Stage M2 – Sociohistoire de l’habitat des jeunes
Cher.es collègues,
Veuillez trouver ci-dessous une annonce de stage pour un.e étudiant.e en Master.
Bien à vous,
Lucie Bony
***
*Des foyers jeunes travailleurs (FJT) à la diversification des résidences : une socio-histoire de l’habitat des jeunes*
La recherche » Les habitats institutionnels pour les jeunes : espaces, populations et accompagnement social » propose une analyse sociologique des publics et de l’accompagnement proposé au sein des résidences de l’Association pour le logement des jeunes travailleurs (ALJT).
*1. Contexte de l’étude*
L’Association pour le logement des jeunes travailleurs (ALJT) est une association régie par la loi de1901, créée en 1956 à l’initiative de la Caisse des dépôts et consignations et plusieurs mouvements dejeunesse et d’éducation populaire.
Ces résidences, au nombre de 75 aujourd’hui, sont implantées sur l’ensemble des départements franciliens ; elles offrent plus de 8 900 places dans des logements temporaires de type chambres individuelles, studettes, studios et encore quelques chambres en appartements partagés. Ainsi, ce sont plus de 12 000 jeunes qui sont accueilli·es chaque année pour des séjours de 17 mois en moyenne.
Pour répondre aux besoins différenciés des jeunes, l’ALJT a développé une offre de 3 types de résidences : les Résidences pour Jeunes Travailleurs (résidences sociales-FJT pour les 18-26ans), les Résidences pour Jeunes Actifs en Mobilité (résidences sociales jeunes actifs pour les 26-32 ans),les Résidences HOME’R® (résidences étudiantes pour les 18-32 ans).
Les résident·es sont âgé·es de 18 à 32 ans en mobilité professionnelle ou dans des parcoursd’insertion. Ce sont majoritairement des jeunes en premier emploi (CDI, CDD ou intérimaire), enalternance (contrat d’apprentissage ou de professionnalisation), des stagiaires en formationprofessionnelle ou des étudiants. Ils sont originaires d’Île-de-France, de province ou de l’étranger etont, pour la plupart, des revenus très modestes.
L’ALJT propose des solutions à des jeunes ayant des besoins spécifiques : personnes à mobilité réduite, jeunes issu·es de l’Aide Sociale à l’Enfance, familles monoparentales, jeunes réfugié·es ou encore desjeunes majeur·es isolé·es étranger·es.
L’ALJT a constaté depuis plusieurs années une précarisation des jeunes accueilli·es. Cette précarisation est économique (situation professionnelle et niveau de revenus), mais pas seulement. En effet, d’autres facteurs qui peuvent accroître la vulnérabilité des jeunes ont été identifiés par l’association : la situation administrative (titres de séjour précaires), le non accès ou non recours au droit, la fracture numérique, le niveau de langue ou encore des ruptures de parcours (d’hébergement ou de prise en charge par l’Aide sociale à l’enfance par exemple). L’ALJT constate que la diversification des personnes accueillies et leur précarisation plus importante ont impacté l’accompagnement socio-éducatif proposé par les professionnel·les des résidences, qui cherchent à s’adapter aux besoins des résident·es.
L’ALJT a lancé en octobre 2023 un appel à projet de recherche pour affiner ces premières observations. Les objectifs de cette recherche sont les suivants :
●Une meilleure connaissance des publics accueillis au sein des résidences et pouvoir ainsi adapter l’ offre d’accompagnement à leurs besoins ;
●Mieux définir l’accompagnement proposé par les professionnel·les et pouvoir le valoriserdavantage ;
●Offrir un terrain de recherche à des étudiant·es et des sociologues qui travaillent sur dessujets en lien avec la jeunesse.
Dans le cadre d’un mémoire de Master 2, le stage visera à proposer une socio-histoire de l’ALJT afin de revenir sur l’évolution de la structure et des types de résidences qu’elle propose, en lien avec les transformations démographiques de sa population habitante. A partir du cas d’étude de l’ALJT, il s’agira de saisir les transformations des habitats institutionnels dédiés aux jeunes depuis les années 1950.
*2. Activités prévues*
– Travail bibliographique.
– Dépouillement d’archives de l’ALJT (compte rendu de réunion, rapport d’activité)
– Réalisation d’entretiens d’histoire orale auprès de professionnel·les de l’association
– Rédaction d’un rapport de stage
*3. Compétences attendues*
– Diplôme de Master 1 (obtenu) ou Master 2 (en cours) en histoire ou en sociologie
– Maîtrise des recherches en archives.
