaux dans l’Histoire. Contexte historique et environnement d’écriture des membres de la famille W. » (Marie Moutier) Cette première séance de l’atelier a pour objectif de fournir un cadre historique et géographique à l’étude des 9 journaux personnels écrits par les membres d’une même famille. Le destin de cette famille de Français d’origine juive, habitant en région parisienne, est bouleversé par la guerre et la politique antisémite : mobilisation militaire, exode, spoliation, arrestations, déportations, fuite, cachette. Les journaux documentent directement ces événements, mais sont aussi les témoins des interstices dans lesquels se glissent une vie quotidienne, de nouveaux repères, la construction de nouvelles sociabilités et usages de l’espace. L’atelier permettra de poser les connaissances historiques nécessaires à la compréhension de ces enjeux présents dans les journaux.
Vendredi 6 décembre 2024 – salle 3.08 (attention date et salle modifiées) : « Selfless Witnessing? Ludwik Landau’s Chronicle of War and Occupation (1939-1944) and the Tradition of Polish Social Documentation » (Malgorzata Mazurek) Ludwik Landau’s wartime chronicle, written on the “Aryan Side” in ethnically segregated Warsaw, is one the most detailed (nearly 2000 pages in print) and yet elusive diaries created under the Nazi occupation. Its author, Ludwik Landau–Polish interwar economist-cum-historian and the co-creator (with Michał Kalecki) of Poland’s first national income account– documented daily events in Warsaw, Poland, and the world at large for the Polish Underground State’s civic institutions from October 1939 until his mysterious disappearance in February 1944. This talk discusses the narrator’s extreme self-effacement, which manifested in statistically-minded objectivism, even in his most personal writing. Facing horrors daily, Landau had turned to dry facts rather than to the expression of his own feelings. For his closest friends and contemporaries, the Chronicle felt like a “work […] written in “subdued style of factual dispatches” (Michał Kalecki) or “by a hand directed by the faceless mass, by a needle in a seismograph” (Gustaw Herling- Grudziński). This talk discusses the puzzle of Landau’s narrative self-effacement and the choice of the chronicle genre in the larger context of Poland’s tradition of social documentation, economic statistics, social history writing, and underground knowledge production.
Vendredi 10 janvier 2025, séance au Mémorial de la Shoah (13h30-16h30) : Atelier diariste 2 : Les journaux de la famille W. Trajectoire des écrits, de la rédaction à la conservation. L’atelier se déroulera au Mémorial de la Shoah, où sont conservés les journaux de la famille W. La présentation du fonds de journaux personnels et du fonds W. en particulier permettra de comprendre la trajectoire de l’écrit, sa matérialité, sa conservation, mais aussi d’expliciter les problématiques familiales qui souvent s’expriment dans les démarches (ou dans le refus de démarche) de partage ou de don de documents personnels. L’accent sera mis sur la tension entre source historique et caractère « intime » et privé de ces journaux, contrairement aux correspondances ou aux mémoires. Par ailleurs, nous affinerons les problématiques de recherche et répondrons aux premières interrogations des étudiants dans la prise de connaissance avec les journaux étudiés.
Vendredi 24 janvier 2025 : « L’importance de la matérialité des écrits dans les situations extrêmes. Une perspective d’anthropologie de l’écriture » (Pawel Rodak) La matérialité de l’écriture ne peut être analysée ni par les catégories structuralistes ni par les catégories herméneutiques, et cela vaut d’autant plus pour l’écriture dans des situations extrêmes telles que la prison, le goulag, le camp de concentration, le camp de l’extermination, le front et les tranchées, ou encore la ville occupée. La matérialité des écrits intéresse de nombreux chercheurs depuis un certain temps. Aujourd’hui, cependant, le temps est venu de franchir une nouvelle étape dans l’examen de la matérialité des documents et pratiques écrits, tels que les lettres ou les journaux intimes. Il s’agit de les « regarder » d’une manière totalement différente, de les examiner de plus près. En quoi consisterait ce nouveau regard ? Tout d’abord, en ne privilégiant pas l’approche textuelle par rapport aux autres. Les lettres ou les journaux intimes, surtout, y compris ceux écrits dans des situations extrêmes (dans un camp, dans le goulag, dans le ghetto, dans un bunker, dans une tranchée…), premièrement, ne doivent pas être analysés et interprétés uniquement à travers le processus de lecture ; deuxièmement, leur matérialité ne doit pas être « lue » comme un texte.
