Parution : Pour le pape-roi. Les catholiques français et l’unification italienne (1856-1871)

Chères et chers collègues,
Je suis heureux de vous annoncer la parution aux Publications de l’École française de Rome de mon ouvrage *Pour le pape-roi. Les catholiques français et l’unification italienne (1856-1871)*, version remaniée d’une thèse de doctorat soutenue en novembre 2018 à l’Université Paris 1. Il s’agit d’une étude située au croisement de l’histoire politique, de l’histoire religieuse et de l’histoire des relations internationales. L’ouvrage est d’ores et déjà disponible en version papier. Il sera par ailleurs intégralement accessible en ligne sur OpenEdition dans quelques semaines.

*Résumé :*
Au milieu du XIXe siècle, l’unification de l’Italie autour du royaume de Piémont-Sardaigne conduit à la disparition des États pontificaux. Cet événement a des répercussions dans toute l’Europe, et notamment en France. Le soutien apporté par Napoléon III à la cause italienne pousse en effet une partie des catholiques, inquiets du sort du pape, à s’éloigner du régime impérial, dont ils avaient jusque-là été l’un des piliers. Cet ouvrage met en lumière la mobilisation massive et multiforme des catholiques français en faveur de la papauté au cours des années 1860. Il montre que celle-ci a constitué une étape fondamentale dans le processus de politisation à droite et met en évidence la façon dont le Saint-Siège a cherché à en tirer profit pour faire face aux difficultés causées par l’effondrement de son pouvoir temporel. À ce titre, une attention particulière est accordée aux aspects militaires (volontariat militaire transnational, notamment au sein des zouaves pontificaux) et financiers (dons au denier de Saint-Pierre, achats d’obligations de l’État romain, etc.) du mouvement. L’ampleur de cette mobilisation de dimension transnationale montre que, à rebours de certaines idées reçues, le XIXe siècle constitue pour la papauté et l’Église bien moins une période de déclin qu’un moment d’élaboration de nouveaux moyens d’action destinés à perpétuer leur influence.
Bien cordialement, Arthur Hérisson —
Membre de l’École française de Rome Ancien élève de l’ENS (Ulm), agrégé d’histoire, docteur en histoire contemporaine www.efrome.it/les-personnes/membres-et-personnel-scientifique/personne/arthur-herisson cv.archives-ouvertes.fr/arthur-herisson