– Connaissance des méthodes d’enquête par entretien.
– Une connaissance du sujet (habitat, jeunesse, travail social) est un plus.
– Autonomie et sens du travail en équipe.
**
*4. Conditions statutaires et pratiques*
Ce stage sera encadré par l’équipe composée de Joséphine Bastard, ingénieure de recherche au Ministère de la Culture (Josephine.BASTARD@paris-valdeseine.archi.fr <mailto:Josephine.BASTARD@paris-valdeseine.archi.fr>), Lucie Bony, chargée de recherche au CNRS (lucie.bony@cnrs.fr <mailto:lucie.bony@cnrs.fr>) et Laura Guérin, enseignante à l’ENSA Paris Val de Seine (lauraguerin00@gmail.com <mailto:lauraguerin00@gmail.com>).
Le·a stagiaire sera intégré·e aux activités de recherche de l’atelier “Habitat Institutionnel” du REHAL – Réseau Habitat Logement (séminaires, journées d’études).
En fonction du calendrier de travail, le stage se déroulera : en bibliothèque, au siège de l’ALJT (Paris 19ème) et dans un bureau du Centre de recherche sur l’habitat au sein de l’Ecole Nationale d’Architecture Paris Val de Seine (Paris 13^ème ). Le télétravail est possible, notamment pour les phases de rédaction.
Durée du contrat : 3 mois à temps plein (possibilité d’un temps partiel sur une durée plus longue)
Début du stage : entre janvier et mars 2025
Gratification pour l’ensemble du stage : 2010€
*Modalités de recrutement*
Pour tout renseignement, veuillez contacter josephine.BASTARD@paris-valdeseine.archi.fr <mailto:Josephine.BASTARD@paris-valdeseine.archi.fr>, lucie.bony@cnrs.fr <mailto:lucie.bony@cnrs.fr>et lauraguerin00@gmail.com <mailto:lauraguerin00@gmail.com>.
Envoyer CV et lettre de motivation avant : 15 novembre 2024 (josephine.BASTARD@paris-valdeseine.archi.fr <mailto:Josephine.BASTARD@paris-valdeseine.archi.fr>, lucie.bony@cnrs.fr <mailto:lucie.bony@cnrs.fr>et lauraguerin00@gmail.com <mailto:lauraguerin00@gmail.com>)
Entretien : fin novembre
Veuillez trouver ci-dessous une annonce de stage pour un.e étudiant.e en Master.
Bien à vous,
Lucie Bony
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*Des foyers jeunes travailleurs (FJT) à la diversification des résidences : une socio-histoire de l’habitat des jeunes*
La recherche » Les habitats institutionnels pour les jeunes : espaces, populations et accompagnement social » propose une analyse sociologique des publics et de l’accompagnement proposé au sein des résidences de l’Association pour le logement des jeunes travailleurs (ALJT).
*1. Contexte de l’étude*
L’Association pour le logement des jeunes travailleurs (ALJT) est une association régie par la loi de1901, créée en 1956 à l’initiative de la Caisse des dépôts et consignations et plusieurs mouvements dejeunesse et d’éducation populaire.
Ces résidences, au nombre de 75 aujourd’hui, sont implantées sur l’ensemble des départements franciliens ; elles offrent plus de 8 900 places dans des logements temporaires de type chambres individuelles, studettes, studios et encore quelques chambres en appartements partagés. Ainsi, ce sont plus de 12 000 jeunes qui sont accueilli·es chaque année pour des séjours de 17 mois en moyenne.
Pour répondre aux besoins différenciés des jeunes, l’ALJT a développé une offre de 3 types de résidences : les Résidences pour Jeunes Travailleurs (résidences sociales-FJT pour les 18-26ans), les Résidences pour Jeunes Actifs en Mobilité (résidences sociales jeunes actifs pour les 26-32 ans),les Résidences HOME’R® (résidences étudiantes pour les 18-32 ans).
Les résident·es sont âgé·es de 18 à 32 ans en mobilité professionnelle ou dans des parcoursd’insertion. Ce sont majoritairement des jeunes en premier emploi (CDI, CDD ou intérimaire), enalternance (contrat d’apprentissage ou de professionnalisation), des stagiaires en formationprofessionnelle ou des étudiants. Ils sont originaires d’Île-de-France, de province ou de l’étranger etont, pour la plupart, des revenus très modestes.
L’ALJT propose des solutions à des jeunes ayant des besoins spécifiques : personnes à mobilité réduite, jeunes issu·es de l’Aide Sociale à l’Enfance, familles monoparentales, jeunes réfugié·es ou encore desjeunes majeur·es isolé·es étranger·es.