Vendredi 28 février 2025 (séance double, 14h30-17h30) : « Pratiques et productions diaristiques de correspondants de guerre soviétiques sur les fronts de la Seconde Guerre mondiale » (Emilia Koustova) À travers une série de textes inédits ou publiés, nous évoquerons les diverses formes prises par l’écriture diaristique de journalistes et écrivains soviétiques mobilisés comme correspondants de guerre, entre le « je » et le « nous », l’intime et la médiatisation. Tout en interrogeant l’inscription de cette pratique dans les traditions diaristiques, littéraires et journalistiques russes et soviétiques, nous nous intéresserons également aux destins de textes ainsi produits, en interrogeant notamment leur place dans la construction de la mémoire du conflit en URSS et en Russie. « L’apport des écrits personnels à l’étude de la libération des camps nazis par l’Armée rouge » (Marina Goussev) Cette présentation s’inscrit dans le cadre d’une thèse consacrée à la mémoire soviétique de la libération des camps nazis par l’Armée rouge. En se fondant sur des sources produites par divers acteurs (la presse, les autorités militaires, les enquêteurs, les témoins oculaires et les historiens), elle a pour but de mettre au jour la façon dont cet événement a été perçu et mis en récit par les contemporains et par la suite mémorialisé en URSS. La présente intervention prendra la forme d’une réflexion sur l’intérêt que présentent les journaux personnels des libérateurs soviétiques (combattants, journalistes, soignants) pour l’étude de la découverte des camps nazis. Après avoir décrit le corpus de sources identifiées, il s’agira de dégager leur spécificité par rapport à d’autres types de témoignages (lettres, récits de témoins publiés dans la presse, témoignages en justice, mémoires et entretiens réalisés des décennies plus tard), d’exposer les problématiques de recherche qu’ils permettent d’aborder et la méthode choisie pour les analyser. Il sera également question des difficultés liées à l’usage de ces documents en tant que sources, notamment en ce qui concerne le problème de l’accès aux archives russes et les processus d’édition et de réécriture auxquels ont été soumis les journaux publiés en URSS.
Vendredi 14 mars 2025 : « La spoliation au jour le jour : le pillage de la Bibliothèque arménienne de Paris dans le journal manuscrit d’Aram Andonian » (Boris Adjémian) Fondée à l’initiative de Boghos Nubar en 1927 et constituée de toute pièce par Aram Andonian, un intellectuel arménien survivant du génocide, la Bibliothèque arménienne de Paris fait partie des nombreuses cibles des spoliations allemandes en 1941. Fait rare, le bibliothécaire tient durant trois mois un journal de ces événements, resté inédit. Le texte et sa traduction mettent en évidence les procédés concrets de la spoliation, mais aussi l’importance acquise par ces livres en exil pour des survivants comme Andonian et des organisations arméniennes de la diaspora. Une lecture critique du manuscrit permet d’interroger les enjeux d’écriture et de réécriture de cette chronique d’un pillage.
Vendredi 28 mars 2025 : « L’expression de la violence dans les journaux personnels déposés à l’Association pour l’Autobiographie et le Patrimoine autobiographique » (Claudine Krishnan) Il s’agira de présenter la collection des journaux de guerre (guerres mondiales, guerres coloniales) déposés à l’APA. Nous nous interrogerons sur les fonctions de la pratique diariste – écrire un journal pour témoigner, résister, survivre, transmettre ? Que nous apprennent, par leur diversité et leur singularité, les journaux personnels sur le retentissement intime des violences collectives ?
Vendredi 11 avril 2025 : « Écrire sa Grande Guerre sous occupation militaire » (Emmanuel Debruyne) De l’autre côté des tranchées de 14-18 survivent des millions d’occupés, en France, en Belgique et dans d’autres pays européens. Enfermés dans un interminable isolement, de nombreux occupés tiennent un journal. Plusieurs centaines d’entre eux nous sont parvenus, qui constituent un matériau précieux pour l’historien, tant par leur singularité que par leur masse. Cette communication se propose de donner un aperçu de cette écriture de soi sous la première occupation, mais aussi d’explorer quelques possibilités de recherche offertes par la masse documentaire que constituent ces journaux.
Vendredi 23 mai 2025 : Atelier diariste 3 : Restitution des travaux au Mémorial de la Shoah (en présence de Karen Taïeb, la responsable des archives)
— [ https://www.ehess.fr/ | ] Nadja VUCKOVIC Chargée de communication EHESS – École des hautes études en sciences sociales Centre de Recherches Historique s ( Bureau B 04_20) (Le CRH et les groupes de recherches : AHLOMA, EJ, GEI, GEHM, HHS, Histoire du genre) 54, boulevard Raspail – 75006 PARIS [ http://www.ehess.fr/ | https://crh.ehess.fr ] [ https://fr-fr.facebook.com/ehess.fr/ ] [ https://twitter.com/CRH_ehess ] [ https://www.youtube.com/channel/UC99WTy93YW7Ni2kZkTbIiGg ] [ https://fr.linkedin.com/school/ehess/ | ] [ https://www.instagram.com/ehess_photos/ | ]

