Parution Repères Histoire de l’École polytechnique
*Histoire de l’École polytechnique*
*Hervé Joly, *directeur de recherche CNRS en histoire contemporaine au laboratoire Triangle à Lyon
L’École polytechnique, fondée en 1794, est l’un des établissements d’enseignement supérieur français les plus prestigieux. Si elle a fait l’objet de nombreuses études historiques, il n’existe pas, à ce jour, de synthèse retraçant l’ensemble de son histoire. Dans cette longue séquence, l’École, malgré de nombreuses évolutions, est marquée par de spectaculaires éléments de continuité : le statut militaire qu’elle conserve malgré la diversification civile de ses débouchés, l’importance à la fois de son concours d’entrée extrêmement sélectif et de son classement de sortie pour l’accès aux corps d’État, la difficulté d’élargir un recrutement masculin et socialement favorisé, l’orientation très généraliste et abstraite de la formation, la place considérable qu’occupent les anciens élèves dans les hautes sphères de l’administration et des entreprises. Polytechnique incarne l’élitisme à la française d’une manière dont on peine à trouver des équivalents à l’étranger. Qui sont ses élèves, de quel milieu viennent-ils ? Quelle scolarité effectuent-ils ? Quelle réussite connaissent-ils à la sortie ?
*Editions La Découverte*
*Collection : Repères n°827 Parution : 18/04/2024 ISBN : 9782348080920 Nb de pages : 128*
Table des matières
*Introduction I. Une école supérieure au statut unique* Les incertitudes originelles La tutelle exclusive du ministère de la Défense depuis la monarchie de Juillet Une école longtemps dirigée par un général de passage Encadré : /La parenthèse civile sous Vichy/ Un encadrement longtemps officier Une école d’ingénieurs à part De nouveaux cursus parallèles (masters, doctorats) Un positionnement difficile dans le paysage de l’enseignement supérieur et la recherche La difficulté d’une visibilité internationale *II. L’invention du concours d’entrée* De l’examen au concours La prépondérance traditionnelle de l’oral Une machinerie très lourde Un concours qu’il faut préparer La multiplication des filières L’insertion dans des banques d’épreuves L’exception récente du recrutement universitaire L’ouverture aux étrangers *III. Les élèves : une élite scolaire et sociale* La préférence à la jeunesse La prime aux formations classiques Des exigences de conformisme politique Encadré : /Les polytechniciens, des républicains engagés dans le maintien de l’ordre aux côtés du gouvernement provisoire en 1848/ Le poids des héritiers Encadré : /Les Vicaire, une dynastie de polytechniciens sur quatre générations/ Une difficile ouverture aux femmes La seule concurrence de l’École normale supérieure *IV. Une formation générale et abstraite* Les contraintes du casernement La prépondérance des cours magistraux Une ambition encyclopédique et superficielle Un corps professoral longtemps endogène Un lien avec la recherche établi tardivement Entre école d’ingénieurs et école de management *V. Une orientation contrainte par le classement de sortie* L’enjeu du classement de sortie L’attractivité de corps civils restreints Des corps militaires massifs peu prisés La démission par défaut La désertion des corps militaires au XXe siècle Diversification et resserrement des corps civils *VI. Des carrières largement assurées* De belles carrières militaires L’emprise des corps civils sur leurs administrations La fréquence des congés et démissions L’entreprise, un débouché massif longtemps ignoré Encadré : /Polytechnique en position de force à la tête du CAC40/ La science face à la concurrence normalienne Les dissidents d’hier et d’aujourd’hui *Conclusion *
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