L’ALJT a constaté depuis plusieurs années une précarisation des jeunes accueilli·es. Cette précarisation est économique (situation professionnelle et niveau de revenus), mais pas seulement. En effet, d’autres facteurs qui peuvent accroître la vulnérabilité des jeunes ont été identifiés par l’association : la situation administrative (titres de séjour précaires), le non accès ou non recours au droit, la fracture numérique, le niveau de langue ou encore des ruptures de parcours (d’hébergement ou de prise en charge par l’Aide sociale à l’enfance par exemple). L’ALJT constate que la diversification des personnes accueillies et leur précarisation plus importante ont impacté l’accompagnement socio-éducatif proposé par les professionnel·les des résidences, qui cherchent à s’adapter aux besoins des résident·es.
L’ALJT a lancé en octobre 2023 un appel à projet de recherche pour affiner ces premières observations. Les objectifs de cette recherche sont les suivants :
●Une meilleure connaissance des publics accueillis au sein des résidences et pouvoir ainsi adapter l’ offre d’accompagnement à leurs besoins ;
●Mieux définir l’accompagnement proposé par les professionnel·les et pouvoir le valoriserdavantage ;
●Offrir un terrain de recherche à des étudiant·es et des sociologues qui travaillent sur dessujets en lien avec la jeunesse.
Dans le cadre d’un mémoire de Master 2, le stage visera à proposer une socio-histoire de l’ALJT afin de revenir sur l’évolution de la structure et des types de résidences qu’elle propose, en lien avec les transformations démographiques de sa population habitante. A partir du cas d’étude de l’ALJT, il s’agira de saisir les transformations des habitats institutionnels dédiés aux jeunes depuis les années 1950.
*2. Activités prévues*
– Travail bibliographique.
– Dépouillement d’archives de l’ALJT (compte rendu de réunion, rapport d’activité)
– Réalisation d’entretiens d’histoire orale auprès de professionnel·les de l’association
– Rédaction d’un rapport de stage
*3. Compétences attendues*
– Diplôme de Master 1 (obtenu) ou Master 2 (en cours) en histoire ou en sociologie
– Maîtrise des recherches en archives.
– Connaissance des méthodes d’enquête par entretien.
– Une connaissance du sujet (habitat, jeunesse, travail social) est un plus.
– Autonomie et sens du travail en équipe.
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*4. Conditions statutaires et pratiques*
Ce stage sera encadré par l’équipe composée de Joséphine Bastard, ingénieure de recherche au Ministère de la Culture (Josephine.BASTARD@paris-valdeseine.archi.fr <mailto:Josephine.BASTARD@paris-valdeseine.archi.fr>), Lucie Bony, chargée de recherche au CNRS (lucie.bony@cnrs.fr <mailto:lucie.bony@cnrs.fr>) et Laura Guérin, enseignante à l’ENSA Paris Val de Seine (lauraguerin00@gmail.com <mailto:lauraguerin00@gmail.com>).
Le·a stagiaire sera intégré·e aux activités de recherche de l’atelier “Habitat Institutionnel” du REHAL – Réseau Habitat Logement (séminaires, journées d’études).
En fonction du calendrier de travail, le stage se déroulera : en bibliothèque, au siège de l’ALJT (Paris 19ème) et dans un bureau du Centre de recherche sur l’habitat au sein de l’Ecole Nationale d’Architecture Paris Val de Seine (Paris 13^ème ). Le télétravail est possible, notamment pour les phases de rédaction.
Durée du contrat : 3 mois à temps plein (possibilité d’un temps partiel sur une durée plus longue)
Début du stage : entre janvier et mars 2025
Gratification pour l’ensemble du stage : 2010€
*Modalités de recrutement*
Pour tout renseignement, veuillez contacter josephine.BASTARD@paris-valdeseine.archi.fr <mailto:Josephine.BASTARD@paris-valdeseine.archi.fr>, lucie.bony@cnrs.fr <mailto:lucie.bony@cnrs.fr>et lauraguerin00@gmail.com <mailto:lauraguerin00@gmail.com>.
Envoyer CV et lettre de motivation avant : 15 novembre 2024 (josephine.BASTARD@paris-valdeseine.archi.fr <mailto:Josephine.BASTARD@paris-valdeseine.archi.fr>, lucie.bony@cnrs.fr <mailto:lucie.bony@cnrs.fr>et lauraguerin00@gmail.com <mailto:lauraguerin00@gmail.com>)
Entretien : fin novembre

